Gabon : La légitimité de la candidature de Brice Clotaire Oligui Nguema est presque axiomatique
Libreville, Mardi 25 Février 2025 (Infos Gabon) – Le paradigme qui doit animer tout potentiel candidat à la présidentielle du 12 Avril prochain est celui de cultiver la maxime selon laquelle « Le salut du peuple est la loi suprême ». Pour dire que « Le bien commun et la sauvegarde du peuple et de l’intérêt commun doivent primer sur les intérêts individuels et les ambitions personnelles des gouvernants ».
Au commencement était la légitimité du coup de libération en vertu du droit de révolte contre un pouvoir défaillant reconnu à chaque peuple.
Ce droit à la résistance, enraciné dans des traditions philosophiques comme le contrat social chez Locke, affirme que les citoyens ont le droit de retirer leur consentement à un gouvernement tyrannique.
L’idée rejoint également la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, qui reconnaît la résistance à l’oppression comme un droit naturel.
Cette réflexion invite à une vigilance collective sur la manière dont le pouvoir doit être exercé. Elle rappelle que la légitimité politique n’est pas seulement une question de conformité aux lois humaines, mais aussi et même d’abord une affaire de respect des exigences éthiques fondamentales notamment la justice, l’égalité et encore le consentement de tous.
Lorsque le pouvoir devient un outil d’injustice ou de déshumanisation, il est moralement légitime, voire nécessaire, de résister. Cela souligne le rôle central des citoyens dans la préservation d’un ordre social juste et les raisons qui ont poussé l’armée à faire intrusion dans l’espace politique pour la salvatrice mission de restauration des institutions sur une période de deux ans.
La présidentielle du 12 avril 2025 : un tournant décisif
Nous voici donc au terme de cette intermède et à l’orée de l’élection post transition censée permettre aux Gabonais de se choisir un nouveau président démocratiquement élu.
Et là, que se constate-t-il ? C’est la ruée générale ! Des acteurs de tout poil, faucons comme jeunes loups, sortent de tout bois et ne font pas mystère de leurs prétentions à compétir avec pour ambition de briguer la magistrature suprême. Quoi de plus normal dans un système politique libre et démocratique.
Seulement, sachons raison garder et sachons nous poser les bonnes questions. L’enfant a-t-il atteint le stade de croissance à même de lui permettre de continuer sa marche vers son avenir sans la guidance de ses géniteurs ?
Tous les illuminés qui s’empressent à se lancer dans la compétition ont-ils la bonne lecture des enjeux de l’heure visant à sortir le Gabon de son trou noir dans lequel l’avait plongé l’ancien régime ?
Tous les prétendants au poste ont-ils le coffre ou les épaules pour consolider l’œuvre réparatrice et restauratrice (actuellement au stade de prémisses) entamée par les CTRIstes depuis deux ans que dure la transition ? Tous les candidats déclarés ou ceux en voie de l’être sont-ils bien disposés, bien outillés ou ont-ils les armes idoines pour assurer et relever les défis d’une mission aussi lourde comme celle liée au chantier de mettre le pays sur le chemin de son essor vers la félicité ?
Cette œuvre de refondation d’un nouveau Gabon entamée le 30 Août 2023 dont on semble voir les prémisses est-elle arrivée ou atteint sa phase de maturité avec la fin de la transition ? Qui mieux que les capitaines qui l’ont initié pourraient en assurer la continuité sans voir le bateau vaciller ?
A chaque défi, dit-on, ses hommes. A chaque génération, sa mission. Le Gabon vient de loin. En cinquante-six ans, soit plus d’un demi-siècle, le pays est resté sous l’éteignoir d’une gouvernance moyenâgeuse sous l’emprise d’une classe politique sybarite avec les résultats peu reluisants que nous connaissons.
La clochardisation du peuple était devenue quasi un fait banal. Le respect des droits fondamentaux de l’homme et des libertés relevait du domaine de l’utopie. L’accès à l’éducation, à la santé ou à d’autres avantages était du domaine des apanages ou la chasse gardée dont seuls les membres de l’oligarchie et leurs affinitaires thuriféraires pouvaient jouir.
