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Gabon : Les étudiants de l’UOB suivent les enseignants du SNEC dans la grève

Libreville, 13 février 2013 (Infos Gabon) – Une  filiforme fumée noire s’apercevait à des kilomètre à la ronde depuis divers coins de la capitale gabonaise ; le rapprochement d’avec ce signe d’incendie conduisait à l’université Omar Bongo de Libreville où les étudiants avaient incendiées des pneus et barricadé la voie d’accès à leur enceinte et aux établissements scolaires et aux services et logements alentours.

Les raisons de ce énième comportement  délinquant des étudiants sont diverses ; certains d’entre eux expliquent qu’ils sont mecontents que les bourses et stages  paye désormais le trousseau scolaire de 90.000 FCFA en plusieurs tranches au lieu d’une seule comme naguère ; d’autres allèguent les retards de traitements des dossiers de bourses de certains de leurs condisciples ; d’autres encore seraient mécontent du fonctionnement du restaurant universitaire.

Comme, le disent les étudiants eux même, il y aura toujours des problèmes à résoudre à  l’université Omar Bongo, tant que le Gabon sera un pays africain en développement ; c’est pourquoi il y a lieu de se satisfaire de l’essentiel ou du minimum vital, c’est selon.

Partant de là on peut estimer l’attitude actuelle des étudiants de l’UOB  excessive car la bourse leur est versée après augmentation de 66.000 à 83.000 FCFA ;  le repas fait d’une entrée, d’un plat de résistance et d’un dessert, reste au prix anecdotique de 150 FCFA ;  la bibliothèque est fonctionnelle, équipée et fournie en ouvrages par l’Etat et les coopérations internationales etc.

Mais surtout il apparait en filigrane, la main invisible des enseignants du SNEC et leurs leaders syndicaux par ailleurs militants de l’ex union nationale parti politique dissout et pourfendeur d’une conférence nationale souveraine associant toutes les couches de la population dont les étudiants ; ces derniers pourraient avoir ainsi été incités à la grève par leurs enseignants pour faire un effet boule neige ou ouvrir plusieurs foyers  tensions dans le cadre de la revendication sociale.

Un tel son de cloche relatif à la tenue d’une conférence nationale doit avoir séduit quelques étudiants désireux d’entrer dans l’histoire politique de leur pays, oubliant que le Gabon étant déjà en démocratie pluraliste, la conférence nationale n’a plus sa raison d’être historique ou qu’une conférence nationale accouchant d’une sourie couterait inutilement à l’Etat.

D’un tout autre point de vue, les étudiants pourraient  tout aussi avoir de  leur propre stratégie voulu saisir du contexte d’ouverture politique actuel, comme prétexte pour faire aboutir leur moindre revendication, sachant que si les cours sont déjà gelé par la grève de leur enseignant du SNEC, eux, ils peuvent durcir le ton par leurs troubles à l’ordre public ; mais ce serait courir le risque d’une année blanche donc une année de perdu à cause des sirènes de l’aventure politicienne précoce ; de plus, ces étudiants oublieraient que l’université est un passage et que les combats de carrière et d’avenir se mènent après l’université.

Au demeurant, les étudiants qui ont pris l’habitude de donner à la grève un sens autre que le gel des cours, à savoir , les troubles à l’ordre public par de attroupement sur la voie publique et les entraves à la libre circulation des personnes et des biens sont passibles d’arrestations pour ces chefs d’inculpation prévus et punis par le code pénal gabonais.

FIN/INFOSGABON/PK/MM/2013

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