Politique Revue de presse

Gabon / Médias : La Revue de la presse gabonaise de la semaine du 6 au 12 janvier 2020

Libreville, Lundi 13 Janvier 2020 (Infos Gabon) – Le discours du président de la République à la Nation continue à faire l’actualité dans les journaux gabonais parus la semaine écoulée.

Politique

A ce sujet, « L’Union » parue le 8 janvier 2020 à travers le titre phare : « 2020 : année de la réaffirmation de la valeur du travail », rappelle que le président de la République insiste sur la nécessité d’œuvrer au bonheur des populations en matérialisant leurs préoccupations et priorités en matière d’emploi, éducation, santé, logement, routes, eau, électricité et pouvoir d’achat. Et d’ajouter : « Les populations expriment à juste titre, une demande de protection aussi bien sur le plan sécuritaire qu’économique ». Selon la consoeur, « la mise en œuvre de l’action publique, exemplarité au sommet de l’Etat et de toutes les institutions publiques ou privées doivent guider l’action publique de tout dirigeant ».

Toujours à propos de ce sujet, « Gabon Matin » du 6 au 12 janvier 2020, qui va dans le même sens, signale en titrant : «  Au travail ! ». Le président Ali Bongo Ondimba a exhorté les Gabonais à se mettre au travail pour plus de résultats. L’objectif visé étant de passer de la parole à l’acte. Ces deux journaux proches du pouvoir s’intéressent également à la cérémonie de présentation de vœux au président de la République.

Abordant dans un autre sens, « Le Temps » du 9 janvier 2020 titre : « Dix ans après, toujours les promesses ». Le confrère, proche de l’opposition, note que la dernière allocution d’Ali Bongo Ondimba n’a fait aucune allusion à cette montée des tensions internationales, avant de citer le chaos centrafricain, l’assassinat d’Aymar Mbina et d’avertir : « Le pire pourrait donc être à venir. En tous cas, ABO (Ali Bongo Ondimba, ndlr) n’a pas jugé utile d’en parler aux Gabonais. Rien non plus sur les retraites des fonctionnaires ». C’est là tout le problème. Rien de vraiment bon ne s’annonce qui serait de nature à rassurer les Gabonais.

« Echos du Nord » du 6 janvier 2020 titre : « Le discours de la vérité ». Cette affirmation se base sur la promesse faite à ce peuple de le rendre heureux. Mieux de l’amener à l’émergence en 2025. Le confrère, proche de l’opposition, note qu’en dix ans, il n’a construit aucune école, que les 5000 logements annuels promis ne sont jamais sortis de terre. Dans ses manchettes, faisant allusion au discours à la Nation du chef de l’Etat, « Echos du Nord » donne un titre contrasté : « La réussite ne saurait être une obligation », selon que le confrère regrette la bonne tenue des discours présidentiels en parlant des apprentis communicants.

Puisque, selon l’hebdomadaire, les Gabonais s’attendaient à un bilan concernant le chapelet de promesses proférées le 31 décembre 2019, les téléspectateurs n’ont donc eu droit qu’à une plate homélie ennuyeuse d’une quinzaine de minutes.

« L’Aube », hebdomadaire proche de l’opposition, du 6 janvier 2020 titre : « Aucune de vos préoccupations ne sera laissée de côté ». Le confrère souligne qu’il y a « des actions qui relèvent du champ de simples promesses, et d’autres qui relèvent du champ de la prospérité ». D’où il présente parmi ces promesses : « Aucune de vos préoccupations sera laissée de côté ». Pourtant, poursuit le confrère, « Ali Bongo savait qu’il ne dirait rien d’intéressant, mais qu’il devait sacrifier au rituel en démontrant à ceux qui ont vite annoncé sa mort qu’il pouvait lire un discours pendant plus de quatre minutes ». Et de conclure : « toutes les préoccupations des Gabonais seront laissées de côté et ce n’est pas la petite exégèse de la devise Union-Travail-justice qui démentira la tradition de l’échec.»

