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Grève à l’Éducation nationale : le gouvernement annonce des mesures concrètes et enclenche le dialogue

Libreville, Lundi 12 Janvier 2026 (Infos Gabon) – Face à la crise persistante qui secoue le secteur de l’Éducation nationale, le gouvernement gabonais affiche sa volonté d’apaiser les tensions et d’apporter des réponses structurelles.

Dans un communiqué interministériel publié le 10 janvier 2026, les autorités annoncent une série de mesures urgentes et la relance formelle des travaux de la Commission tripartite chargée du traitement des situations administratives et financières des agents du secteur.

Une concertation sous la coordination du Vice-président du Gouvernement

Placée sous la coordination et les hautes instructions du Vice-président du Gouvernement, Hermann Immongault, cette démarche s’inscrit dans une volonté d’amélioration continue de la qualité du système éducatif national. Elle marque une étape décisive dans la gestion du conflit opposant l’État aux collectifs d’enseignants, notamment SOS Éducation, à l’origine de la grève générale illimitée observée depuis la reprise des cours le 5 janvier.

Dans ce cadre, le Ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, conjointement avec les ministres des Finances et de la Fonction publique, a engagé des travaux préparatoires visant à dégager des solutions concrètes et hiérarchisées.

300 postes budgétaires et 3 000 situations à régulariser

Parmi les premières décisions annoncées figurent des mesures très attendues par les enseignants. Le gouvernement prévoit ainsi l’octroi de 300 premiers postes budgétaires, destinés en priorité aux sortants d’écoles de formation, aux professeurs de sciences et aux enseignants bénévoles, longtemps maintenus dans la précarité.

Autre engagement majeur : la régularisation de 3 000 situations administratives, un dossier sensible qui concerne notamment les intégrations, avancements, reclassements et rappels de solde, au cœur des revendications syndicales.

Harmonisation des revendications et hiérarchisation des priorités

Selon le communiqué, ces décisions ne constituent qu’une première étape. L’ensemble des points contenus dans les différents cahiers de charges des enseignants, portés par SOS Éducation et les autres collectifs, feront l’objet d’une harmonisation et d’une classification des priorités lors d’une séance de travail députée le dimanche 11 janvier 2026.

Cette rencontre a réuni les représentants des partenaires sociaux, des collectifs d’enseignants, ainsi que ceux de l’administration centrale de l’Éducation nationale, dans un esprit de concertation et de recherche de solutions consensuelles.

Reprise des travaux techniques dès le 12 janvier

Sur le plan opérationnel, une commission technique composée des services spécialisés des ministères de l’Éducation nationale, des Finances et de la Fonction publique reprendra ses travaux dès le lundi 12 janvier 2026. Sa mission consistera à examiner en détail les dossiers, à fiabiliser les données et à proposer des mécanismes de mise en œuvre réalistes et soutenables.

La Commission tripartite interministérielle, placée sous la haute présidence du Vice-président du Gouvernement, se réunira quant à elle le mardi 13 janvier 2026, une échéance perçue comme déterminante par les enseignants.

Conscientes des lenteurs et des blocages qui ont souvent plombé les précédents engagements, les autorités annoncent également la mise en place d’une commission de suivi et d’évaluation. Celle-ci devra assurer un point mensuel sur l’état d’avancement et la mise en œuvre effective des engagements pris, dans un souci de transparence et de redevabilité.

Vers une sortie de crise ?

Signé conjointement par Camélia Ntoutoume Leclercq, ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et de l’Instruction civique, Thierry Minko, ministre de l’Économie et des Finances, et Laurence Mengue Me Nzoghe épouse Ndong, ministre de la Fonction publique, le communiqué se veut un signal d’ouverture.

Reste désormais à savoir si ces annonces suffiront à convaincre les enseignants de suspendre leur mouvement de grève. Dans un climat social tendu, le secteur de l’Éducation nationale retient son souffle, dans l’attente d’actes concrets capables de restaurer la confiance et de permettre une reprise sereine des cours.

FIN/INFOSGABON/SO/2025

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