Gabon : La semaine de travail d’Ali Bongo Ondimba

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Libreville, 29 janvier 2013 (Infos Gabon) – Le Chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba, lance à partir du mardi 22 janvier 2013, à Libreville, une concertation politique sur l’usage de la biométrie lors des élections au Gabon et l’intégration sous régionale.

Une commission des experts du Gouvernement, de la Majorité et de l’Opposition  est, durant deux semaines, autour du Premier Ministre gabonais, Raymond Ndong Sima, afin de parvenir à un compromis sur l’usage de la biométrie pendant les élections à venir au Gabon.

Un désaccord, estiment certains observateurs de la vie politique gabonaise, existe entre l’Opposition gabonaise et le Gouvernement sur « le choix unilatéral » de l’entreprise chargée de définir les termes de référence de la « bio métrisation », l’authentification électronique de l’électeur le jour du vote et l’interconnexion des différents centres de vote à l’échelle nationale.

Cette concertation a aussi pour objectif de recueillir les avis de la classe politique gabonaise sur l’intégration en zone CEMAC et de recevoir des suggestions sur la reforme du Conseil Nationale de la Démocratie (CND).

Au cours de cette rencontre, la classe politique statue également sur la commission CEMAC, un cadre de concertation multipartite voulu par le N°1 gabonais, pour définir une politique concertée de la présidence gabonaise de cette institution sous-régionale.

Les travaux de la commission nationale devant réfléchir sur l’agenda de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) dont le Gabon assure la présidence tournante, ont été lancé le mercredi 23 janvier dernier à Libreville, par Jean Pierre Lemboumba Lépandou, conseiller politique du chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba, qui l’a « installé dans son fauteuil » deux jours plutôt.

Trois sous-commissions chargées d’examiner les questions portantes sur les réformes institutionnelles, l’intégration régionale, les zones de coprospérité, la libre-circulation, Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), Banque de développement de l’Afrique centrale (BDEAC) entre autres, ont été mises en place.

Les commissaires plancheront également sur les projets intégrateurs, fédérateurs, non concurrentiels, le fonds pour l’émergence pour le financement des projets de la CEMAC, le rapprochement des bourses de Libreville et de Douala, le Programme Economique Régional (PER) et Air CEMAC.

Autre dossier qui figure sur la table des commissaires, la mise en circulation du passeport CEMAC. Notons que les travaux prendront fin le 22 février prochain.

Désigné en 2012 à la présidence de la CEMAC, Ali Bongo a reçu le mandat de ses paires d’accélérer la concrétisation de ces projets. Le N°1 gabonais multiplie les consultations avec la classe politique nationale pour éviter d’engager le pays sans l’avis des populations.

Le Président Ali Bongo Ondimba a pris part le dimanche 27 janvier 2013, à la 20ème Conférence ordinaire de l’Union africaine à Addis-Abeba, capitale de l’Ethiopie et siège de l’organisation continentale. Le chef de l’Etat gabonais était accompagné de son épouse, Sylvia Bongo Ondimba et d’une délégation comprenant Emmanuel Issozé Ngondet, le ministre des affaires étrangères.

Ali Bongo Ondimba et ses pairs ont, au cours du Sommet, admis l’urgence d’élaborer des mécanismes clairs en vue d’une plus grande intégration africaine.

L’ouverture officielle de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement, effectuée par Nkosazana Dlamini Zuma , présidente de la Commission de l’Union africaine, a connu la présence de près d’une quarantaine de chefs d’Etat et de gouvernement auxquels il a été demandé d’observer une minute de silence à la mémoire du défunt Président John Atta Mills du Ghana, et du Premier ministre éthiopien Meles Zenawi.

Placée sous le thème « Panafricanisme et renaissance africaine », la Conférence a appelé les chefs d’Etat et de gouvernement à conjuguer leurs efforts afin de dégager des approches communes pour traiter les diverses problématiques qui entravent la bonne marche du continent, à savoir : le terrorisme, les maladies mortelles, le changement climatique, etc.

Des sujets sur lesquels Ali Bongo Ondimba s’est souvent exprimé en proposant, par exemple sur le terrorisme, une stratégie mondiale visant à renforcer les moyens dont disposent les Etats pour combattre ce phénomène.

S’agissant du changement climatique, le Président gabonais prône une action commune, responsable et effective. Le changement climatique n’est « ni un choix, ni une option, mais une responsabilité politique sans faille concernant les moyens nécessaires à l’atteinte des objectifs fixés », a-t-il coutume de dire.

A propos des maladies mortelles, Ali Bongo Ondimba préconise, pour atténuer leur impact, un accès aux soins de qualité pour tous, la bonne gestion des prestations sociales et l’amélioration du niveau de vie.

Ces points et biens d’autres pourraient, certainement, faire l’objet d’un entretien futur avec le Premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn, élu nouveau Président de l’Union africaine pour un an après la fin du mandat du chef de l’Etat béninois, Boni Yayi.

En marge de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement, Ali Bongo Ondimba a été convié à prononcer une allocution, parmi d’autres dirigeants, à l’occasion de la Campagne pour l’Accélération de la Réduction de la Mortalité Maternelle en Afrique (CARMMA), projet lancé à Addis-Abeba en mai 2009 par les ministres de la Santé des pays de l’Union Africaine, et soutenu par le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP).

Le Président gabonais n’a pas caché sa satisfaction d’autant que ce thème est en parfaite cohérence avec le Sceau de la République gabonaise, symbolisé par une maternité allaitante.

Ce sceau, poursuivra-t-il, renvoie l’image d’une femme épanouie, ayant eu une grossesse désirée et sans problèmes : « C’est la vision que j’ai pour toutes les mères de mon pays. C’est la vision que nous, chefs d’Etat africains, devons avoir pour toutes les femmes de notre continent ».

Le Gabon, à travers son chef d’Etat, s’est engagé à soutenir le Fonds des Nations Unies pour la Population, exhortant dans la foulée les autres Etats à accroitre leurs contributions au financement de cet organisme qui œuvre en faveur du droit à la santé et de l’égalité des chances pour chaque femme, homme et enfant.

Pour montrer l’exemple et donner du sens à l’engagement du Gabon en faveur du FNUAP, Ali Bongo Ondimba a annoncé le versement par le Gabon d’un montant de cinq cent mille (500 000) dollars américains.

Avant de conclure son allocution, Ali Bongo Ondimba a pris solennellement la résolution de tout mettre en œuvre dans son pays pour aboutir à : « Zéro grossesse non désiré, Zéro décès non audité, Zéro accouchement non assisté par personnel qualifié ».

Plus tard, en fin d’après-midi, le N°1 gabonais recevait Joyce Banda, première femme à occuper la plus haute fonction dans son pays, le Malawi. Les deux chefs d’Etat ont procédé, entres autres, à un échange de vues sur les questions d’ordre bilatéral.

Le Président Ali Bongo Ondimba a quitté la capitale éthiopienne le lundi 28 janvier dernier, jour de clôture du Sommet, pour se rendre à Djibouti.

FIN/INFOSGABON/MM/PK/2013

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