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Gabon – Crise éducative : Marcel Libama et Simon Ndong Edzo remis en liberté provisoire

Libreville, Lundi 26 Janvier 2026 (Infos Gabon) – Un nouveau tournant s’est opéré, ce lundi soir, dans la crise sociale qui secoue le secteur éducatif gabonais. Les syndicalistes Marcel Libama et Simon Ndong Edzo ont été remis en liberté provisoire après plusieurs jours de détention à la prison centrale de Libreville, une décision judiciaire largement saluée par les acteurs de la société civile et les organisations syndicales.

Peu après sa sortie, aux alentours de 21 heures, Marcel Libama a confirmé lui-même l’information par téléphone. Ému, il a indiqué être rentré à son domicile et a tenu à exprimer sa gratitude à son conseil, Me Jean Paul Moumbembé, artisan de la procédure ayant conduit à leur libération. La demande de mise en liberté introduite par l’avocat a ainsi trouvé un écho favorable auprès de la juridiction compétente.

Une mobilisation citoyenne déterminante

L’annonce de cette libération a suscité des réactions de soulagement au sein des milieux syndicaux et des organisations de défense des droits humains. L’ONG SOS Prisonniers Gabon, très engagée dans le suivi du dossier, a salué une décision conforme au respect des libertés fondamentales, tout en remerciant l’ensemble des citoyens et des acteurs qui se sont mobilisés pour obtenir la remise en liberté des deux responsables syndicaux.

Poursuivis pour des faits qualifiés de troubles à l’ordre public, Marcel Libama et Simon Ndong Edzo étaient devenus, au fil des jours, des figures centrales de la contestation sociale, en particulier dans le cadre du mouvement de grève lancé le 5 janvier dernier par les enseignants.

Un dossier étroitement lié à la grève des enseignants

Les deux syndicalistes s’étaient fortement impliqués dans l’accompagnement du mouvement revendicatif des enseignants, dont les principales exigences portent sur la régularisation des situations administratives, le paiement des arriérés de solde et des vacations, ainsi que l’amélioration des conditions de travail.

Cette grève, déclenchée au lendemain des vacances de Noël, a profondément désorganisé le système éducatif national, privant des milliers d’élèves de cours à travers le pays et ravivant les inquiétudes des parents d’élèves quant à l’issue de l’année scolaire.

Une condition préalable au dialogue

Pour les enseignants réunis au sein du collectif SOS Éducation, la libération de Marcel Libama et Simon Ndong Edzo constituait un préalable non négociable à toute reprise des discussions avec les autorités. Leur remise en liberté provisoire ouvre désormais une fenêtre d’opportunité pour la relance du dialogue social, dans un contexte marqué par de fortes tensions mais aussi par une attente pressante de solutions durables.

Si la procédure judiciaire suit toujours son cours, cette décision est perçue par de nombreux observateurs comme un signal d’apaisement, susceptible de favoriser la reprise des négociations entre le gouvernement et les partenaires sociaux.

Reste désormais à savoir si cette évolution permettra de rapprocher les positions et de créer les conditions d’une sortie de crise rapide, dans l’intérêt supérieur des élèves, premiers victimes d’un conflit social qui n’a que trop duré.

FIN/INFOSGABON/SO/2025

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