Economie

Cacao et café : L’urgence d’un fonds de développement

Libreville, Mercredi 14 Février 2024 (Infos Gabon) – Le Premier ministre, chef du gouvernement, Raymond Ndong Sima, a invité hier les participants à l’atelier national organisé par les Caisses de stabilisation et de péréquation en vue de la redynamisation de ces deux filières.

Les filières cacao et café sont en méforme au Gabon et peinent à se relever. Le pays produit à peine 200 tonnes par an. C’est le triste constat fait hier à l’occasion de l’ouverture de l’atelier national pour la redynamisation de ces deux filières. Mais, les pouvoirs publics entendent inverser la tendance et pouvoir relever cette baisse de régime. Une décrue intervenue à la fin des années 80 consécutive à la découverte du pétrole par le Gabon. Les politiques publiques successives mises en place par le gouvernement pour relancer ces filières n’ont pas pu aboutir à des résultats probants.

Raison pour laquelle en ouvrant cette rencontre, le Premier ministre, chef du gouvernement a invité les participants à réfléchir sur la création d’un fonds de développement visant à booster la production du cacao et du café en chute libre.  « Au regard de l’importance des résultats attendus de cet atelier, je fonde l’espoir que ces échanges permettront de trouver des mécanises pertinents et soutenables en vue d’une relance des filières cacao et café en mettant en place de mécanismes de financement adapté tel qu’un Fonds de développement des filières cacao et café », a lancé Raymond Ndong Sima.

A en croire le directeur général des Caisses de stabilisation et de péréquation (Caistab), de nombreux facteurs sont à l’origine de cette situation. « Les producteurs sont confrontés à plusieurs problématiques qu’il convient de pallier rapidement pour la survie de ces filières notamment : la faiblesse en matière végétal ; les itinéraires techniques non adaptés aux normes et enjeux environnementaux actuels, la faiblesse du niveau de la vulgarisation et de l’assistance technique ; la faible maîtrise de la technologie post-récolte par les  producteurs, l’absence de structuration des organisations des producteurs ; l’absence d’un mécanisme concerté de fixation des prix du cacao et du café», a indiqué Ismaël Gnamalengoungou Oligui.

Pour le ministre de l’Economie, il faut un accroissement de la production de qualité en privilégiant des mesures incitatives au profit des planteurs. « Nous devons parvenir aussi à accroitre les revenus des planteurs de cacao et de café parce que c’est uniquement en atteignant cet objectif d’accroissement de revenus que nous parviendrons à un autre défi celui du rajeunissement des populations planteurs en milieu rural. Si nous parvenons à faire ça, nous aurons réussi à sédentariser les populations dans le milieu rural », a souligné Mays Mouissi.   

FIN/INFOSGABON/SM/2024

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