Presque comme un don du ciel, grâce à leur esprit sacrificiel, les militaires ont pris le taureau par les cornes au prix de leurs vies en tordant le cou à l’ancien régime, on va dire, de façon « providentielle » sans effusion du sang avec pour finalité majeure « un désir d’avenir, de changement et de rupture ». Signe d’une main de Dieu ?
La principale mission était tracée sans ambiguïté comme cela peut se lire dans la charte de la Transition, en son article 2 : « La refondation de l’Etat afin de bâtir des institutions fortes, crédibles et légitimes ; la préservation de l’intégrité territoriale et la sécurité des personnes et de leurs biens ; l’engagement des réformes majeures sur les plans politique, économique, culturel, administratif et électoral ; le renforcement de l’indépendance de la justice et la lutte contre l’impunité ; la promotion et la protection des droits de l’homme et des libertés publiques ; l’instauration d’une culture de bonne gouvernance et de citoyenneté responsable ; l’élaboration d’une nouvelle Constitution et son adoption par référendum ; l’organisation des élections locales et nationales libres, démocratiques et transparentes ».
A la veille de l’élection présidentielle du 12 Avril prochain, l’occasion est toute belle de faire le point et d’évaluer le parcours du CTRI, ce qui a avancé (les forces) ou ce qui ne l’a pas été (les faiblesses), les facteurs bloquants au terme de deux ans de transition et bien sûr comment envisager la suite avec plus de sérénité.
Le CTRI : Un leadership serviteur et transformationnel avéré
Le moins que l’on puisse dire, est que les réformes engagées sous le leadership du général Brice Clotaire Oligui Nguema et du CTRI ont permis d’amorcer une transformation profonde du Gabon certes encore imparfaite pour l’heure et donc perfectible.
Celle-ci touche des secteurs clés comme la gouvernance, l’économie, le social sans laisser en reste les réformes institutionnelles.
La lutte contre la corruption, la relance économique, l’amélioration des conditions de vie et la refonte du cadre institutionnel sont des paliers déterminants franchis qui témoignent d’une volonté affirmée de redonner au pays un nouveau départ décisif après des années d’immobilisme.
Dans le vécu quotidien, les indicateurs à impact réel ne se comptent pas : le projet Taxi-Gab est une première initiative du genre qui fait des émules. La forte présence de la main-d’œuvre gabonaise dans les divers chantiers initiés par l’Etat est un autre exemple de réussite dans le leadership du CTRI.
« Salus populi suprema lex esto » : le salut du peuple est la voie suprême
Toujours à l’actif du CTRI, on note également le retour de la bourse aux élèves du secondaire, la valorisation de la pension des retraités, la reprise de recrutements à la Fonction publique et le paiement de rappels, la relance des concours (…) La politique volontariste visant à relancer le secteur agricole couplé à l’élevage n’est pas une simple vue de l’esprit (…) Des mesures concrètes en lien direct avec les attentes de la population.
Le fil du dialogue, de la base au sommet de la pyramide sociale avec les différentes couches de la population et l’ensemble des forces vives est une autre réalité palpable et permanente, le Dialogue national inclusif en est le plus grand témoignage. La participation et l’implication de tous aux travaux de la vigne sont vérifiables à travers le tissu socio-économique : personne des jeunes, adultes et anciens ne semble laissé au bord de la route.
Dans nos rues au cœur même de nos quartiers, la collecte des ordures a connu une amélioration significative adossée à la réhabilitation de la voirie et même la construction des routes secondaires pour désenclaver. Le spectacle des montagnes des ordures suffocantes qui faisaient perdre à Libreville sa fière allure n’est qu’un lointain souvenir ! Ce n’est pas tout.
Les couches les plus vulnérables retrouvent progressivement le sourire au travers des initiatives innovantes telle que la dotation en tricycles des personnes à mobilité réduite. Une autre réalisation du CTRI à ne pas laisser dans les oubliettes.
Autant d’indicateurs positifs qui témoignent de l’existence d’un véritable contrat social sur lequel le gouvernement tire sa légitimité sur fond du consentement des gouvernés qui d’après leur perception, voient ainsi la protection de leur liberté, leurs biens et leur sécurité garantis.
Toutefois, pour être encourageantes, ces avancées n’en restent pas moins fragiles et appellent sans nul doute une continuité politique pour être consolidées à plein régime.