Au chapitre de visites au Gabon, l’arrivée du secrétaire d’Etat français à Libreville ; Jean – Baptiste Lemoyne.

« L’Union » du 10 janvier 2020 titre : « Ali Bongo Ondimba invité au prochain Sommet Afrique-France ». Telle est l’invitation du président Emmanuel Macron transmise au numéro un Gabonais par le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Europe et des Affaires Etrangères, Jean – Baptiste Lemoyne arrivé mercredi 8 janvier dernier à Libreville. Des dossiers liés à la sécurité dans la sous – région et sur le continent, notamment la piraterie maritime dans le golfe de Guinée, ont occupé une large place dans les discussions.

Le sommet de juin 2020 à Bordeaux intéresse les autorités françaises. En plus de la rencontre avec Ali Bongo Ondimba, les présidents des deux chambres du parlement ont eu des échanges fructueux sur la politique intérieure, les relations bilatérales, le président du groupe parlementaire Les Démocrates et les parlementaires de l’opposition, ensuite ceux de la majorité. Jean Baptiste Lemoyne a pu dire : « Il y a des nuances qui doivent exister entre les uns et autres ».

« La Loupe », hebdomadaire proche de l’opposition, du 7 janvier 2020 titre : « Jean-Baptiste Lemoyne à Libreville et puis quoi ? « à la une, semble être une occasion pour notre confrère de le présenter ainsi : « Brandie comme une prise de guerre par les Emergents, l’arrivée du Secrétaire d’Etat Français auprès du ministre de l’Europe et des Affaires Etrangères est sur toutes les lèvres dans les salons feutrés à Libreville. » Et d’ajouter qu’il est surtout le premier officiel Français à fouler le sol gabonais après les événements de la présidentielle d’août 2016. Le confrère fait allusion à la cupidité des gouvernants.

« Moutouki », du même groupe de presse que « L’aube » et « La Loupe », du 9 janvier 2020, titre : « Jean-Baptiste Lemoyne au secours, au secours ! » Le confrère précise que le jeudi 9 janvier, le secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères posera la première pierre des travaux des nouveaux locaux de la Représentation Française à Libreville. Les pro-Ali Bongo y voient un signe de réchauffement de l’axe Paris-Libreville. Or, à son avis, Ali Bongo est totalement grillé sur le plan international. Alors que d’autres chefs d’Etat sont reçus à l’Elysée, le Gabon se contente d’une visite d’un secrétaire d’Etat.

Au volet concernant Julien Nkoghe Bekale et son gouvernement, « Tempête d’Afrique » du jeudi 9 janvier 2020 titre : «  La méthode Nkoghe Békalé ».

« Sans croissance, aucun Etat n’est viable ». Tout le défi que va s’employer le PM (Premier ministre, ndlr) pour attendre la 2e revue des experts du FMI concernant le Programme de relance économique. Devant le dossier de la Fonction publique devenu un véritable casse-tête, sur 2 millions d’habitants, le Gabon compte 105.851 fonctionnaires. Et le confrère d’ajouter que la méthode Nkoghé Bekalé : il n’est pas impératif de réaliser ce que le peuple attend. Il répercute orientations, instructions fermes, et pourtant les secteurs santé, éducation, routes  exigent de mieux faire : « la croissance c’est bien. Mais la croissance ne se mange pas ».

« L’exemple » du 8 janvier 2020, titre : « le Premier Ministre. Julien Nkoghe Bekalé devrait-il rendre le tablier ? ».

«  Pourquoi Julien Nkoghe Bekalé, en homme averti s’est-il mêlé à la campagne aux ambitions noises engagée par Laccruche Alihanga ? » Malheureusement, continue le confrère : « on a vu le PM accompagner Laccruche Alihanga dans ses différentes apparitions. Etait- il au parfum de ce qui se préparait ? ». Et d’ajouter : « Les voix s’élèvent au sein de sa formation politique pour demander son départ pour crise de confiance. Le regard reste tourné vers le Président de la République qui devrait décider du choix du nouveau patron du gouvernement.

