Gabon : La HAC dénonce
Libreville, Samedi 2 Mars 2019 (Infos Gabon) – Dans une correspondance adressée au procureur de la République près le tribunal de première instance de Libreville, le président de la Haute autorité de la communication s’insurge contre les pressions exercées sur le journaliste du site Direct Infos.
Comment garder silence face à ce qui s’apparente à un véritable acharnement contre un professionnel des médias ? Depuis quelque temps, Mesmin Brice Gotoa, journaliste de Direct Infos, est la cible d’un véritable harcèlement judiciaire exercé contre lui dans une affaire aux contours jusqu’ici flous qui l’oppose à la société d’assurance AXA Gabon. Face à cette situation, la Haute autorité de la communication (HAC), par la voix de son président, a saisi à travers une correspondance le procureur de la République près le tribunal de première instance de Libreville, Olivier Nzahou, pour dénoncer cette obstination contre cette plume.
«Jusqu’ici la seule infraction qui a été rapportée à la HAC est le refus de divulgation des sources d’informations. Or, voilà maintenant que vos services requalifient l’affaire en diffamation. Ce qui contraint le journaliste à comparaître devant l’audience publique du tribunal de première instance de vendredi 1er mars à 8 heures», écrit Raphaël Ntoutoume Nkoghé.
Poursuivi pour diffamation par voie de presse dans un article intitulé : «AXA-Gabon : soupçons de fraude et de corruption à la direction commerciale», Mesmin Brice Gotoa a déjà été convoqué plusieurs fois depuis trois mois à la Direction générale de recherches (DGR), une unité de la gendarmerie nationale. Dans sa mission de «protéger les communicateurs face à l’arbitraire, le harcèlement et les menaces de toutes nature», la HAC s’est engagée dans la défense du journaliste.
Un conseil a ainsi été constitué pour défendre ce confrère. «Sans pour autant s’immiscer dans le secret de l’instruction, je veux attirer votre attention sur le fait que la requalification de l’infraction ne mentionne nullement les faits diffamatoires. Et si tel est le cas, le requérant aurait dû saisir la Haute autorité de la communication, organe de régulation en l’espèce. A ce qui semble, l’impression qui se dégage est qu’on veut maintenir le journaliste sous pression afin qu’il livre coûte que coûte ses sources. Ce qui serait contraire à la loi», souligne la défense de Mesmin Brice Gotoa.
FIN/INFOSGABON/PM/2019
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