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“Cette rencontre vise à mobiliser les ressources financières, en vue de réaliser trois grands projets”, Marie Thérèse Chantal Mfoula

Libreville, Mercredi 19 Février 2020 (Infos Gabon) – Le Secrétaire Général Adjoint en Charge du Département Intégration Physique, Economique et Monétaire (DIPEM) de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) a dévoilé mardi à Libreville les objectifs poursuivis par la table ronde qui se tiendra en mars prochain à Brazzaville. Ces trois projets intégrateurs, selon elle, concernent les pays d’Afrique centrale.

Infos Gabon : Excellence, quels sont les objectifs poursuivis par la table ronde pour le financement des projets d’infrastructures, en Afrique Centrale prévue en mars prochain à Brazzaville ?

Marie Thérèse Chantal Mfoula : Cette rencontre vise à informer, à sensibiliser les partenaires techniques et financiers. De même que les ambassadeurs pour saisir leurs sièges, afin que tous soient présents à Brazzaville le 19 mars prochain, pour l’organisation d’une table ronde des bailleurs de fonds. Cette rencontre vise à mobiliser les ressources financières, en vue de réaliser trois grands projets.

Infos Gabon : Dites-nous un peu plus sur ces trois projets d’infrastructures ?

Marie Thérèse Chantal Mfoula : Il s’agit du projet de construction du pont route-rail qui se situera entre Kinshasa en République Démocratique du Congo (RDC) et la ville de Brazzaville au Congo voisin. Celui-ci sera érigé sur le fleuve Congo. 

Il y a le prolongement de la route du chemin de fer qui est entre la ville de Kinshasa et celle de Ilebo. Nous avons également le projet de corridor du développement numéro 13, il s’agit de la construction de la route Ouesso-Bangui-Ndjamena.

Le troisième projet est un projet de navigation, qui va être réalisé sur le fleuve Congo et ses affluents. Il y aura des aménagements portuaires et fluviaux.

Infos Gabon : La matérialisation de ces projets a-t-elle été évaluée à combien ?

Marie Thérèse Chantal Mfoula : La mobilisation du financement se fera en deux phases, dont une première phase de près de 2,5 milliards d’euros pour le programme d’investissement prioritaire (PIP 2020-2024). 

La deuxième phase ira de 2024 â 2030, il nous restera à mobiliser 17,5 milliards pour un coût global de projets évalués à 20 milliards d’euros.

La CEEAC et la République du Congo, la République démocratique du Congo, la République du Tchad, ainsi que la République Centrafricaine lancent un appel pour que les partenaires techniques et financiers du monde entier soient à Brazzaville le 19 mars prochain, pour accompagner cette région qui a des potentialités à boucler le financement. Lequel se fera dans un esprit de partenariat public-privé, par des dons et des prêts des mixages.

Nous attendons que ces projets puissent voir le jour, dès fin 2020 et 2024 sera la première partie des plans d’investissements prioritaires.

Infos Gabon : Sur quels partenaires fondez-vous l’espoir pour mobiliser autant de financements ?

Marie Thérèse Chantal Mfoula : Nous avons déjà un partenaire stratégique, chef de fil en matière d’infrastructures et qui n’est rien d’autre que la Banque africaine de développement (BAD). Cette dernière a déjà mobilisé une partie du financement, cependant, il faudrait que d’autres partenaires viennent se joindre à la BAD, dans l’optique de boucler ce financement. Nous voulons aussi que les appels d’offres soient passés, pour que l’on puisse concrètement démarrer la réalisation. Certains projets sont vieux d’une trentaine d’années, comme celui du pont route-rail.

Infos Gabon : Pensez-vous que les bailleurs de fonds vont-ils vous accompagner dans ce challenge, au regard de l’insécurité qui règne dans certaines zones de ces différents pays ?

Marie Thérèse Chantal Mfoula : Il est bien vrai qu’il y a l’insécurité dans certaines zones, mais je pense que les projets sont rentables. Nous avons associé des fonds comme ceux de Africa fifty, qui assurent la structuration de projets, et la rentabilité de ces derniers. Les études détaillées l’ont prouvé et les partenaires qui viendront pourront avoir un retour sur investissements. 

Nous sommes presque convaincu que beaucoup nous accompagneront, et vous avez entendu certains ambassadeurs des pays concernés ont fait savoir qu’ils ont des grandes compagnies, ils ont posé des questions sur le mode d’investissement, de retour sur investissements, ainsi que sur la passation des marchés. 

Cette insécurité a également retardé l’exécution de certains de ces projets. Avec l’appui des partenaires, la CEEAC s’est engagée dans la résolution et la préservation de la paix. Cette paix permettra le développement des zones d’insécurité. Nous osons espérer que le processus étant enclenché, nous aurons des partenaires qui vont s’engager dans ces zones qui jadis étaient dans insécurité.

FIN/INFOSGABON/SMM/2020

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