« L’Union » du 11 et du 12 janvier 2020 titre : «  Le gouvernement à l’offensive ? ». Dans sa dernière adresse à la nation, le Chef de l’Etat a été clair. Il faut passer d’une logique d’annonces à celle des résultats ». Voilà qui met la pression à l’équipe gouvernementale. L’épée de Damoclès plane sur leur tête et d’être au fait des réalités de ses compatriotes » a pu déclarer le PM devant la représentation nationale. Devoir d’exemplarité et de probité dont devraient faire montre les gouvernants. « Le gouvernement est, conclut le confrère, face à ses responsabilités, tel un maçon, sera jugé au pied du mur ».

« Gabon Matin » du 6 au 12 janvier 2020 titre : « La mise en garde de Boukoubi à Nkoghe Békalé ». Le confrère revient sur l’interpellation du Premier ministre lors de la cérémonie de clôture de la 2e session ordinaire de l’Assemblée Nationale. Faustin Boukoubi, son président, n’a pas fait dans le langage de bois sur les manquements de l’équipe gouvernementale. Après avoir félicité le Chef du Gouvernement d’avoir bénéficié de la confiance du Chef de l’Etat, l’élu de Pana, connu pour son franc-parler, a invité l’intéressé à mériter cette double confiance : être plus pragmatique dans la mise en œuvre des axes prioritaires de la politique sociale, la sélection des hommes devant traduire en actes les chantiers arrêtés par le PR (président de la République). Les questionnements sur la gestion de la chose publique, le climat socio-politique malsain à la suite de l’opération « scorpion », l’incompétence des collaborateurs.

« L’Union du 9 janvier 2020 titre : « vœux au Premier ministre : matérialiser les projets du Chef de l’Etat ». La consoeur rapporte que le gouvernement et l’administration gabonaise ont présenté leurs vœux de nouvel an au Premier ministre JNB (Julien Nkoghe Bekale). C’est le ministre d’Etat, ministre de l’intérieur, Lambert Noël Matha, qui s’est exprimé au nom du gouvernement. JNB a réaffirmé son engagement à rendre concrets les projets initiés par le numéro un gabonais. Notamment l’amélioration des conditions de vie des populations.

Au nombre de ces projets à matérialiser : la satisfaction des besoins essentiels : la route, la santé, l’éducation, l’enseignement supérieur, la formation professionnelle, l’eau, l’électricité, le transport, le logement, la lutte contre le chômage, l’insécurité, la criminalité faunique, etc. JNB a dit compter sur l’efficacité des siens.

Opération scorpion

A propos de ce sujet brûlant de l’opération « scorpion », on peut retenir, au cours de la semaine écoulée, « La Loupe » du 7 janvier 2020 titre : « Une affaire dans l’affaire », le confrère signale que les gabonais doutent des réels motifs du traitement infligé à BLA (Brice Laccruche Alihanga) à la prison centrale de Libreville. D’autant plus que le détournement des deniers publics est un sport national du système Bongo-PDG. Lequel s’est amplifié depuis 2009 avec l’arrivée d’Ali Bongo au pouvoir. L’orthodoxie financière est une vue de l’esprit. L’avocat de Brice Laccruche Alihanga évoque les conditions les plus minables pour son client. Ce n’est pas une détention ordinaire, s’il s’agit d’une organisation particulière de l’humilier et de le torturer. Il se demande si cette affaire n’est pas une affaire dans une autre dont on ne parle pas du tout dans la presse.

«Il est certain, conclut le confrère que l’affaire va se fondre  dans les souvenirs comme avant elle le kevazingogate, avec à la clé l’interpellation de petits poissons pour distraire ». 

