Economie

Déforestation du Gabon : Le démenti d’Olam

Libreville, Mardi 17 Janvier 2017 (Infos Gabon) – Accusée de contribuer à la dégradation du couvert végétal du pays, la société singapourienne Olam International apporte sa version.

Deux Organisations non gouvernementales (ONG) accusent la firme singapourienne de contribuer à la déforestation du Gabon. Dans un rapport conjoint qu’elles viennent de publier, Mighty et Brainforest critiquent Olam de ne pas prendre en compte la méthodologie de l’Approche par les stocks de carbone élevés (HCSA) dans sa politique d’extension de ses plantations de palmier à huile.

Pour les ONG, cette approche consiste à identifier et à éviter la déforestation des zones forestières capables d’emmagasiner une grande quantité de carbone dans l’atmosphère ou abritant une biodiversité animale ou végétale. Selon elles, Olam s’en passent éperdument.

Face à ces allégations, la multinationale est passée à l’offensive en invoquant plutôt des raisons d’ordre purement économique dont l’objectif est de développer le secteur agricole gabonais.

Le président directeur général d’Olam a plutôt fait savoir qu’Olam n’a jamais eu le macabre projet de détruire le couvert végétal dans le développement de ses activités comme le prétendent les deux organisations.

«Le Gabon a le droit et l’urgence de développer son secteur agricole pour diversifier son économie, améliorer sa sécurité alimentaire pour nourrir sa population et pour créer de nouvelles opportunités de subsistance, tout en protégeant ses forêts naturelles», a réagi Sunny Verghese.

Selon lui, les activités d’Olam se développent dans le strict respect de la préservation de l’environnement. «Les plantations de palmiers d’Olam au Gabon se développent d’une manière responsable envers l’environnement et la société en contribuant à chacun de ces objectifs. En effet, nous conservons et protégeons dans nos concessions, les forêts de haute valeur de conservation ayant une surface plus grande que la surface totale de nos plantations», a-t-il ajouté.

Souvent confrontée à une rareté de terres fertiles disponibles du fait de la savane et de nombreux terrains marécageux, l’entreprise éprouve parfois d’énormes difficultés pour pouvoir démarrer ses activités. Autant de contraintes naturelles qui font qu’Olam ait de sérieuses difficultés pour pouvoir faire appliquer la politique zéro déforestation.

«Il est nécessaire d’inclure certaines terres forestières hautement dégradées. La multinationale ne peut s’engager à une politique de zéro déforestation qui dépend de l’approche HCSA, vu les contraintes des terrains disponibles au Gabon», conclut-il.

FIN/INFOSGABON/SM/2017

Copyright Infos Gabon

Related Posts

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *