Politique

Le Gabon après le Coronavirus

Libreville, Jeudi 26 Mars 2020 (Infos Gabon) – Le monde par terre. Restez chez vous. C’est bien beau, mais à quel prix ? C’est la principale équation à plusieurs inconnues à laquelle doit répondre le continent tout entier, y compris le Gabon.

A chaque bourrasque ses inconvénients, voire (ses avantages ?) et surtout ses enseignements. Rarement autant qu’au cours de cette crise sanitaire, nous aurons eu une conscience aussi vive des trois horizons de temps de toute vie sociale : court, moyen et long terme.

Dans l’immédiat, l’urgence sanitaire dicte les décisions. Il faut en sortir le plus vite possible et conjurer autant que nous pouvons le spectre du malheur.

C’est dans cette optique que, sans nul doute, les autorités politiques et médicales à travers le continent africain, et au Gabon en particulier, s’activent à organiser au mieux la riposte ou à traquer les moindres traces de l’ennemi invisible.

Oui à la gestion des urgences, mais après ?

Le confinement total ou partiel se renforce d’autres mesures comme le couvre-feu ou l’état d’urgence. Dans le cas du Gabon, pas plus tard que hier mercredi, l’on a assisté au débarquement urgent d’équipements d’appoint pour soutenir le personnel sanitaire, les forces de défense et de sécurité en première ligne face au Covid-19, matérialisation de la promesse du chef de l’Etat lors de sa récente adresse à la nation.

Vraisemblablement, au regard de certains indices, tout porte à croire qu’on tend vers le prolongement du dispositif de confinement au Gabon au-delà du 31 mars, après le couvre-feu déjà décrété entre 19h30 et 6h00 sur l’ensemble du territoire national.

Il apparaît clairement qu’un tel prolongement de confinement ne va pas sans susciter la problématique liée au ralentissement encore plus marqué de l’ensemble du tissu économique déjà fragilisé dans nos pays respectifs.

L’horizon du moyen terme sur lequel sont supposés travailler tous les prévisionnistes aussi bien à l’échelle des Etats que des entreprises devient à ce titre une question cruciale qui va s’emparer de l’actualité dans les jours à venir si ce n’est déjà engagée.

Sans doute, divers scénarii sont mis à l’étude et envisagés dans une logique de plans de relance pour limiter les dégâts. On croise nos doigts.

Pas d’avenir sans infrastructures de pointe

Restez chez vous.  A domicile ou bien à l’intérieur des frontières nationales ? Là reste toute la question. Et s’il s’agissait de se cloîtrer à l’intérieur de ses frontières nationales comme c’est pratiquement le cas pour presque tous les pays, à quel prix cela serait-il possible ?

C’est là où le message posté par cet internaute trouve son pesant d’or et a valeur d’avertissement à long terme : « Tous les pays barricadent les frontières, où allez-vous vous soigner du moment que vous êtes habitués à des évacuations sanitaires vers l’étranger pendant que rien n’a été construit chez vous en matière des structures sanitaires ». 

C’est là où le temps et la nature rattrapent les acteurs. Comment réagir du moment que la solidarité entre les peuples a foutu le camp. La mondialisation, est-ce toujours une réalité ou un mythe?

Aujourd’hui que le cloisonnement nous impose des frontières closes, quel enseignement en tirer pour envisager l’avenir avec plus ou moins de lisibilité pour l’ensemble du continent ou le Gabon en particulier ?

Dans l’immédiat, sans être une panacée, il est clair que seuls sont capables de s’en tirer à bons comptes les pays possédant les infrastructures, les équipements et les personnels bien formés pour faire face à cette pandémie mondiale.

Voilà qui vient donner raison à la vision du chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba qui avait bâti son projet de société sur le concept de l’émergence du Gabon marqué notamment par la multiplication des infrastructures structurantes dans les domaines aussi variés comme les routes, les ports ou les structures sanitaires de nouvelle génération. Les CHU de Libreville,  Agondjé, Owendo et Jeanne Ebori en sont la parfaite illustration.

 Se projeter dans une vision de développement durable

Pragmatique depuis le début de son magistère en 2009, Ali Bongo Ondimba aura mis un point d’honneur dans le développement du pays focalisé sur les réponses concrètes face aux problématiques en lien direct avec les besoins quotidiens des populations.

C’est dans ce contexte qu’on l’a vu aller à l’assaut et défier la nature en permettant le désenclavement entre autres de Port-Gentil et Omboué. La zone économique spéciale de Nkok ou l’érection du nouveau port moderne d’Owendo participe également de la matérialisation de cette vision.

Sans être suffisante, personne ne peut récuser aujourd’hui que ces réalisations du chef de l’Etat font figure d’importants jalons dignes d’un rempart face à cet ennemi mondial.

Que vivement les nouvelles autorités qui accompagnent le chef de l’Etat s’inscrivent résolument dans le prolongement de sa clairvoyance. En permettant notamment l’érection des nouvelles infrastructures routières (la Transgabonaise) et ferroviaires en renfort à l’existant, épine dorsale d’un développement durable et résilient.

Pour se faire, il convient de tourner le dos et changer radicalement de paradigmes : développement à la place de la politique politicienne.

FIN/INFOSGABON/FB/2020

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