Politique

Intervention d’AMO : Démagogie et profession de foi !

Libreville, 29 janvier 2013 (Infos Gabon) – Le compte rendu de l’interview accordée par André Mba Obame (AMO) au journal « Echos du Nord » du 28 janvier pressente des photos d’un homme aux traits certes moins inquiétants qu’en août 2012 ; néanmoins la méthode et le contenu de son discours sont restés sensiblement les mêmes à savoir, démagogie et entêtement politiciens.

Dans la série de propos démagogiques, on notera cette phrase  du fils de Medouneu, « des fonctionnaires sont en activité mais leurs salaires sont illégalement retenus à la direction de la solde ». Bien entendu AMO se garde de révéler qu’il se fait fort de payer grassement ces fonctionnaires gabonais qui ont abandonné leurs postes dans les administrations pour se consacrer à l’activisme politique au sein de l’ex UN, il ne dit pas aussi que selon le droit de la fonction publique gabonaise, la rémunération est la contrepartie du service fait.

Autre assertion démagogique de M Mba Obame : « le pouvoir émergent est maintenant discrédité et isolé sur la scène internationale et auprès des amis du Gabon ». Que vaut pareil affirmation quand les gabonais savent que le Gabon a obtenu la présidence de la CEMAC en question durant la concertation politique en cours ; que de même, le Gabon vient d’abriter avec succès un sommet sur la crise en Centrafrique qui a vu les Etats de la sous région tous représentés, soit par leurs chefs d’Etat, soit par leurs Gouvernements.

AMO évoquera en outre un « divorce profond entre le peuple gabonais  et ses gouvernants actuels » ; il feint ainsi de reconnaître : le plébiscite du PDG aux législatives de 2011 ; la liesse populaire des gabonais autour du chef de l’Etat lors de la CAN 2012 et de la célébration de la médaille olympique d’Antony Obame.

Mais encore pour AMO « le rais a vis-à-vis du peuple gabonais une attitude qui oscille entre vengeance, répression aveugle et zapping ». Faisant certainement allusion aux arrestations de Cocotiers Andre Mba Obame, omet volontairement de dire qu’il y a eu des infractions à la loi pénale, à savoir, troubles à l’ordre public, vandalismes et destructions des biens d’autrui.

Selon une autre déclaration particulièrement démagogique d’AMO, parlant du président Ali Bongo Ondimba « quand le peuple lui parle de conférence nationale souveraine, lui répond  conseil national de la démocratie » ; seulement le peuple dont parle AMO, c’est les 30.000 inscrits dénombrés par Ernest TOMO ; or ce chiffre représente  moins de 5% de la population élective nationale qui est d’environ 700.000 âmes.

Versant dans la démagogie à outrance, AMO déclarera que « l’UN n’appartient pas à ses leaders. Elle est la propriété du peuple gabonais. » ; Alors même qu’à la présidentielle  de 2009, l’UN n’avait pas de candidat ;  or, le peuple souverain ne s’exprime que par l’élection ou le referendum.

Une autre tactique démagogique  pernicieuse consistera pour AMO de parler de la situation du Gabon avec des chiffres non officiels, mais prétendument issus « d’un sondage de l’institut Gallup », avec ceci que ces chiffres restent à vérifier tout comme la crédibilité dudit institut de sondage.

Idem pour la fiabilité douteuse du « rapport de la Rrand Marchand Bank » sur le classement du Gabon pour la facilité à faire des affaires ; il s’agit des chiffres d’une banque peu  connu ; c’est un fait, les chiffres de référence d’AMO ne sont pas ceux du PNUD, Banque Mondiale, FMI,  BAD, etc qui sont des institutions internationales de notoriété.

Pour le reste AMO sert à l’opinion sa profession de foi, à l’exemple de cette phraséologie « la dissolution de l’UN qui est inédite dans un Etat qui se veut de droit et dans une démocratie qui se respecte, est purement et simplement irrégulière. » ; l’homme ne considère alors pas du tout que c’est au nom de l’Etat de droit que la loi sur les partis politiques a prévu les conditions de dissolution d’un parti politique et que le Conseil d’Etat, le juge administratif, a confirmé la dissolution de l’UN.

Dans le même esprit, AMO ajoutera que « l’UN …dirigera démocratiquement le Gabon » ; et pourtant l’UN est dissoute ; de même, à propos de la conférence nationale souveraine ; il déclare « la conférence nationale souveraine finira par se tenir, n’empêche à ceux qui sont dans le déni des réalités » ; cette conférence nationale souveraine réclamée par l’opposition serait une réalité aux seuls yeux d’AMo ; les gabonais apprécieront !

Enfin pour AMO la concertation politique sur la restructuration du CND « prouve que les lignes sont en train de bouger. » vers la conférence nationale ; quelle foi !

FIN/INFOSGABON/CE/2013

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