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Référendum en Guinée : le flambeau d’Oligui Nguema repris par Doumbouya

Libreville, Lundi 22 Septembre 2025 (Infos Gabon) – Les Guinéens ont voté massivement dimanche 21 septembre pour une nouvelle Constitution, ouvrant la voie à la fin de la transition militaire.

Au-delà de l’enjeu national, ce scrutin résonne symboliquement avec le geste du président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema, qui avait transmis un flambeau à son homologue guinéen, Mamadi Doumbouya, lors de son investiture en mai dernier à Libreville.

Le message du flambeau : un chemin balisé

Le 3 mai 2025, au stade d’Angondjé, Brice Clotaire Oligui Nguema avait remis un flambeau à Mamadi Doumbouya. Un geste hautement symbolique : celui de la transmission d’un schéma de retour à l’ordre constitutionnel après une transition militaire. Dialogue national, référendum, puis élections générales : c’est exactement ce calendrier que le Gabon applique et que la Guinée semble désormais suivre.

En votant dimanche, malgré les appels au boycott de l’opposition, les Guinéens ont confirmé qu’ils avaient saisi l’importance de cette séquence : sortir de l’exception militaire pour renouer avec la légitimité civile.

Une participation forte malgré les tensions

À Conakry, les rues étaient quadrillées par un impressionnant dispositif sécuritaire, mais l’affluence a été réelle, aussi bien dans les quartiers populaires que dans les provinces.

Certains électeurs y voyaient la promesse d’un retour à la démocratie. D’autres, au contraire, soutenaient Mamadi Doumbouya, qui pourrait être tenté de briguer la future présidence civile. Dans tous les cas, le scrutin marque une rupture : après quatre ans de transition depuis le renversement d’Alpha Condé, la Guinée a franchi une étape irréversible.

Un processus qui fait écho au Gabon

Le parallèle avec le Gabon est frappant. Comme à Libreville après le coup de libération du 30 août 2023, le processus guinéen suit la même trame. C’est-à-dire définir les bases de la nouvelle gouvernance, un référendum constitutionnel comme socle juridique, puis des élections générales pour sceller le retour à l’ordre républicain.

En ce sens, Doumbouya apparaît comme un élève attentif du message transmis par Oligui Nguema : gouverner une transition ne consiste pas à s’éterniser, mais à préparer le terrain à une nouvelle ère politique.

L’Afrique des transitions peut-elle devenir l’Afrique des démocraties ?

Ce référendum guinéen ne résout pas toutes les tensions, notamment face à une opposition qui soupçonne la junte de vouloir se maintenir. Mais il ouvre une fenêtre d’espérance.

En empruntant le chemin tracé par le Gabon, la Guinée envoie un signal : les transitions militaires africaines ne sont pas condamnées à l’échec ni à l’éternité. Elles peuvent déboucher sur un nouvel ordre démocratique, à condition que les acteurs tiennent leurs engagements.

L’image du flambeau prend alors tout son sens : une lumière partagée, qui guide deux nations africaines sur la même voie, celle de la responsabilité, de la légitimité retrouvée et de l’espérance populaire.

FIN/INFOSGABON/SO/2025

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