« L’Aube » du 06 janvier 2020, titre : « BLA en cellule d’isolement », depuis la déclaration des avocats de BLA dénonçant la mise en cellule d’isolement de leur client. Le confrère note : « Qui en veut à l’ex-DCPR pour lui infliger un supplice aussi inhumain qu’illégal ?… Dans les officines politiques et sociales (AJEV, SDG, RV) autrefois griots de BLA, c’est le silence de cimetière…aucun ne veut prendre la responsabilité de dénoncer les exactions commises sur leur leader d’hier… le cri d’indignation viendra alors de l’opposition. Citant le président de l’ONG agir pour le Gabon. « Le pouvoir est en train de planifier l’assassinat de ce jeune prisonnier gênant, Monsieur BLA est un témoin possédant certainement des dossiers explosifs compromettant pour la dynastie des Bongo ».

« Echos du Nord » du 6 janvier 2020, à la Une, titre : « BLA dans un trou noir ». Le confrère souligne les sévices infligés au client des avocats de l’ancien DC (Directeur de cabinet), depuis une certaine période aux fins de l’humilier. Voici la description : « ce dernier vit aujourd’hui dans une cellule sordide de 9m2, sans lumière, où pullulent rats et cafards. En guise de toilettes, un simple trou creusé à même la cellule pour ses besoins naturels ». Il n’a pas accès aux soins. Et d’ajouter : « Rien ne justifie que le Gabon qui a ratifié la convention des Nations Unies contre la torture pour des préoccupations de détournement en arrive là. Le confrère conclut que de nombreuses personnes tapies dans l’ombre de « scorpion » et « Mamba » seraient aussi passibles de poursuites pour des tortures sans cause.

« Moutouki » du 9 janvier 2020 titre : « Mensonge d’Etat, arrestation de BLA, corruption : Ali Bongo vraiment innocent ? » Le confrère indique ceci dans la page intérieure : où BLA a-t-il eu de l’argent pour financer cette activité et ne s’est-il pas étonné de son envergure ? Le 26 Décembre dernier, Bilie By Nze, avec une ignominieuse naïveté ou un cruel cynisme, avance que BLA avait organisé cette tournée à son initiative ».

Et d’ajouter : «  De deux choses l’une. Soit, à cause de la maladie, Ali Bongo était indisponible, pendant que BLA organisait sa tournée républicaine. Auquel cas, la déclaration de la vacance du pouvoir s’imposait… soit BOA avait recouvré sa santé et était donc informé ».

« L’Exemple » du 8 janvier 2020 titre : «  Détention : Laccruche Alihanga se trouve dans un quartier appelé le trou ». Le confrère souligne : « selon Ange Kevin NZIGOU, avocat au Barreau du Gabon, les conditions de détention  de son client le poussent à s’interroger : prisonnier d’opinion ou méchant voleur ? Certaines sources évoqueraient une tentative de destitution, une hypothèse qui reste jusque – là entre guillemets. Et de conclure, cette déviance semble ternir l’image de la justice Gabonaise.

« L’Union » du 6 janvier 2020, titre : « scorpion » Raphaël Nze Minko et Gervais Martial Kouleyo-Houlpaye recherchés ». Des mandats d’arrêt  internationaux ont été émis, le 3 janvier dernier, par le parquet qui souhaiterait les entendre dans le cadre de l’opération scorpion, en cours. Le confrère précise : « Nous ne savons pas exactement où elles se trouvent ». Le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Libreville, lors de l’échange avec la presse indique 30 interpellations dont 6 hors de cause. Le même quotidien paru le 10 janvier, titre : « Justin Ndoundangoye en détention préventive depuis hier ». C’est désormais à la grande maison d’arrêt de Libreville que « Okulu » va réfléchir à la solution idoine, pour espérer bénéficier d’un non-lieu ».  Il  va retrouver ses anciens collègues du gouvernement. Rappelons que Ndoundangoye n’est pas encore déchu de son mandat de député.

