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Gabon – Crise scolaire : l’Assemblée nationale s’implique pour briser l’impasse entre syndicats et gouvernement

Libreville, Vendredi 6 Février 2026 (Infos Gabon) – Face à la paralysie persistante du système éducatif, l’Assemblée nationale a intensifié, cette semaine, ses efforts de médiation.

Au lendemain d’un premier échange avec le syndicat SOS Éducation La Base, le Bureau de l’institution parlementaire, conduit par son président Michel Régis Onanga M. Ndiaye, a reçu jeudi les représentants de quarante-deux (42) autres organisations syndicales du secteur de l’Éducation nationale.

Ces rencontres s’inscrivent dans une démarche assumée de dialogue citoyen, l’Assemblée nationale entendant jouer pleinement son rôle de caisse de résonance des préoccupations sociales et de facilitateur dans les périodes de crise. L’objectif affiché : contribuer à la recherche d’une issue rapide à un conflit qui dure depuis plusieurs semaines et dont les principales victimes demeurent les élèves.

Identifier les blocages pour sortir de l’impasse

Au cœur des échanges, plusieurs priorités ont été mises en avant. Les parlementaires ont cherché à cerner avec précision les points de friction qui empêchent la reprise effective des cours, malgré les discussions engagées entre syndicats et gouvernement. Ils ont également invité les partenaires sociaux à formuler des propositions concrètes susceptibles de restaurer un climat de confiance et de favoriser la mobilisation des enseignants en faveur d’un retour en classe.

Dans le même temps, l’Assemblée nationale a réaffirmé son engagement à transmettre fidèlement ces revendications à l’Exécutif, dans le respect de ses missions constitutionnelles. Un appel solennel a enfin été lancé en direction des syndicats afin que, dans l’intérêt supérieur de la Nation, les cours puissent reprendre dès le début de la semaine prochaine.

Polémique autour des propos du Président de l’Assemblée

À l’issue de ces deux jours de concertation, une controverse a toutefois émergé. Sur les réseaux sociaux, certains syndicalistes ont affirmé que le président de l’Assemblée nationale aurait encouragé la poursuite du mouvement de grève, laissant entendre qu’un durcissement permettrait d’arracher gain de cause.

Des accusations que Michel Régis Onanga M. Ndiaye a fermement réfutées dans une déclaration rendue publique ce vendredi. Il a regretté que ses propos aient pu être interprétés comme une incitation à la nuisance ou à la confrontation, soulignant que l’ensemble des échanges avait été enregistré par les services de communication de l’institution.

Selon lui, ces lectures ne reflètent ni l’esprit des discussions ni la position de l’Assemblée nationale, et n’engagent pas la majorité des syndicats avec lesquels le dialogue s’est déroulé de manière responsable.

Une grève aux conséquences lourdes pour les élèves

Le mouvement social, entamé le 5 janvier dernier, trouve son origine dans des revendications récurrentes : régularisation des situations administratives, paiement d’arriérés de salaires, de primes et de vacations. Malgré les négociations menées avec le gouvernement, la tension demeure et la reprise des cours reste partielle, voire inexistante dans plusieurs établissements.

Cette situation prolongée suscite une inquiétude croissante au sein de l’opinion publique. Les élèves, déjà fragilisés par des années scolaires perturbées, se retrouvent une nouvelle fois privés de cours, alimentant le sentiment d’être pris en otage d’un bras de fer institutionnel qui peine à trouver une issue.

Une médiation attendue au tournant

En s’impliquant directement dans ce dossier sensible, l’Assemblée nationale tente de rouvrir un espace de dialogue susceptible de débloquer la crise. Reste à savoir si cette médiation parlementaire permettra de rapprocher les positions et de restaurer la sérénité au sein de l’école gabonaise.

À l’approche de nouvelles échéances scolaires, l’urgence est désormais claire : éviter une année blanche et redonner aux élèves le droit fondamental à l’éducation, pendant que syndicats et autorités cherchent, enfin, un terrain d’entente durable.

FIN/INFOSGABON/SO/2026

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