Foncier urbain au Gabon : l’État lance une vaste opération de sécurisation pour plus de 5 000 ménages du Grand Libreville
Libreville, Vendredi 30 Janvier 2026 (Infos Gabon) – C’est une mesure attendue de longue date par des milliers de familles installées dans la périphérie de la capitale.
Le gouvernement gabonais a engagé une opération exceptionnelle de régularisation foncière en faveur de plus de 5 100 ménages occupant des terrains relevant de la Société nationale immobilière (SNI), dans plusieurs zones stratégiques du Grand Libreville.
Cette initiative, décidée au plus haut niveau de l’État, vise à mettre fin à des situations d’occupation précaire parfois anciennes, tout en apportant une réponse concrète à la problématique récurrente de la sécurisation du foncier urbain.
Cinq sites concernés, plus de 5 000 familles éligibles
L’opération couvre cinq zones identifiées autour de Libreville, où la pression foncière est particulièrement forte. Il s’agit d’Akanda, avec environ 1 000 parcelles, Nkok (100), Bikélé (500), Essassa (1 500) et Owendo, qui concentre à lui seul près de 2 000 parcelles concernées.
Selon les autorités, ces terrains appartiennent tous à la SNI et sont aujourd’hui occupés par des familles gabonaises qui y ont bâti leur résidence principale ou engagé des travaux de construction, souvent sans titre définitif.
Une opération encadrée et limitée dans le temps
Placée sous l’autorité du Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, l’opération est pilotée par le ministère du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre, dirigé par Mays Mouissi. Ce dernier s’est rendu, le 28 janvier 2026, à Malibé et Essassa pour rencontrer directement les populations concernées et leur présenter les contours du dispositif.
La régularisation se déroulera sur quatre mois, du 1er février au 31 mai 2026, et ne concernera que les parcelles effectivement bâties, sans litige foncier, situées hors des zones de servitude publique ou déclarées non constructibles.
Des coûts volontairement allégés
Afin de rendre l’opération accessible au plus grand nombre, l’exécutif a décidé d’appliquer, à titre exceptionnel, des frais de cession fortement réduits, bien en deçà des barèmes habituels.
Les occupants devront s’acquitter de 600 000 francs CFA pour les parcelles allant jusqu’à 2 000 m², et de 1 200 000 francs CFA pour celles comprises entre 2 000 et 4 999 m². Ces montants ne seront valables que pendant la période de l’opération, au-delà de laquelle les conditions classiques de la SNI redeviendront applicables.
Un enjeu social et urbain majeur
Au-delà de la simple délivrance de titres fonciers, cette démarche répond à un objectif plus large : sécuriser les droits des ménages, faciliter l’accès au crédit bancaire, améliorer la planification urbaine et réduire les conflits liés à l’occupation des sols.
Les familles concernées sont invitées à effectuer leurs démarches auprès des guichets de la SNI situés à Malibé (Akanda), Essassa (Ntoum) ou au siège de la SNI à Likouala, à Libreville.
À terme, les autorités espèrent que cette opération servira de modèle pour une réforme plus globale du foncier urbain, dans un Grand Libreville en pleine expansion démographique, où la question de la propriété reste l’un des principaux défis sociaux et économiques.
FIN/INFOSGABON/SO/2025
Copyright Infos Gabon
LIRE AUSSI Gabon : Communiqué final du Conseil des ministres du 29 janvier 2026 et mesures individuelles

