Election présidentielle de 2023

L’on avait cru que trois ans, c’est encore loin de nous, « La Loupe », journal proche de l’opposition, du 7 janvier 2020 donne le ton avec un titre évocateur, « Horizon présidentiel 2023, le soleil se lèvera-t-il à Bongoville ou à Omboué ? » La consoeur résume : « Trois ans avant de mettre un bulletin de vote dans l’urne, les écuries préparent leurs chevaux et les supporters s’interrogent. Ali Bongo avancera-t-il Noureddin Bongo Valentin (son fils, ndlr) ? Jean Ping fera-t-il la place à Frank Ping (son fils, ndlr) ? C’est dire avec le confrère à la même page : « Si ce n’est un Bongo, c’est un Ping ».

« L’Union », du 6 janvier 2020 titre : «  Majorité : comment accompagner le gouvernement ? ». La consoeur suggère des concertations régulières et permanentes, mettre le doigt là où ça fait mal, incarner une nouvelle dynamique et s’approprier véritablement « la culture des résultats ».

« L’Exemple » du 8 janvier 2020 titre : « L’opposition gabonaise ; une organisation des trompeurs ». Un constat sans commune mesure, explique-t-il : après deux semaines d’enquêtes dans les milieux carcéraux, les familles gabonaises, l’opposition politique a clairement trompé le peuple gabonais. Présentés comme des poissons extrêmement dangereux pour la nation, ils ont transformé les jeunes intellectuels, en meneurs de la contestation politique. Ces leaders passent à autre chose quand leurs militants paient le prix. Les vrais vainqueurs n’ont jamais accordé le moindre crédit à cette opposition qui attend la fin des scrutins pour accuser les vainqueurs.

Economie

Au chapitre économie, dans leurs livraisons, certains journaux ont mis en exergue les différents secteurs de notre économie. « L’Union » du 11 au 12 janvier 2020 titre : « Fonction publique, en avant pour une thérapie de choc ». Le forum de réflexion de trois jours a permis de converger en faveur de la construction d’une administration publique forte, performante. L’heure est venue pour le gouvernement et les syndicats de se tenir dans un principe de vérité, aller vers les obligations des résultats, socialiser les problèmes. La Ministre Madeleine Berre a analysé la liste des recommandations pour les faire aboutir à des lois. Les objectifs ; service efficace, régularisation des situations administratives, administration attractive, etc.

« L’Union » du 10 janvier 2020 titre, « Jean Marie Ogandaga, « Il y a beaucoup de dettes fictives ». C’est l’interview qui permet au ministre de l’Economie de parler du retour à la normale du prix du pétrole en vue de la mise en œuvre des réformes économiques. Mais la dette, notamment les arriérés sont conditionnés. Il y a des dettes réelles. Or, la dette signifie qu’un travail a été réalisé. L’Etat ne paiera que la dette avérée », conclut le membre du gouvernement.

Infrastructures

« L’Union » du 8 janvier 2020, titre : «  Nationale 1 : lancement imminent des travaux », c’est le titre éclaireur qui précise que toutes les conditions sont réunies pour que le chantier aille à son terme. C’est dire que les travaux de réfection de la route nationale 1 (RN1) devraient démarrer dans les plus brefs délais, puisque la loi d’emprunt a été votée dernièrement au Parlement. Ce sont six secteurs qui sont visées.

A travers ses manchettes, « L’Union » du 8 janvier revient longuement sur le transport aérien en titrant : « Le défi de la création d’une compagnie nationale ; c’est le PM qui a remis sur la table la création d’une flotte aérienne. Cette décision est motivée par le retrait de la liste noire de l’Union Européenne (U.E) des transporteurs aériens basés au Gabon.

« L’Union » du 11 au12 janvier 2020, titre « Bassins – versants : l’appui de la BEAC pour achever les chantiers ». Au centre de la réunion entre le ministère de l’Economie et son collègue des Travaux publics et le président de la BDEAC, le problème épineux des chantiers des bassins versants inachevés. L’appui de l’institution financière pour accompagner 21 bassins versants inscrits qui collectent les eaux de ruissellements. Pour rappel, la question de financement est entamée depuis 2014.