C’est là que nous adoptons les propos d’Alfred Nguia Banda qui, de retour d’exil en France grâce au coup de libération du CTRI, a indiqué qu’un changement précipité de leadership à ce stade pourrait, sans coup férir, occasionner un retour en arrière, plomber les efforts entrepris, faire le lit à une instabilité politique et compromettre les chances de voir aboutir les réformes en cours.
A plusieurs égards, sous le leadership du CTRI, le pays vit dans une frénésie de restructuration avérée et connait un second souffle susceptible de le remettre sur les rails. L’espoir est permis.
Au moment où l’éclaircie de ces signaux encourageants pointe et que différents chantiers évoluent pour atteindre une vitesse de croisière, serait-ce le bon moment de les stopper suite à un changement de leadership à la faveur de l’élection présidentielle à venir ?
Cette question soulève un enjeu fondamental sur la continuité de la cadence des réformes et la stabilité politique du Gabon dans le contexte de fin de transition. Une chose est sûre, le général Brice Oligui Nguema et le CTRI ont construit leur légitimité sur la nécessité de restaurer les institutions après la chute du pouvoir déchu.
Ces réformes, touchant plusieurs secteurs clés, ont eu pour objectif de redresser le pays après des années d’immobilisme et de gouvernance jugée défaillante sous le régime déchu.
A ce niveau de la situation, au regard des indicateurs sous notre analyse, sans être parfaite, il y a lieu de parier que la Transition a donné satisfaction à la majorité de Gabonais avec la mention « assez bien ». Il s’agit là d’une vérité axiomatique.
De ce point de vue, tout changement de leadership à la faveur de la présidentielle du 12 avril prochain ne pourrait logiquement se justifier que si le bénéfice à en tirer est supérieur aux avancées jusque là enregistrées sous l’impulsion du CTRI. Qui à ce jour aurait-il la boule de cristal pour oser établir avec plus ou moins d’assurance la matérialisation d’une telle hypothèse ?
Les différentes théories piochées chez les maitres penseurs comme Rousseau, Descartes, John Locke, Habermas, Arendt débitées par les pourfendeurs du CTRI lors de leurs messes noires ne sont que des simples postures communicationnelles (à ranger dans le registre des commentaires) qui ne remplaceraient d’aucune manière la vérité des faits sur le terrain. Les faits sont les faits, ils sont têtus.
Sur le plan international, en évoquant la transition gabonaise l’on ne fait pas mystère du satisfecit concernant le leadership du CTRI. Auprès de la quasi-totalité des instances internationales (CEMAC, CEEAC, UA voire au-delà), l’on n’entend que des mots élogieux et des encouragements sur le leadership avéré de Brice Clotaire Oligui Nguema. En témoigne la récente sortie de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, président de la Guinée équatoriale et président en exercice de la CEEAC qui a été on ne peut plus clair sur l’exemple que le Gabon a montré au monde entier à travers son coup d’Etat (coup de libération).
La diplomatie intelligente menée par le Général président « qui a troqué son revolver à un rameau d’olivier à la bouche » a payé. Les partenaires internationaux se sentent rassurés, les accords, la coopération et les alliances sont intacts et respectés. Tous n’attendent que l’issue de la transition pour activer le reste. C’est dire !
Pour clore, les populations gabonaises semblent suffisamment éclairées. Elles connaissent de quel côté se situe leur bien et aspirent de bon droit de façon légitime à l’essor vers la félicité. Personne ne pourrait les en détourner.
Les preuves démontrant que le général de brigade Brice Clotaire Oligui Nguema et le CTRI sont capables de tenir leurs engagements au service du bien commun, de la justice sociale, de la dignité humaine et travaillent dans le respect des principes de participation et de la destination universelle des biens pour l’intérêt général sont légion.
Le bon sens et la clairvoyance voudraient que le seul enjeu qui compte pour l’heure n’est rien d’autre que celui de se donner, par voie électorale, les moyens de poursuivre le chemin de la consolidation des acquis. C’est à ce niveau que se situe le salut du peuple qui est la loi suprême. Ne dit-on pas qu’on ne change pas une équipe qui gagne ? A chacun de juger.
Par Félix Wata Bikelebiéto
FIN/INFOSGABON/FWB/2025
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