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Mondial 2026 sous tension : Gianni Infantino rejette l’idée d’un boycott et plaide pour le football comme espace de rassemblement

Libreville, Jeudi 5 Février 2026 (Infos Gabon) – Alors que la Coupe du monde 2026 se profile à l’horizon, le climat politique international vient troubler l’atmosphère autour de la compétition.

Face aux appels au boycott visant les matchs organisés aux États-Unis, le président de la FIFA, Gianni Infantino, a pris publiquement position, appelant à la retenue et à l’unité, dans un entretien accordé à la chaîne britannique Sky News.

Depuis plusieurs semaines, des voix s’élèvent en Europe, notamment en Allemagne, pour dénoncer la tenue de rencontres sur le sol américain. En toile de fond : les déclarations controversées de Donald Trump, Président des Etats-Unis, ses menaces de relèvement des droits de douane contre certains partenaires européens et ses prises de position géopolitiques jugées agressives, notamment sur le dossier du Groenland.

Un refus clair des logiques d’exclusion

Interrogé sur ces initiatives de boycott, Gianni Infantino s’est montré catégorique. Pour le dirigeant du football mondial, exclure ou boycotter des événements sportifs majeurs n’apporte aucune solution durable aux tensions politiques.

« Je suis opposé aussi bien aux interdictions qu’aux boycotts. Ces démarches n’apportent rien de positif et alimentent surtout davantage de divisions et de ressentiment », a-t-il déclaré à Sky News.

Le président de la FIFA a tenu à rappeler que le football, par essence, dépasse les frontières politiques et idéologiques, et qu’il ne devrait pas devenir l’otage de conflits diplomatiques.

Le football face aux contradictions politiques

Pour illustrer son propos, Gianni Infantino a établi un parallèle avec les relations économiques transatlantiques. Malgré les crispations politiques, les échanges commerciaux entre l’Europe et les États-Unis se poursuivent sans remise en cause majeure.

« Est-ce que quelqu’un réclame que le Royaume-Uni mette fin à ses échanges commerciaux avec les États-Unis ? Je n’ai rien entendu de tel. Alors pourquoi s’en prendre au football ? », s’est-il interrogé.

Un raisonnement destiné à souligner, selon lui, l’incohérence de certaines positions qui visent le sport tout en épargnant d’autres domaines de coopération internationale.

Un appel à préserver l’esprit du Mondial

Dans un contexte mondial marqué par la montée des tensions, le président de la FIFA défend l’idée que la Coupe du monde peut jouer un rôle inverse : celui d’un espace de dialogue et de rapprochement entre les peuples.

« Nous vivons dans un monde de plus en plus fragmenté et agressif. Nous avons besoin de moments où les gens peuvent se retrouver, partager une passion commune et se parler », a-t-il insisté, toujours selon Sky News.

La Coupe du monde 2026, coorganisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, doit se tenir du 11 juin au 19 juillet et sera la première à réunir 48 sélections venues de tous les continents. Un format élargi que la FIFA présente comme un symbole d’ouverture et d’inclusion.

Une compétition sous surveillance politique

Les appels au boycott, bien que minoritaires à ce stade, témoignent toutefois d’un climat international tendu, où le sport n’échappe plus aux répercussions des rapports de force diplomatiques. Pour Gianni Infantino, l’enjeu est clair : préserver la neutralité du football et éviter qu’il ne devienne un instrument de confrontation politique.

Reste à savoir si cet appel à l’unité sera entendu, à mesure que les débats géopolitiques et géostratégiques s’intensifieront à l’approche du plus grand événement sportif mondial.

FIN/INFOSGABON/SO/2026

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