Economie

Drones sous contrôle : l’ANAC durcit le ton pour sécuriser le ciel gabonais

Libreville, Vendredi 6 Février 2026 (Infos Gabon) – L’essor rapide des drones au Gabon pousse les autorités à resserrer l’encadrement de ces engins volants de plus en plus présents dans l’espace aérien national.

Dans un communiqué rendu public mercredi, l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC) a rappelé avec fermeté que tout drone, quel que soit son usage, doit impérativement être déclaré et enregistré avant toute exploitation sur le territoire.

Une réglementation encore trop ignorée

Cette exigence n’est pas nouvelle. Elle repose sur un dispositif réglementaire en vigueur depuis près d’une décennie, destiné à encadrer l’utilisation des aéronefs civils sans pilote. Pourtant, malgré les rappels successifs, de nombreux opérateurs continuent d’utiliser des drones en dehors de tout cadre légal, exposant ainsi les populations et les infrastructures sensibles à des risques évitables.

Face à ce constat, l’ANAC souligne que l’enregistrement des drones vise avant tout à garantir la sécurité aérienne, à prévenir les incidents impliquant des personnes ou des biens, et à assurer une traçabilité claire des appareils en circulation.

Des sanctions désormais assumées

L’agence indique que des avertissements avaient déjà été lancés fin 2024, assortis d’un délai de mise en conformité et de la perspective de poursuites judiciaires. Constatant un faible niveau d’adhésion à ces mesures, l’autorité aéronautique annonce aujourd’hui qu’elle n’hésitera plus à appliquer les sanctions prévues par la loi à l’encontre des contrevenants.

Qu’ils soient utilisés à des fins professionnelles, commerciales, médiatiques ou récréatives, les drones ne peuvent plus évoluer librement sans autorisation. L’ANAC rappelle que la responsabilité des exploitants est pleinement engagée en cas d’infraction ou d’incident.

Un appel à la responsabilité collective

Les propriétaires et utilisateurs d’engins non déclarés sont invités à régulariser leur situation dans les plus brefs délais auprès des services compétents, basés à l’aéroport international Léon-Mba de Libreville. Pour l’ANAC, cette démarche dépasse le simple cadre administratif : elle relève d’un comportement citoyen indispensable dans un contexte où les technologies aériennes se démocratisent rapidement.

Alors que les drones s’imposent comme des outils incontournables dans de nombreux secteurs, de l’audiovisuel à la cartographie, en passant par la sécurité et l’agriculture, les autorités gabonaises entendent éviter que leur développement ne se fasse au détriment de la sûreté de l’espace aérien. Le message est clair : l’innovation est encouragée, mais elle doit s’exercer dans le respect strict des règles établies.

FIN/INFOSGABON/SO/2026

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