Gabon : La semaine de travail du Président Ali Bongo Ondimba

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Libreville, 8 janvier 2013 (Infos Gabon) – En compagnie de son épouse, Sylvia Bongo Ondimba, le Chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba, s’est prêté le jeudi 3 et le vendredi 4 janvier 2013, au rituel de présentation des vœux au Palais de la Présidence de la République, à Libreville.

Les partenariats multilatéraux, les réformes engagées depuis 2009, les questions d’ordre social, ainsi que les perspectives pour l’année 2013 ont, notamment été, au cœur des allocutions des principaux orateurs durant cette cérémonie.

Face aux diplomates et représentants des institutions internationales, Ali Bongo Ondimba a, après avoir reçu leurs vœux, réitéré la dynamique de développement impulsée par le Plan Stratégique Gabon Emergent (PSGE). Aussi, a-t-il fait la rétrospection de l’action diplomatique du Gabon, avant de déclarer que «notre activité diplomatique en 2012 témoigne de la crédibilité du Gabon sur la scène internationale et me permet de fonder de légitimes espoirs sur la compétitivité de l’économie gabonaise, appelée à évoluer dans sa structure, en privilégiant la performance et l’innovation, comme nous y invitent les négociations sur les Accords de partenariats économiques et l’Organisation Mondiale du Commerce».

En assurant que 2013 sera une année décisive dans la promotion de la paix, de la prospérité et du développement durable, le Chef de l’Etat a également précisé : «Le Gabon, souscrivant parfaitement aux objectifs déclinés par la communauté internationale sur l’efficacité de l’aide est à  la recherche de partenariats féconds. C’est pourquoi, je considère que le Plan stratégique Gabon émergent doit demeurer le cadre approprié d’intervention des partenaires bilatéraux et multilatéraux, des investisseurs du secteur privés susceptibles de doter notre pays d’un tissu industriel drainant une croissance durable. Mon vœu le plus cher pour mon pays est la promotion de partenariats gagnant-gagnants».

Réagissant aux différents vœux des institutions constitutionnelles gabonaises, le N°1 gabonais a appelé de tous ses vœux que la justice puisse constituer l’un des piliers essentiels du processus de développement national.

«Nous devons donc nous rassembler autour de nos objectifs communs et démontrer à la face du monde que nous sommes une nation forte, qui sait surmonter ses contradictions et qui sait situer l’intérêt de la maison Gabon au-dessus de toutes les considérations. Comme j’ai eu la possibilité de le dire devant les deux chambres du parlement réunies en congrès le 12 septembre 2012, je ne laisserai personne menacer les fondements de notre nation», a souligné le Président de la République.

Les vœux des autres institutions, organisations religieuses et associatives ont été largement axés sur le social. Les différents orateurs ont évoqué le besoin pour Ali Bongo Ondimba de poursuivre les chantiers, dans tous les secteurs et domaines, entamés dès 2009, malgré les pesanteurs.

Répondant aux vœux des Forces de Défense et Sécurité, le vendredi 4 janvier 2013, le Président Ali Bongo Ondimba a dénoncé les recrutements effectués ces dernières années.

Le N°1 gabonais a qualifié de « voyou », les nouveaux soldats qui s’illustrent par des actes répréhensibles à l’encontre des citoyens sur la voie publique.

« Je vous ordonne que des tels agissements cessent. Car ils n’honorent pas l’uniforme que vous arborez », a martelé le Chef de l’Etat gabonais, dénonçant les recrutements qui n’ont pas respecté les critères et les textes en vigueur.

« Vous n’êtes pas des politiciens. Appliquez strictement les instructions », a-t-il intimé au Haut commandement des différents corps.

Ali Bongo Ondimba, par ailleurs Chef Suprême de Forces de Défense et de Sécurité a exigé que les modalités d’enrôlement des soldats soient revues afin d’éviter les dérapages actuellement constatés de la part de ces nouveaux agents de l’ordre public.

Il a aussi dénoncé, l’insalubrité au sein des casernes militaires et l’accoutrement vestimentaire de certains agents de Forces de l’ordre.

Les journalistes qui ont pris la parole, à leur tour, le même jour, ont présenté les problèmes qui minent ce secteur d’activité avant que le Président de la République ne réponde en revenant sur des points cruciaux tels que la dépénalisation des délits de presse et l’édification d’une maison de la presse au Gabon.

Dans leur intervention, les chevaliers de la plume et du micro ont fait le tour d’horizon du métier dans le pays. Si dans l’ensemble le Gabon n’a pas de journaliste en prison depuis 2009, date d’accession d’Ali Bongo Ondimba à la fonction de Président de la République, il n’en demeure pas moins qu’ils rencontrent de nombreuses difficultés dans l’exercice de leur travail. La première reste l’accès à l’information, compliquée souvent par la volonté avouée de certains d’entraver le devoir d’informer qui incombe aux journalistes.

Globalement, se satisfaisant de ce qui a été réalisé au cours de l’année écoulée, Ali Bongo Ondimba a poliment salué le travail abattu par les hommes des médias au cours des événements majeurs qu’a abrité le pays, citant le New York Forum Africa et la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2012), qui ont permis aux médias Gabonais de comparer leur expérience à celle de nombreux autres médias qui ont pris part à ces événements.

Le Chef de l’Etat a déclaré que la presse gabonaise est tout sauf professionnelle, de qui conduit, d’après lui, les personnalités du pays à communiquer sur les chaînes internationales. Le Président relève qu’il attend le jour où des personnalités d’autres pays viendront communiquer sur des médias nationaux, ce qui confirmerait à ses yeux d’éventuels progrès. Il a fustigé l’amateurisme, les marchandages, les règlements de comptes par presse interposée, l’instrumentalisation des journalistes, le parti-pris et autres censures volontaires qui occultent souvent l’information.

Ali Bongo a rappelé le sens des responsabilités qui doit habiter tout homme de communication. Cette responsabilité, dit-il, doit se lire dans les articles, dans le rendu de l’information avec le plus de professionnalisme possible. Il a d’ailleurs illustré son propos en parlant de pays qui ont connu des soubresauts tragiques par la cause de l’amateurisme des médias qui n’ont pas su pleinement jouer leur rôle.

Dans ce contexte, des solutions sont envisagées par le gouvernement pour améliorer le niveau de qualité du travail des journalistes. Le président de la République a affirmé sa volonté de dépénaliser les délits de presse, tout en appelant toujours au professionnalisme dans le traitement de l’information. Il a aussi annoncé que le dossier de la Maison de la presse était bien avancé et que l’association Reporters sans frontière devrait bientôt arriver à Libreville pour élaborer les textes devant régir son fonctionnement ainsi que la liberté de la presse au Gabon.

D’autres questions comme le fonds de la presse audiovisuelle et cinématographique, le réaménagement de la principale chaîne de télévision nationale et les problèmes d’AFRICA N°1 ont été évoqués. Le Président a promis enfin d’examiner toutes les suggestions et problèmes qui ont été posés afin de donner des réponses au temps opportun.

Il sied de noter que la Première Dame du Gabon, Sylvia Bongo Ondimba, a particulièrement reçu un hommage des institutions et des associations pour son « implication dans l’œuvre de construction et de développement du pays ». Selon les différents orateurs, le Gabon a besoin de plus de solidarité, de partage et de paix pour se développer.

FIN/INFOSGABON/MM/PK/2013

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