Gabon : La réforme de l’administration publique comme pôle de développement

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Libreville, Dimanche 11 Juin 2017 (Infos Gabon) – Pour faire face à la crise pétrolière, le Gabon s’est engagé dans des réformes. Initiées par le président Ali Bongo Ondimba, ces réformes se focalisent sur la diversification de l’économie. Elles touchent tous les secteurs d’activités. L’administration n’est pas en reste. Il fallait également la réorganiser.

Pour répondre à cette vision du Chef de l’Etat et les orientations du Premier ministre, le patron de la Fonction publique, Jean Marie Ogandaga, s’est fixé une mission audacieuse. A savoir : Faire de l’administration gabonaise un pôle de développement.

Ainsi, a-t-il engagé l’une des réformes la plus courageuse. Le nouveau système de rémunération, auquel s’ajoute la création d’une direction centrale de ressources humaines (DCRH), dans chaque ministère, avec la mise en place d’une fiche de poste, d’un cadre organique et de l’automatisation de tous les actes administratifs.

Pour mener à bien sa mission, il a fallu dépoussiérer certains dossiers urgents de la réforme et faire un état des lieux. Ces chantiers ont permis au gouvernement non seulement de mesurer l’effectif réel de l’administration publique, mais également de baisser de façon considérable la masse salariale tout en augmentant les salaires de chaque agent de l’Etat de façon proportionnée.

D’autres réformes ont été engagées par le ministre de la Fonction publique et pas les moindres. De la numérisation des archives en passant par le lancement au sein dudit ministère, de la carte professionnelle biométrique, la réforme des grandes écoles ENA, EPCA à la réforme des stages professionnels.

Aussitôt arrivé à la tête du ministère de la Fonction publique, Jean Marie Ogandaga a dénoncé la mauvaise gestion du passé tout en promettant d’y mettre un terme. Tous les efforts seront fournis pour sortir l’administration de sa léthargie.

« Notre pays souffrait de réelles insuffisances dans l’administration publique. Et ce, à tous les niveaux de compétences. Une tendance qu’il était urgent de rectifier », a déclaré administrateur proche de la Fonction publique. Soulignant que la gestion restait catastrophique.

L’administration ne produisait pas. Les carrières n’étaient pas suivies. Pire encore, les nominations se faisaient à la tête et non par compétences.

Au ministère de la Fonction publique même, il y a lieu de noter que Jean Marie Ogandaga a, dans le cadre social, amélioré le quotidien de ses agents, par la construction des lieux d’aisances, la réhabilitation du réseau d’eau et d’électricité, l’aménagement des bureaux, des salles de réunion, la création d’une infirmerie équipée et la création d’un restaurant.

Et pour l’utile, le ministre a procédé aux nouvelles nominations selon les compétences, à l’initiation du système de recyclage des agents et à la création des directions provinciales de ressources humaines à l’intérieur du pays en vue d’un service opérationnel de la Fonction publique dans tout le Gabon.

Tout en restant convaincu que la mise en œuvre de sa politique contribuerait à l’édification d’une administration publique plus compétitive sur le plan national, sous régional et international, le ministre de la Fonction publique fait remarquer que ces exigences lui ont amené regarder vers d’autres chantiers.

Notamment la mise en place d’un répertoire d’emplois et de métiers, l’intégration des nouveaux métiers dans l’administration publique, la révision des statuts particuliers et des décrets d’application déjà obsolètes, la réorganisation, la fusion ou la dissolution des agences qui n’intègre pas les termes de référence de la Fonction publique et la mise en place d’un système de départs volontaires à la retraite et de réinsertion. Objectif rendre autonome les demandeurs et non créer du chômage.

Certes, beaucoup reste à faire, mais la majorité des agents dans ce ministère reconnaissent qu’aujourd’hui les choses ont beaucoup évolué. Les réformes engagées et réussies dans l’administration publique gabonaise deviennent un modèle dans la sous-région et au de-là. Il ne peut donc y avoir d’avenir sans capital humain, respecté, formé et accompagné.

FIN/INFOSGABON/TW/2017

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