Gabon : Priorité à la formation professionnelle
Libreville, Vendredi 10 mai 2019 (Infos Gabon) – En faisant désormais de cet ordre d’enseignement une prérogative, le gouvernement entend former plus de jeunes prêts à l’emploi et lutter efficacement contre le chômage.
Parmi les thèmes abordés mercredi dernier par le Premier ministre, chef du gouvernement sur les antennes de Gabon 24 figuraient en bonne place l’éducation.
Julien Nkoghe Békalé a abondamment expliqué le changement de paradigme actuel qui caractérise le gouvernement qui entend désormais accorder la priorité à la professionnalisation.
«A l’origine, on part d’un constat simple : notre modèle éducatif ne permet pas à nos apprenants à la fin de leur cursus scolaire d’avoir un emploi. Ce constat a été fait depuis les états généraux de l’éducation en 2010. Le chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba lui-même dans son discours à la nation d’août 2017 a fait encore l’amer constat. Il s’agissait donc de changer de paradigme en mettant la formation professionnelle comme finalité des études pour permettre aux apprenants qu’à la fin du cursus scolaire, ils puissent avoir un emploi», a-t-il indiqué.
Fondant son argumentaire sur les conclusions des états généraux de 2010 et les conclusions de la Task force sur l’éducation qui s’est tenue à Dounia Park, il tient à faire remarquer que les études générales ayant montré leurs limites ne permettent pas d’avoir un emploi.
«Le gouvernement (…) a jugé nécessaire de revoir les conditions d’attribution des bourses pour tout diriger les études professionnelles post-Bac. Jusque-là, les études professionnelles étaient pré-Bac, niveau Certificat d’études primaires, niveau 3e et ceux qui n’ont pas eu le Bac, on les orientait vers des centres de formation professionnelle. C’était considéré dans le subconscient des Gabonais comme l’école de la deuxième chance», souligne-t-il.
«La formation professionnelle est au même niveau que les études générales. C’est l’école de la première chance. Le Canada, l’Allemagne et la Suisse sont des modèles. Aujourd’hui, tous les pays du monde entier sont en train de remettre en cause le modèle qui repose sur l’éducation de formation générale pour mettre l’accent sur la formation professionnelle», précise Julien Nkoghe Békalé.
Au sujet du malentendu survenu dans la communication gouvernementale sur la question, le Premier ministre, chef du gouvernement, en toute humilité et honnêteté, le reconnait.
«Il y a eu un quiproquo sur la communication gouvernementale, je le concède. Ce qu’il faut comprendre dans cette réforme c’est que tous les bacheliers, quelle que soit la série, dès qu’ils ont le Bac, ils sont prioritairement orientés vers des études professionnelles post-Bac. Ceux qui veulent faire des études générales, et c’est ce que dit la loi, c’est les plus jeunes, le gouvernement a fixé la norme à l’âge de 19 ans et la moyenne 12/20», explique-t-il.
«Mais, il faut comprendre que derrière il y a l’application. Tous les étudiants et tous les bacheliers qui ont moins de 19 ans, 18 ans, 17 ans, 16 ans ou 15 ans, et qui ont le Bac, même s’ils n’ont pas 12 de moyenne, s’ils veulent faire des études générales et qu’ils n’ont pas les moyens, l’Etat va les accompagner. De la même manière que ceux qui ont plus de 19 ans, s’ils ont une moyenne égale ou supérieure à 12/20, parce qu’il y en a qui sont brillants, et qui veulent faire des études générales, l’Etat les accompagnera. Mais, la priorité de l’Etat c’est les études professionnelles», conclut-il.
FIN/INFOSGABON/SM/2019
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