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Crise Malienne : l’agenda français incertain ?

Libreville, 8 février 2013 (Infos Gabon) – Le gouvernement français a récemment annoncé le retrait des troupes françaises au Mali en mars 2013.

Cette annonce a laissé croire à l’imminence de la fin des combats et la reprise totale du territoire malien ; mais manifestement il n’en est rien vu la poursuite de la lutte et l’insécurité régnante à ce jour à Gao.

Mais encore, le ministre français de la défense a révélé devant le parlement français que le conflit malien aura coûté à l’Etat français 70  millions d’euros à ce jour ; or, l’économie française n’est pas au mieux de sa forme et le ministre français du travail parle même d’ « Etat en faillite ».

La complexité de la situation est telle que la France qui a annoncé son retrait en mars 2013 n’est pas certaine qu’à cette date la lutte armé sera terminée  et la paix rétablie vu que les combats se poursuivent  à Gao ; de plus l’opération de maintien de la paix des troupes onusiennes qui est prévue pour avril, ne devrait normalement  débuter qu’une fois la paix revenue  pour ainsi  se conformer à sa dénomination d’opération de maintien de la paix.

Mais avec la pose des mines revendiquée par le Mujao et l’insécurité régnante à Gao, la France  ne peut raisonnable être sûr de respecter  son agenda annoncé relatif au rétablissement de la paix dans le nord Mali ; ce qui n’est pas de bonne augure pour  l’économie française  que 63% des français estiment en mauvaise passe ajoutée  aux déclarations à propos du coût du conflit malien qui aurait déjà  dépassé ou qui est en  passe de dépasser celui de l’intervention française en Afghanistan.

Bref, d‘aucuns parlent même du mauvais timing de l’intervention française au mali au vu des dépenses qu’elle entraîne pour  l’Etat français. Cela n’a pas empêché le président français de se rendre sur le terrain  pour assumer l’engagement militaire de la France au Mali  en dépit des critiques qui se font jour dans l’opinion française.

La réalité de la situation sur le terrain de la crise malienne fait donc naître un doute sérieux quant au respect de l’agenda français d’un rétablissement de la paix au nord Mali  en mars 2013 ; et l’inobservance éventuelle de cet agenda aurait comme conséquences : des dépenses budgétaires accrues pour la France ;  l’accentuation de la « faillite de l’Etat français », ainsi qu’un regain des critiques de la présidence Hollande.

FIN/INFOSGABON/PK/MM/2013

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