Sécurité alimentaire : le Parlement gabonais et la FAO veulent peser sur les choix budgétaires
Libreville, Vendredi 13 Février 2026 (Infos Gabon) – Le renforcement de la souveraineté alimentaire du Gabon passe désormais par une coopération plus étroite entre le législateur et les partenaires techniques internationaux.
C’est dans cette optique que le président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga M. Ndiaye, a reçu s’est entretenu avec le coordonnateur sous-régional de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour l’Afrique centrale, Athman Mravili.
Placer l’alimentation au cœur des priorités nationales
Présentée comme une visite de courtoisie, la rencontre a rapidement pris une dimension stratégique. Au centre des échanges : la place du Parlement dans l’orientation des politiques publiques liées à l’agriculture, à la pêche et à la sécurité alimentaire.
Pour le représentant de la FAO, le rôle de l’Assemblée nationale est déterminant en amont des politiques sectorielles. « Les choix budgétaires se décident d’abord au niveau stratégique. Il est essentiel que les priorités liées à la production agricole, à la sécurité alimentaire et au développement des pêches soient intégrées dès la phase d’élaboration », a-t-il expliqué, plaidant pour un dialogue renforcé avec les députés.
L’institution onusienne souhaite ainsi accompagner la représentation nationale afin que ces enjeux soient mieux pris en compte dans les lois de finances et les orientations économiques du pays.
Un enjeu de souveraineté et de stabilité sociale
Le président de l’Assemblée nationale s’est montré réceptif à cette approche, soulignant l’importance croissante de la question alimentaire dans un contexte marqué par les défis économiques et sociaux.
Selon lui, l’accès durable à une alimentation suffisante et la relance de la production locale constituent des priorités nationales. « La sécurité alimentaire touche directement à la souveraineté du pays et à la stabilité sociale. Le Parlement assumera pleinement son rôle, à travers l’examen des textes, le contrôle de l’action gouvernementale et le suivi des politiques publiques », a-t-il affirmé.
La 14ème législature entend ainsi accompagner les réformes structurelles destinées à réduire la dépendance aux importations et à dynamiser les filières agricoles et halieutiques.
Vers un partenariat technique renforcé
Au-delà des déclarations d’intention, les deux parties ont convenu de consolider leur collaboration afin d’aligner les priorités nationales avec l’expertise technique de la FAO. L’objectif est de mieux orienter les investissements publics, améliorer la productivité des secteurs ruraux et renforcer la résilience des systèmes alimentaires.
Créée en 1945 et basée à Rome, la FAO œuvre à l’échelle mondiale pour lutter contre la faim, réduire la malnutrition et soutenir le développement rural. En Afrique centrale, son action s’inscrit notamment dans l’appui aux politiques agricoles, la gestion durable des ressources et la modernisation des chaînes de production.
À travers ce rapprochement avec la représentation nationale, Libreville cherche à inscrire la question alimentaire au cœur des décisions économiques, avec l’ambition de transformer un défi structurel en levier de développement durable au bénéfice des populations.
FIN/INFOSGABON/SO/2026
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