Politique

Gabon : le général Bernard Gnamankala prend les commandes du SILAM

Libreville, Vendredi 13 Mars 2026 (Infos Gabon) – Un changement majeur intervient au sommet du dispositif d’interception des communications de la présidence gabonaise. Le général Bernard Gnamankala a été nommé à la tête du SILAM, une structure stratégique chargée notamment de l’écoute et de l’analyse des communications sensibles.

Cette décision marque une première dans l’histoire de cet organe sécuritaire : pour la première fois, un responsable gabonais en assure la direction, une fonction longtemps confiée à des experts étrangers.

Fin de mission pour Jean-Charles Solon

Le changement intervient après la décision du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, de mettre un terme au contrat de Jean‑Charles Solon, ancien responsable technique de la DGSE, qui dirigeait le système stratégique d’interception des communications de la présidence depuis plus d’une décennie.

Selon des informations révélées par la publication spécialisée Africa Intelligence, le chef de l’État aurait reçu l’expert français le 10 mars à Libreville afin de lui notifier officiellement la fin de sa mission.

Jean-Charles Solon occupait ce poste depuis 2012, succédant à d’autres responsables étrangers qui ont longtemps supervisé ce dispositif stratégique au cœur de l’appareil sécuritaire de l’État.

Un outil clé du renseignement présidentiel

Créé en 1968 au sein de la présidence de la République, le SILAM constitue l’un des instruments les plus sensibles du système de renseignement gabonais. La structure est chargée de l’interception, du traitement et de l’analyse des communications électroniques et téléphoniques, dans un objectif de sécurité nationale.

Au fil des décennies, plusieurs responsables se sont succédé à sa tête, parmi lesquels le colonel Marion, qui dirigea le service dans les années 1980 jusqu’à son décès en 1999, puis le colonel Boisseau jusqu’à la fin de l’année 2012.

La nomination d’un officier gabonais à ce poste stratégique traduit ainsi une évolution notable dans la gestion de cet outil central du renseignement d’État.

Le profil d’un haut cadre du renseignement

Le nouveau directeur, le général Bernard Gnamankala, est considéré comme une figure expérimentée des services de sécurité gabonais. Avant cette nomination, il dirigeait la Direction générale de la documentation et de l’immigration, où il a engagé plusieurs initiatives visant à moderniser les procédures et les capacités opérationnelles du service.

Diplômé de la FBI National Academy, son parcours au sein des structures de sécurité et de renseignement lui a permis d’acquérir une solide réputation de stratège et de gestionnaire, selon plusieurs sources proches des milieux sécuritaires. C’es

Une réorganisation du dispositif sécuritaire

La nomination du général Gnamankala intervient dans un contexte de réorganisation progressive des structures de sécurité et de renseignement au sommet de l’État.

Depuis son arrivée au pouvoir, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a engagé plusieurs ajustements au sein de l’appareil sécuritaire, dans le but affiché de renforcer les capacités nationales et de consolider la souveraineté du pays dans les domaines sensibles.

Avec l’arrivée du général Bernard Gnamankala à la tête du SILAM, les autorités gabonaises semblent ainsi vouloir confier davantage de responsabilités stratégiques à des cadres nationaux, notamment dans les secteurs clés liés à la sécurité et au renseignement.

FIN/INFOSGABON/SO/2026

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