Economie

Assemblée nationale : Les mines au peigne fin

Libreville, Mercredi 20 Décembre 2023 (Infos Gabon) – Le ministre des Mines, Hervé Patrick Opiangah, a présenté lundi dernier le projet de budget de l’exercice 2024 et expliqué le déroulement des activités au sein de son département ministériel à la Commission des finances, du budget et de la comptabilité publique devant la Chambre basse du Parlement.  

Hervé Patrick Opiangah a sacrifié lundi dernier à l’exercice du jeu questions-réponses des membres de la Commission des finances, du budget et de la comptabilité publique de l’Assemblée nationale. Il ressort de l’audition du ministre des Mines que la dotation globale hors-dépenses de personnels pour l’exercice 2024 s’élève à 959.870.702 F CFA contre 914.135.702 F CFA en 2023, soit une nette augmentation de 45.735000 F CFA. Une augmentation due essentiellement à la révision à la hausse des crédits de fonctionnement affectés à la Brigade de contrôle des activités minières. D’après l’orateur, cette enveloppe sera répartie entre les dépenses des biens et services à hauteur de 637.072.702 F CFA.

L’enveloppe dédiée au transport a quant à elle été arrêtée à la somme de 322.798.000 F. Alors que 6.000.0000 FCFA sont prévus pour la prise en charge de la cotisation internationale de l’Association des pays africains producteurs de diamants (ADPA), et 195.735.000 FCFA de dons à l’Ecole des mines et de la métallurgie de Moanda. Pour ce qui est du Centre permanent du processus de Kimberley, 21.063.000 FCFA ont été prévus par le projet. La Société équatoriale des mines devra injecter 100.000.000 FCFA pour son fonctionnement.

Un secteur en plein essor

Au cours de cette sortie, Hervé Patrick Opiangah est abondamment revenu sur l’activité minière en cours au Gabon. Il ressort de ses déclarations que le secteur est en pleine croissance. S’exprimant sur la campagne de régularisation en cours des artisans miniers nationaux, le ministre des Mines a fait savoir que celle-ci concerne tous les types d’artisans. A savoir, les carriers (sable), les diamineurs (diamant) et les orpailleurs (or). « L’artisanat est réservé exclusivement aux nationaux. A ce titre, aucun expatrié n’y est autorisé. La politique mise en place vise la couverture de tout le circuit aurifère, en partant de l’artisan-collecteur au comptoir d’achat, en passant par la vente à la Société équatoriale des mines (SEM), sans omettre le secteur de la bijouterie (la transformation) », a indiqué M. Opiangah.

Pour ce qui est de la politique d’accès aux matériaux de construction, le membre du gouvernement a tenu à souligner qu’en droite ligne des Assises nationales sur la vie chère tenues en avril 2023, un arrêté conjoint fixant les prix des matériaux de carrière est en cours d’élaboration en collaboration avec le ministère de l’Economie. Le volet formation fait également partie des priorités du ministère des Mines avec l’ouverture prochaine de l’Ecole des métiers de l’or qui se consacrera à la formation des jeunes Gabonais. Conformément aux conventions minières existantes, tous ceux désireux de s’investir dans ce secteur pourront bénéficier d’un encadrement en la matière.

Des chantiers d’envergure en vue

Le secteur minier gabonais devra connaître une grande effervescence dans les tout prochains jours avec le lancement effectif des projets de recherche et d’exploitation du fer de Baniaka, dans le Haut-Ogooué par la Compagnie Reminac, du gisement polymétallique  de Maboumine dans le Moyen-Ogooué, sous la gestion de l’Etat gabonais, du projet de recherche de plomb zinc de Nkoussou dans la Ngounié par la Compagnie Select Exploration, du projet de fer de Milingui, dans la Nyanga, par Havilah, du projet de recherche «Banio Potasse » par Mayumba Potasse, d’exploitation de l’or à Etéké, par Managem, ou encore, du Projet d’appui à la diversification de l’économie gabonaise (PADEG).

Hervé Patrick Opiangah s’est également voulu rassurant quant à l’exploitation en primaire et en alluvionnaire sur les permis de Mabaga, Baniaka et Konossoville de la SEM qui opérationnels en 2024.  Une acquisition de cinq permis d’exploitation destinés aux sites de Mabié, Mikongo, Oveng, Koumba et Anveme est en vue.

FIN/INFOSGABON/SM/2023

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