Pétrole

Le quotidien précité, dans sa livraison du 7 janvier 2020 titre : « L’or noir en forme, les bourses tremblent ». A partir des dommages collatéraux de la disparition du Général  iranien tué par un raid américain à Bagdad, l’économie du Moyen-Orient est impactée, et les 7 bourses des six états ont clôturé en rouge, les cours du pétrole. Par contre, les bourses mondiales crispées face à une supposée crise entre l’Iran et les Etats-Unis, leurs cours de pétrole ont bondi de plus de 4% après l’annonce de la mort du général Qassem Soleimani.

« Gabon Matin » du 6 janvier 2020 titre : « Pénurie de carburant dans le Haut-Ogooué et l’Ogooué – Lolo ; trouver des solutions pérennes ». C’est un constat amer : la fin de l’année dans les provinces du Haut-Ogooué et l’Ogooué-Lolo a été marquée par un manque criard de carburant. Informé de cette situation, le Ministre des Hydrocarbures, a réuni les acteurs du secteur. Conséquence de l’arrêt des activités  dans l’exploitation forestière où le carburant est nécessaire. Licenciements technique et surtout la solution à la pénurie de carburant.

Banque

Pour sa part, « L’Union » du 7 janvier 2020 titre : « BGFI Bank, la performance comme objectif ». Le groupe BGFI a des projections pour 2020 : redressement d’une courbe a un peu fléchi durant l’année, avec  objectifs d’atteindre des bénéfices nets de 40 milliards de francs : une année de charnière.

« Tempête d’Afrique » du 2 janvier 2020 évoque le patron de BGFI dans son titre éclaireur : « Henri-Claude OYIMA, un modèle pour  la jeunesse africaine ». Si la jeunesse Gabonaise recherche de repères, le parcours d’Henri-Claude OYIMA mérite qu’on s’y attarde. Le natif de Franceville s’envole pour New-York  afin de  préparer un master en banque, puis revient travailler à City Bank, Paribas, BGFI, direction de la filiale à 29 ans. L’un des actionnaires Omar Bongo Ondimba décède en 2009, c’est l’accélération de l’internationalisation (Madagascar, Bénin, RDC, Cameroun), c’est 11 filiales et 9 sociétés de service.

« L’Union » du 9 janvier 2020 titre : «  Ces désagréments autour des cartes bancaires ». Le confrère cite ce que vivent les clients des banques ; mise à disposition tardive des cartes bancaires, guichets automatiques de banque hors – service lorsque les clients sont dans le besoin ou que les cartes sont retenues par les Guichets automatiques de Banque (GAB). Les usagers peinent à récupérer cet outil de paiements.

La gestion des Ports

 A l’opposé  de ce qui précède, l’Union du 09 janvier 2020 titre : « Gestion des ports : les commandants fixent un nouveau cap ». Il s’agit des travaux de la 6e réunion du réseau des commandants des ports et des agents PFSO de l’Association de Gestion des Ports de l’Afrique de l’Ouest et du centre (AGPAOC). La piraterie sur les navires de pêche et marchands a figuré en bonne place, ainsi que la protection de l’environnement maritime et portuaire. La finalité étant la connectivité maritime entre pays et l’amélioration, la compétitivité des ports.

Téléphonie

Dans sa page intérieure, « L’Union » du même jour titre : « Téléphonie mobile, plus de 3 millions d’abonnés au Gabon ». Une remarque qui s’impose : pour une population de 2 millions d’habitants, c’est une performance. Si le nombre d’abonnés à l’internet GSM s’est déprécié de plus de 4,9% pour se situer à 2,0366 millions. C’est que le résultat est consécutif du dynamisme enregistré par les sociétés opérant dans la téléphonie mobile.

Olam Gabon

« Matin Equatorial » du 8 janvier 2020 titre : «  Le groupe Olam avoisine les 1930 milliards de F.CFA au Gabon ». Une récente consultation du Fonds Monétaire International (FMI) a porté sur les performances macro-économiques du Gabon, c’est un groupe vecteur d’une dynamique de croissance et de développement pour le pays.

