Edgar Lungu

Zambie : Un duel de l’an dernier entre Lungu du Front Patriotique (PF) au pouvoir et Hichilema

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Ils sont près de sept millions de Zambiens qui ont voté jeudi leur président. Ce, 18 mois seulement après la dernière présidentielle organisée pour terminer le mandat de Michael Sata, décédé d’une maladie dans l’exercice de ses fonctions en octobre 2014.

Neuf candidats étaient en lice dans ce scrutin qui devrait se résumer à un remake du duel de l’an dernier entre M. Lungu du Front Patriotique (PF) au pouvoir et M. Hichilema, surnommé HH, un riche homme d’affaires autodidacte qui se présente sous la bannière du Parti uni pour le développement national (UPND).

A l’époque, Edgar Lungu l’avait remporté avec moins de 28.000 voix d’avance sur Hakainde Hichilema, soit 1,5% d’écart, lors d’une élection à un tour. Cette fois, de nouvelles règles constitutionnelles stipulent que si aucun candidat ne dépasse 50% des voix, un second tour devra être organisé.

En effet, après une campagne électorale marquée par des tensions inédites dans ce pays où les élections se déroulent habituellement dans le calme, les deux hommes, le sortant Edgar Lungu et son principal opposant Hakainde Hichilema, sont tous les deux favoris. Esau Chulu, le patron de la commission électorale, a estimé que la campagne avait été marquée par une vague de violences « sans précédent » qui entache les « antécédents historiques d’élections pacifiques en Zambie ». Les incidents entre militants du parti au pouvoir et ceux de l’opposition ont même poussé la commission électorale à suspendre la campagne pendant dix jours, au mois de juillet, dans la capitale Lusaka.

Le risque de violence a été très élevé. Les relations entre gouvernement et opposition ont été très malsaines et M. Lungu n’a pas hésité tout au long de la campagne de tenir un discours radical voire menaçant envers ses opposants. « S’ils me mettent au pied du mur, je suis prêt à sacrifier la démocratie pour la paix », a-t-il lancé. S’il est battu, « l’UPND ne devrait pas reconnaître sa défaite sans combattre. De Nombreux analystes espèrent que ce combat aura lieu au tribunal et non dans la rue.

Soulignons que jeudi matin, les électeurs ne se sont pas précipités vers les urnes dans le township de Mtendere, un quartier de la capitale Lusaka, secoué par des violences pendant la campagne. Les Zambiens entendent donner au président Lungu plus de temps, car il n’a pas exercé longtemps le pouvoir.

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