Economie

L’Afrique à Davos ! Destins croisés de deux conquérants

Libreville, Vendredi 22 Janvier 2016 (Infos Gabon) – Comme tous les mois de janvier, la commune Suisse de Davos, accueille du 20 au 23 janvier 2016 le Forum économique mondial. 2 800 personnalités sont attendues cette année, notamment des chefs d’Etat ou de gouvernement, des dirigeants de grandes entreprises et des institutions internationales. Parmi lesquels le Président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, le Premier ministre français, Manuel Valls, celui de la Grèce, Alexis Tsipras, le britannique David Cameron, la directrice du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde. Pour cette édition 2016, deux grands hommes d’affaires africains cités comme modèles se retrouvent à Davos. Destins croisés de Tony O. Elumelu et Tidjane Thiam.

Ils ont en commun leur identité africaine, leur parcours de banquiers surdoués et leur cinquantaine triomphante. Mais pas seulement. Ils ont en partage d’être consultés, écoutés et conviés aux discussions sur les sujets globaux comme ici à Davos sur les Objectifs de Développement Durable.

Le premier, Tony O. Elumelu, fut, il y a près de vingt ans, pionnier et maître d’œuvre de la plus belle fusion-acquisition de l’histoire bancaire d’Afrique sub-saharienne avec le groupe UBA, qu’il préside encore aujourd’hui en même temps qu’il investit sur le continent à travers Heirs Holdings. Le second, Tidjane Thiam, est résolument parti à la “conquête de l’Ouest” en s’imposant à la tête du géant de l’assurance Prudential puis en présidant, récemment, aux destinées du Crédit Suisse. Il s’est affirmé comme l’un des plus brillants chefs d’entreprise de sa génération.

Entre les deux ? Le ressort est le même. Puissant !

L’un est un entrepreneur accompli doublé d’un investisseur visionnaire. Tony O. Elumelu a l’Afrique et son développement chevillés au corps et leur a même consacré une doctrine économique : l’Africapitalisme. L’autre, Tidjane Thiam, est un manager émérite, qui a su réinventer, au gré de ses succès, une certaine idée du capitalisme. Il exhorte, à l’instar du philanthrope nigérian, à davantage d’implication des investisseurs africains dans le financement de projets locaux d’infrastructures.

Tous les deux sont à l’évidence, des citoyens du monde et des acteurs globaux ouverts aux partenariats à travers le monde. Leurs trajectoires respectives ont ceci de commun qu’elles se sont forgées à la valeur travail, principal héritage d’histoires familiales bien différentes.

Milieu privilégié, pur produit de la méritocratie à la française pour Tidjane Thiam, milieu plus modeste pour Tony Elumelu, ce fier produit du terroir “né, éduqué et formé” en Afrique comme il se plait à l’exprimer, en omettant toutefois de mentionner Harvard dans son cursus.

Tant pour l’investisseur philanthrope nigérian que pour le manager ivoirien, leurs succès les imposent comme les plus enviés role model contemporains africains. L’Afrique qu’on aime est à Davos ! Celle qui inspire et qui influence.

Rappelons que c’est une fondation à but non lucratif qui est à l’origine du Forum économique mondial de Davos, dont elle porte le nom (« World Economic Forum » en anglais, WEF). Fondée en 1971 par un économiste allemand, Klaus M. Schwab, qui est encore à la tête de l’organisation, financée par plusieurs grandes entreprises qui en sont membres, parmi lesquelles, ArcelorMittal, Google, Facebook, les français Total, Publicis, Sanofi, Engie, Veolia, etc.

FIN/INFOSGABON/EI/2016

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