Le même journal à la page intérieure a retenu l’attention de la filière Bois en titrant : « Les industries du Bois confirment leur bonne tenue » .C’est en effet au terme des neuf premiers mois qu’on a enregistré de bons résultats de 14,4% pour atteindre 945.158m3 dans la zone économique de Nkok. L’augmentation des exportations au moment du scandale du kevazingo en lien avec la demande locale.

Social

« Le Mbandja », proche de l’opposition, du 10 janvier 2020, qui titre : «  La retraite ou le salaire les inégalités des chances », s’attache à démontrer le lien que l’auteur de l’article tente de montrer : la dégradation des conditions de vie des travailleurs touche plus sévèrement ceux qui ont fait valoir leur droit au repos. Ils méritent mieux de la solidarité nationale. Mais l’injustice se révèle lorsque la pension reste calculée sur l’ancienne grille très défavorable. Pour les syndicalistes de DU (Dynamique unitaire, ndlr), le gouvernement du PM Julien Nkoghe Bekalé n’est plus qualifié pour résoudre cette équation de l’injustice sociale.

« Moutouki » du 9 janvier 2020, titre : «  Assemblée Générale de Dynamique Unitaire, l’ultimatum au gouvernement… » C’est jusqu’au 31 janvier que les solutions aux revendications posées sur la table doivent être prises au sérieux. Car, en l’absence de réponses satisfaisantes, D.U qui rejette les mesures d’austérité se retrouvera le 05 Février, pour réclamer les arriérés de bourses.

« L’Union » du 7 janvier 2020 titre : « Moanda : préavis de grève à Comilog ». C’est par un préavis de grève que les travailleurs de la Compagnie minière de l’Ogooué ‘(Comilog) ont décidé de débuter l’année 2020. Voici le refrain : « Non satisfaits du contenu de la nouvelle mouture, les Miniers ont décidé d’engager cette épreuve, pour dénoncer le « refus » du gouvernement de tenir une réunion plénière tripartite demandée par les travailleurs.

Le même quotidien paru le 8 janvier titre : « L’IUSO : une nouvelle rentrée académique et des défis ». L’Institut universitaire des sciences de l’organisation (IUSO) vient d’effectuer le 6 juin dernier sa rentrée académique sous le signe de la transformation et l’engagement de tous les acteurs. Une occasion pour la directrice générale d’exprimer sa volonté d’atteindre les nombreux défis de l’heure : l’offre de formation, la coordination scientifique, le centre de pédagogie universitaire.

Société

« Gabon Matin » du 6 juin 2020 n’a pas été tendre sur le phénomène grandissant de spoliation de veuve en titrant à la Une: « Après le décès du commandant Aymar Mboumba Mbina, le sort de la veuve ». Le confrère commence : « Une sombre affaire de spoliation a éclaté, impliquant les proches du défunt. Mariés à la coutume, la belle-famille veut la déposséder des biens acquis avec son défunt conjoint. Le mariage coutumier ne donne aucune garantie successorale au Gabon.

« L’Aube » du 6 janvier 2020 titre à ce sujet : « Barbare ! Scandaleux ! Honteux ! ». La consoeur tire à boulets rouges sur la famille d’Aymard Romarick Mboumba Mbina. Morceau choisi : « En plein conseil de famille, sa compagne a, comme on dit, pété un plomb. Elle a dû franchir la ligne rouge de la douleur, de la réserve et de la discrétion derrière laquelle la confinait le deuil de celui avec qui elle partageait sa vie ». Ils lui ont demandé de quitter la maison.

« L’Union » du 11 et 12 janvier 2020 titre : « Les confessions religieuses autour d’un idéal » et « Dialogue interconfessionnel : une particularité gabonaise ». De la grande rencontre de prière entre les confessions, à la présentation d’une charte qui invite les différentes communautés religieuses, il n’y a qu’un pas : être des instruments de promotion de la paix, de l’unité dans le pays. C’est un cas d’école pour les autres nations, mais surtout comme en juin 2016 : catholiques, protestants, pentecôtistes, musulmans. Il n’y a qu’au Gabon « où nous voyons les musulmans applaudir les chrétiens, les chrétiens applaudir les musulmans ». Il faut maintenir cette flamme.

