Politique

Gabon : Communiqué final du Conseil des ministres du 5 Janvier 2025, le gouvernement fixe le cap

Libreville, Lundi 5 janvier 2026 (Infos Gabon) – Réuni ce lundi 5 janvier 2026 au Palais présidentiel, le tout premier Conseil des ministres de la nouvelle année a marqué une entrée en matière sans équivoque pour le nouvel Exécutif. Sous l’autorité du président Brice Clotaire Oligui Nguema, le ton a été donné : rigueur, redevabilité et culture des résultats seront désormais les principes cardinaux de l’action gouvernementale.

Un Conseil des ministres fondateur

Convoqué à peine quelques jours après la nomination du nouveau Gouvernement, le Conseil des ministres du 5 janvier 2026 n’avait rien d’une simple formalité protocolaire. Il s’est imposé comme un acte politique fort, traduisant la volonté du chef de l’État d’inscrire immédiatement l’action publique dans une logique d’efficacité et d’exécution.

Face aux membres du Gouvernement, nouvellement nommés ou reconduits, le président de la République a tenu à rappeler que le pays est désormais pleinement entré dans la Vème République, une ère où les attentes des citoyens ne tolèrent plus l’approximation ni l’inaction.

Le PNCD comme boussole exclusive de l’action gouvernementale

Au cœur des échanges, le Programme National de Croissance et de Développement (PNCD) a été érigé en référence unique et impérative. Pour Brice Clotaire Oligui Nguema, il ne s’agit ni d’un document d’orientation général, ni d’un catalogue de promesses, mais d’une feuille de route engageant personnellement chaque ministre.

Transports, sécurité, éducation, accès à l’eau et à l’énergie, lutte contre la corruption, décentralisation et digitalisation de l’administration : autant de priorités rappelées avec insistance par le chef de l’État, qui a exhorté ses collaborateurs à se concentrer sur les préoccupations concrètes des populations.

Une méthode claire : pilotage, redevabilité, résultats

Sur le plan méthodologique, le président de la République a fixé un cadre strict reposant sur trois piliers indissociables : le pilotage stratégique, la redevabilité ministérielle et la culture des résultats. À cet effet, des échéances précises ont été imposées aux membres du Gouvernement, notamment l’élaboration de feuilles de route à 100 jours et de contrats de performance ministériels.

Un message sans ambiguïté a été adressé à l’Exécutif : le temps de l’apprentissage est révolu, celui de l’exécution commence.

Des mesures individuelles entérinées

Au terme de la séance, le Conseil des ministres a également entériné plusieurs nominations dans des secteurs clés de l’administration, confirmant la volonté de doter l’État de profils expérimentés pour accompagner la mise en œuvre des réformes engagées.

COMMUNIQUÉ FINAL DU CONSEIL DES MINISTRES DU LUNDI 05 JANVIER 2026

Ci-dessous le Communiqué finl du Conseil des ministres lu par le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Porte-Parole du Gouvernement, Charles Edgard MOMBO.

“Sous la Très Haute Présidence de Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, le Conseil des Ministres s’est réuni le lundi 5 janvier 2026 à 12 heures 30, au Palais de la Présidence de la République.

À l’ouverture des travaux, le Président de la République a félicité les personnalités promues au sein de l’Exécutif le 1er janvier 2026, à savoir, le Vice-Président de la République, le Vice-Président du Gouvernement, ainsi que l’ensemble des membres du Gouvernement, qu’ils soient nouvellement nommés ou reconduits dans leurs fonctions.

Le Chef de l’État a souligné que ce premier Conseil des Ministres marque l’entrée en responsabilité pleine et entière de l’Exécutif de la Vᵉ République. Il a précisé qu’il ne s’agit ni d’un moment protocolaire, ni d’une formalité administrative, mais bien d’un acte fondateur de méthode, d’exigence et de responsabilité collective.

Le Président de la République a rappelé avec force que le peuple gabonais attend désormais de ses gouvernants des résultats visibles, mesurables et durables. Il n’attend plus des intentions, des discours ou des annonces sans suite, mais exige que l’État fonctionne, décide, exécute et rende compte.

À cet égard, le Chef de l’État a indiqué que le Programme National de Croissance et de Développement (PNCD) constitue désormais la boussole exclusive de l’action gouvernementale, en parfaite cohérence avec son projet de société « Bâtissons l’édifice nouveau ».

Il a précisé que ces documents ne sauraient être assimilés à des déclarations d’intention ou à des catalogues de promesses, mais qu’ils constituent des feuilles de route impératives et opposables, engageant personnellement et collectivement chaque membre du Gouvernement dans leur exécution.

