RDC : Trois ans de travaux forcés pour l’ex-ministre de la Justice Constant Mutamba
Libreville, Mercredi 3 Septembre 2025 (Infos Gabon) – La Cour de cassation a condamné l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, à trois ans de travaux forcés pour le détournement de 19 millions de dollars destinés à la construction d’une prison à Kisangani. Un verdict jugé à la fois ferme et clément, qui divise l’opinion publique.
Un verdict attendu sous haute tension
Kinshasa s’était réveillée sous tension mardi. Après une nuit d’agitation et un dispositif policier renforcé autour de la résidence de Mutamba à Ngaliema, la capitale a retenu son souffle. Escorté par un impressionnant convoi militaire, l’ex-ministre a comparu devant la Cour de cassation, où l’audience initialement reportée a finalement livré son verdict.
Condamnation assortie de lourdes sanctions
Au-delà des trois ans de travaux forcés, la Cour a prononcé une série de sanctions complémentaires : interdiction de cinq ans d’exercer une fonction publique, privation de droits civiques et obligation de restituer la totalité des fonds détournés. Le jugement a également écarté toute possibilité de libération conditionnelle ou de réhabilitation.
Justice exemplaire ou calcul politique ?
Si la culpabilité de l’ancien ministre ne fait plus de doute, la réduction de peine par rapport aux dix ans requis interroge. Pour ses partisans, qui dénoncent un procès politique, cette décision sonne comme une demi-victoire. Pour d’autres, elle illustre une justice ferme dans son principe mais encore hésitante dans sa rigueur.
L’affaire clôt un feuilleton judiciaire de plusieurs mois, mais ouvre un débat plus large : Mutamba a-t-il été condamné pour ses actes, ou pour avoir perdu les faveurs du pouvoir ? La réponse pourrait bien déterminer la crédibilité d’un système judiciaire déjà critiqué pour sa sélectivité.
FIN/INFOSGABON/SO/2025
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