Economie

Gabon : L’importation du ciment interdite temporairement

Lundi 24 Juillet 2017 (Infos Gabon) – Le gouvernement justifie cette mesure temporaire par la volonté de valoriser la filière, la protection des investissements, la sécurisation des emplois et la mise en œuvre du programme d’industrialisation.

Par arrêté du Premier ministre daté du 19 juillet 2017, le gouvernement a décidé d’interdire l’entrée en territoire gabonais du ciment. Cette mesure prise après concertation avec les acteurs publics et privés de la filière vise à protéger le marché gabonais.

Selon un communiqué du ministère de la Promotion des investissements privés, du Commerce, du Tourisme et de l’Industrie, cette décision s’explique par la volonté des autorités gabonaises de valoriser la filière ciment et la protection des investissements; le maintien des emplois existants et la création d’emplois nouveaux en faveur des travailleurs locaux; la protection du consommateur, du circuit de distribution et la préservation du pouvoir d’achat des ménages.

D’une durée de deux ans, elle vise également la mise en œuvre du programme d’industrialisation par les acteurs du secteur industriel et la création d’un tissu entrepreneurial industriel sur les chaînes de valeur de l’écosystème de la transformation industrielle la volonté d’assainir le circuit des importations du ciment

Pour le gouvernement, «cette mesure d’interdiction temporaire permettra de relancer le tissu industriel de la cimenterie, dans la droite ligne de la politique d’industrialisation du pays.»

«En contrepartie de cette interdiction, le ministère de la Promotion des investissements privés, du Commerce, du Tourisme et de l’Industrie, le ministère de l’Economie, de la Prospective et de la Programmation du développement ainsi que le ministère des Mines ont signé un accord de suivi des engagements avec les producteurs locaux de ciment, définissant les engagements en termes d’approvisionnement du marché, de fiabilité du circuit logistique, de prix, de création d’emplois et de mise en œuvre d’un programme d’industrialisation moderne à l’échelle nationale», précise le communiqué.

Toujours selon le texte, «l’Etat gabonais entend exiger les contreparties d’investissement liées aux facilités accordées. En cas de violation des obligations inscrites dans l’accord de suivi, le gouvernement se réserve le droit, sans sanctions imposables à son encontre, de surseoir ou d’annuler cette décision».

FIN/INFOSGABON/FM/2017

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