Ainsi, le Conseil a écouté avec une attention soutenue le Président de la République, qui a passé en revue les dossiers et projets prioritaires relevant de chacun des départements ministériels.

À cette occasion, le Chef de l’État a insisté sur la nécessité de concentrer l’action gouvernementale sur les problématiques qui affectent directement le quotidien des Gabonaises et des Gabonais, notamment le coût et la performance des transports aériens, la sécurité et la tranquillité publiques, les capacités d’accueil et la qualité du système éducatif, ainsi que la persistance des difficultés d’accès à l’eau potable et à l’énergie.

Le Chef de l’État a également rappelé l’importance d’accélérer le processus de décentralisation afin de rapprocher l’action publique des citoyens, tout en poursuivant résolument la digitalisation de l’administration, levier essentiel de modernisation, de transparence et d’amélioration de la qualité du service public. Il a par ailleurs souligné la nécessité de lutter avec fermeté contre toutes les formes de corruption, en particulier dans le secteur judiciaire, afin de restaurer la confiance des citoyens dans les institutions de la République.

Dans le même esprit, le Chef de l’État a appelé à une reprise en main effective et stratégique de la gestion des ressources naturelles nationales, afin que leur exploitation bénéficie prioritairement aux Gabonaises et aux Gabonais et contribue durablement au développement économique et social du pays.

Enfin, il a insisté sur l’obligation pour le Gouvernement d’assurer une prise en charge juste, équitable et ciblée des populations les plus vulnérables, dans un esprit de solidarité nationale et de justice sociale.

Sur un plan méthodologique, le Président de la République a indiqué que l’action gouvernementale reposera désormais sur trois piliers indissociables :

Le pilotage stratégique. Chaque ministre est responsable d’un périmètre clairement défini, d’objectifs précis et de livrables identifiés. Il ne saurait y avoir ni chevauchement ni dilution des responsabilités. L’État doit redevenir un État qui pilote, anticipe et arbitre, et non un État qui subit.

La redevabilité. La responsabilité ministérielle ne se mesure pas à l’activité, mais aux résultats obtenus. Chaque membre du Gouvernement devra rendre compte, de manière régulière, factuelle et sans complaisance, de l’exécution des missions qui lui sont confiées. La redevabilité n’est pas une sanction, mais une obligation républicaine.

La culture des résultats. Le Chef de l’État a appelé à rompre définitivement avec la culture des moyens, des procédures sans fin et des délais non tenus. Désormais, l’action publique sera évaluée à l’aune de son impact réel sur la vie des populations, sur la production nationale, sur l’emploi et sur la qualité des services publics.

À cette fin, le Président de la République a exigé, dans chacune des lettres de mission distribuées aux membres du Gouvernement, la mise en place d’un dispositif commun, standardisé et non négociable de pilotage de l’action gouvernementale.

Il a précisé que :

– sous trente (30) jours, chaque ministre devra transmettre une feuille de route des cent (100) jours ;
– sous soixante (60) jours, chaque ministre devra proposer un contrat de performance ministériel ;
– de manière périodique, un rapport d’exécution devra être adressé au Vice-Président de la République et au Vice-Président du Gouvernement.

Le Chef de l’État a souligné que ce cadre s’applique à tous, sans exception.

En conclusion, le Président de la République a indiqué avec clarté que le temps politique n’est plus celui de l’apprentissage, mais celui de l’exécution.

Enfin, le Conseil des Ministres a entériné les mesures individuelles suivantes :

MINISTERE DE L’ÉDUCATION NATIONALE ET DE L’INSTRUCTION CIVIQUE :

− SECRETARIAT GENERAL

o Secrétaire Général : M. Christian LOUEMBET-ONGUELE.

MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION, CHARGE DE L’INTEGRATION ET DE LA DIASPORA

− Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Gabonaise près l’Empire du Japon : M. Serge Thierry MICKOTO CHAVAGNE

MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES, DE LA DETTE ET DES PARTICIPATIONS, CHARGE DE LA LUTTE CONTRE LA VIE CHERE

− CABINET DU MINISTRE

o Directeur de Cabinet : M. Jules Bertrand Potier LOEMBE, Inspecteur des Finances.

− SECRETARIAT GENERAL

o Secrétaire Général : M. Guy Nazaire SAMBA, Administrateur des Services Économiques et Financiers.

MINISTERE DU PETROLE ET DU GAZ :

DIRECTION GENERALE DE L’AMONT PETROLIER ET GAZIER

Directeur Général : Mme Corinne POSSO RAIVIRE en remplacement de M. Aristide GNAMAT PASSADI admis à faire valoir ses droits à la retraite. Fin”.

FIN/INFOSGABON/SO/2025

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