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Sommet de Washington avec Donald Trump : La vision audacieuse de Brice Clotaire Oligui Nguema

Libreville, Jeudi 10 Juillet 2025 (Infos Gabon) – Présent parmi la poignée de cinq chefs d’Etat invités par Donald Trump, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a profité de ce sommet pour livrer sa vision audacieuse fondée sur la stabilité, l’équité dans les partenariats économiques et l’urgence de créer des chaînes de valeur sur le continent. Un narratif qui résonne dans un contexte africain en quête de rupture avec les modèles économiques extravertis.

Sa vision lucide et ambitieuse porte sur trois piliers majeurs qui se déclinent en la nécessité de la paix, des partenariats économiques équitables et la transformation des matières premières pour bâtir une véritable chaîne de valeur locale.

Louant les efforts de paix de son homologue américain en faveur du continent, le chef de l’Etat gabonais reste persuadé que rien ne peut se réaliser dans l’insécurité. « Il n’y a pas de développement sans paix. »

Aussi, a-t-il tenu à balayer d’un revers de la main l’illusion d’un progrès économique dans des contextes de guerre, de tensions internes ou d’instabilité chronique.

Pour Brice Clotaire Oligui Nguema, la paix n’est pas un luxe ni un objectif secondaire : elle est le socle sans lequel aucun investissement, aucun projet structurant, aucun essor industriel n’est possible. Le chef de l’exécutif gabonais pense que c’est une exigence première, y compris pour les jeunes Africains désabusés qui n’y voient plus d’avenir et préfèrent risquer leur vie dans des traversées périlleuses vers l’Europe.

Un plaidoyer pour des partenariats équilibrés

En premier chef de la diplomatie, le chef de l’Etat a profité de son tête-à-tête pour vendre la destination Gabon. « Nous sommes un pays doté des matières premières critiques, nous avons des terres rares », a-t-il déclaré.

Convaincu que seule la paix ne suffit pas, le président de la République, a bien situé les attentes du Gabon comme des autres pays du continent. Il a mis le curseur sur une nouvelle génération de partenariats entre l’Afrique et le reste du monde.

Fini, selon lui, le temps où les matières premières du continent étaient cédées pour des faibles royalties sans que les pays producteurs ne tirent le moindre avantage stratégique. En visionnaire, il appelle à des « partenariats gagnant-gagnant », fondés sur le respect mutuel, la transparence, mais surtout sur la volonté de faire bénéficier les économies africaines des fruits de leurs propres ressources.

Ce plaidoyer rejoint une aspiration grandissante chez les peuples africains : celle d’en finir avec les contrats léonins, les dépendances technologiques et les formes modernes de prédation économique. Pour Brice Clotaire Oligui Nguema, il est temps que l’Afrique entre dans une logique de souveraineté économique assumée, capable de négocier d’égal à égal avec les grandes puissances, les multinationales et les blocs émergents.

Transformer localement, employer dignement

Selon les extraits de l’exposé du président, le cœur de cette stratégie repose sur un objectif clair : transformer localement les matières premières africaines pour créer de la valeur, de l’emploi et des opportunités pour la jeunesse. Avec en prime le transfert de technologies au bénéfice de la main-d’œuvre locale.

Un choix à la fois économique et moral. « Pourquoi nos jeunes devraient-ils aller mourir en mer, faute d’espérance chez eux ? », peut-on logiquement s’interroger.

Face à cette tragédie silencieuse de la jeunesse africaine, la réponse ne peut qu’être nette : industrialiser, former, investir localement pour que l’Afrique cesse d’exporter sa richesse brute et sa force de travail, et commence à capitaliser sur ses talents.

La vision défendue par Brice Clotaire Oligui Nguema s’inscrit dans une rhétorique de leadership africain conscient des défis structurels du continent. Il fait écho aux appels d’autres voix panafricanistes à plus de souveraineté économique, à un développement inclusif et à une réappropriation des ressources.

Mais pour que cette vision inspire au-delà des mots, elle devra se concrétiser dans des politiques publiques audacieuses, des réformes structurelles et des alliances nouvelles. Le temps du diagnostic est passé : l’Afrique a besoin de bâtisseurs et d’acteurs de rupture.

À ce titre, les paroles d’Oligui Nguema constituent une boussole, à condition qu’elles guident une action résolue. Parions que c’est vers l’atteinte de cet objectif que l’Union Démocratique des Bâtisseurs, sa formation politique récemment portée sur les fonts baptismaux entend travailler.

FIN/INFOSGABON/FW/2025

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