« La Loupe » du 7 janvier 2020 titre sur le même sujet : « Journée nationale de la prière pour la paix au Gabon, Basile Mve Engone cause le flot » ou « La participation des prélats gabonais et congolais à la gestion de leur pays ». Le confrère souligne que les fidèles ont boycotté la journée nationale de la prière pour la paix dont l’initiateur de la journée : Mgr Basile Mve Engone qui a annoncé la charte a vu un petit groupe de fidèles d’une centaine d’âmes. On le soupçonne d’être en mode « sauvetage » du régime qu’il a toujours servi. En revanche, en RDC, les prélats congolais sont au profit des populations vulnérables : un modèle à suivre, conclut le confrère, sans pour autant expliquer à l’opinion que la paix qui règne au Gabon repose sur ce genre d’initiatives prises par les confessions religieuses gabonaises. Et ce, depuis le temps du patriarche Omar Bongo Ondimba.

Faits divers

« L’Union » du 10 janvier 2020 titre : « Alexis Ndouna, un rôle déterminant dans la captation des fonds détournés ». C’est dans le cadre de l’opération scorpion que l’homme d’affaires, Alexis Ndouna se présente devant le parquet. Ainsi, le présumé proxénète est également poursuivi pour des faits de concussion, incitation et détournement des deniers publics : contrairement à l’actualité brûlante d’octobre dernier.

A ce sujet, « Le Temps » du 9 janvier 2020 titre : « Arrestation d’Alexis Ndouna, que la justice fasse son travail ». L’affaire Wally semble relancée. Si les membres de la famille de la victime éprouvent des sentiments de satisfaction, celui qui a fait la Une de l’actualité en devenant introuvable vient d’être mis aux arrêts. Son extradition ne constitue que la première étape, souligne le confrère.

« L’Union » du 7 janvier 2020 éoque un autre faits divers en titrant : « Landry Amiang Washington libéré après condamnation ». La consoeur reprend les déclarations d’un de ses avocats : « Nous avons plaidé. Nous avons mis le dossier en délibéré et les juges de la cour d’appel de Libreville nous ont suivis, nous avons gagné ». Arrêté en juillet 2016 pour incitation à la révolte contre les autorités de l’Etat, trouble à la paix publique et outrage envers le président de la République, il a été libéré après condamnation.

Sports

« L’Union » du 10 janvier 2020 titre : « National-Foot : le ministre des Sports confirme la date du 25 janvier ». Après avoir reçu le vice-président de la Fédération gabonaise de football et le président de la Ligue nationale de football professionnel, le ministre des Sports a été fixé sur les deux dates de démarrage des activités sportives. En effet, le but de leur rencontre étant de faire les derniers ajustements du budget alloué au championnat national, la date retenue pour la coupe du Gabon est le 18 janvier et celle du championnat de D1, le 25 janvier 2020.

Le quotidien progouvernemental dans sa livraison du 8 juin 2020 titre : « Chan-2020 : deux arbitres gabonais présélectionnés ». La commission d’arbitrage de la Confédération africaine de football (CAF) a convié les présélectionnés à participer vaux tests physiques. Une surprise de taille pour le pays hôte, le Cameroun n’a pas été retenu sur les 16 équipes qualifiées.

Evoquant la tanière des panthères, « L’Union » du 11 et 12 janvier 2020 donne un titre édifiant : « Patrice Neveu : Activer la concurrence au sein des Panthères ». Le quotidien national signale que le Gabon entame la campagne des éliminatoires du Mondial 2022. Le technicien français, Patrice Neveu se doit d’aller loin : l’ambition de constituer une équipe solide et compétitive ferait l’affaire. Raison pour laquelle il sillonne l’Hexagone à la recherche de nouveaux talents pour susciter la concurrence.

FIN/INFOSGABON/2020

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