la presse sénégalaise

Dépénalisation du délit de presse au Sénégal : Magistrats et députés s’arc-boutent

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Dakar, Samedi 21 Mai 2016 (Infos Gabon) – Le Code de la presse, convenu par l’ensemble des acteurs du « quatrième pouvoir », est toujours bloqué au parlement. La dépénalisation du délit de presse risque bien de ne pas passer encore au Sénégal. Car les députés de la douzième législature refusent de voter le code de la presse.

Les journalistes ne seront pas des citoyens à part entière. Du moins, c’est ce qui ressort de nos investigations. Car, si le Code de la presse discuté et convenu par l’ensemble des syndicats regroupant ce corps, charme presque l’ensemble des députés et magistrats du pays, il y’a quand même un cheveu noir dans la soupe : la dépénalisation du délit de presse.

Elle heurte les représentants du peuple, autant que ceux auxquels il appartient de faire appliquer la loi. Car, voter cette partie du document, portant nouveau statut de la presse, reviendrait à garantir l’impunité, voire le libertinage.

Et puis, se demandent magistrats et députés, pourquoi les pisse-copies et autres hommes de médias seraient plus que les autres Sénégalais non justifiables ? Selon nos sources, les parlementaires ont refusé catégoriquement à voter le code de la presse. Car, l’égalité de tous les citoyens devant la loi le veut.

La responsabilité citoyenne l’exige. Dépénaliser le délit de presse, équivaut pour nos interlocuteurs à ouvrir la boîte de Pandore. Et pour qui sait que les journalistes ne se gardent pas tous de régler des comptes, bien des vies privées et personnalités publiques pourraient en souffrir. Ce qui fait que, si les hommes des médias pourront acquérir de nouvelles frontières, ils resteront quand même des justifiables, comme le commun des mortels.

FIN/INFOSGABON/GM/2016

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