Gabon : Démolition des habitations situées sur les sites devant accueillir des grands travaux
Libreville, Mardi 3 Juin 2025 (Infos Gabon) – Les équipes du Génie Militaire ont démoli lundi, à Libreville, plusieurs habitations et commerces situés sur les sites devant accueillir les travaux du futur boulevard de la Transition (derrière l’Assemblée nationale) et celles répertoriées autour du chantier de l’échangeur du Camp de Gaulle, à l’initiative du gouvernement.
Le Ministre des travaux publics et de la construction, Edgard Moukoumbi, qui était lui-même sur le terrain, a expliqué l’importance de réaliser ces infrastructures pour l’ouverture de Libreville.
Les travaux en cours pour la construction de l’échangeur du Camp de Gaulle avec ses routes annexes et du futur boulevard de la Transition, reliant Jeanne Ebori à l’Assemblée nationale, visent à fluidifier la circulation et à résorber les inondations chroniques grâce à l’aménagement des bassins versants.
« Nous prenons nos responsabilités : le progrès du Gabon nécessite des choix audacieux », a-t-il souligné, tout en rappelant que les démarches d’indemnisation avaient été mises en place plusieurs années avant pour les résidents dûment identifiés.
Etaient présents dans cette déscebte de terrain, Adrien Nguema Mba, Délégué Spécial de la commune de Libreville, Alain Claude Kouakoua, le PDG de Mika Services et Adelphe Gildas Mickoto, Directeur Général de l’Agence Nationale de l’Urbanisme, des Travaux Topographiques et du Cadastre (ANUTTC).
Les maisons et commerces le long du canal derrière l’Assemblée nationale démolies
Les maisons et espaces de commerce de poissons braisés situés derrière l’Assemblée nationale ont été détruits pour libérer l’espace devant accueillir le boulevard de la transition, ainsi qu’une cité administrative dans le quartier Plaine-Orety.
Certains riverains rencontrés sur les lieux ont expliqué que cet espace fait l’objet d’un conflit entre eux et l’Etat, mais le gouvernement ne les a pas prévenus avant de lancer cette opération de démolition. Une assertion que les autorités ont refusée de cocher. C’est faux, a indiqué le ministre tout en rappelant les faits qui ont conduit à cet acte.
« Les équipes de l’ANUTTC ont multiplié les recensements et les mises en garde ces dernières années, mais certaines populations ont tardé à évacuer les zones concernées », a expliqué Edgard Moukoumbi. Selon lui, le temps des avertissements étant terminé, ce sont donc les résistances persistantes qui sont aujourd’hui sanctionnées.
FIN/INFOSGABON/SM/2025
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