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“Le médicament est le pôle le plus élevé en matière de dépenses en santé’’, Bernard Aime Djitano Fah

Libreville, Vendredi 28 Février 2020 (Infos Gabon) – Le Coordinateur du programme sous régional d’harmonisation des politiques pharmaceutiques nationales à l’OCEAC s’est exprimé lundi à Libreville. Ce, en marge de l’atelier technique sur la validation de l’avant-projet des lignes directives des autorisations de mise sur le marché des médicaments à usage humain en zone CEMAC qui s’est tenu du 24 au 26 février dernier. Dans cet entretien, il revient sur les objectifs de cet atelier.

Infos Gabon : Durant 3 jours les experts du domaine pharmaceutique se réunissent dans la capitale gabonaise autour d’un atelier, de quoi il est question ?

Bernard Aime Djitano Fah : Merci, il sera question pendant les trois (3) prochains jours de de valider notre avant-projet de lignes directrices portant sur les variations qui avaient été proposées par un consultant commis par l’organisation de coordination pour la lutte contre les endémies en Afrique Centrale (OCEAC), en collaboration avec la banque mondiale. Et ce document vient en fait en complément du règlement sous régional portant sur l’homologation qui avait été adopté en 2013 par le conseil des ministres de l’OCEAC, à la suite de la politique pharmaceutique commune adoptée au courant de la même année par les chefs d’Etat de la sous-région. Donc, il s’agit en effet, de la mise en œuvre d’une des recommandations des ministres de la santé.

Infos Gabon : Pouvons-nous croire que cet atelier débouchera à une nouvelle politique pharmaceutique qui va aboutir à une solution pour régler la question de faux médicaments ?

Bernard Aime Djitano Fah : nous ne parlerons plus de politique parce qu’il y a une seule politique, c’est la politique pharmaceutique commune. Il sera plutôt question ici de mettre en œuvre les lignes directives, des règlements d’exécution qui sont au nombre de quatre (4) : la pharmacovigilance, l’homologation, l’inspection et les approvisionnements. Celui-ci vient donc compléter le règlement communautaire sur l’homologation.

La deuxième qui revêt une importance à cet atelier, c’est de revoir le coût du médicament qui représente le pôle le plus élevé en matière de dépenses en santé de près de 53 à 60% selon les pathologies. Mais, sauf que parfois le laboratoire, après avoir obtenu son autorisation de mise sur le marché, revient avec un certain nombre de modification que l’on appelle variation qu’il va falloir classifier et surtout harmoniser au niveau sous régional dans une démarche d’intégration.

Il faut par ailleurs rappeler que les pays ont déjà mené des actions allant dans ce sens, mais ici il est question de mettre tout en commun pour avoir un document unique au niveau de nos états.

Infos Gabon : Pensez-vous que trois (3) points seront suffisants pour débattre de cette problématique aussi importante ?

Bernard Aime Djitano Fah : De toute façon, le document a été proposé par le consultant qui a tenu compte de ce qui est fait au niveau des états, et ce document a été mis à la disposition des pays qui ont apporté des amendements qui devront être intégrés pour avoir les résultats escomptés. Déjà, il faut préciser que chacun des pays est représenté par au moins deux (2) du service d’homologation et des directeurs du médicament et de la pharmacie, et nous avons également la présence de nos partenaires de l’OMS et la banque mondiale.

Infos Gabon : Pour finir avez-vous un message à l’endroit des participants ou des pays ?

Bernard Aime Djitano Fah : Tout d’abord remercier le Gabon et nos partenaires, et surtout saluer la volonté du Gabon à abriter de façon consécutive, et ce, depuis la semaine dernière, le double atelier portant sur le secteur pharmaceutique de notre sous-région. Cette dynamique vient augmenter le nombre croissant d’importants travaux tenus à Libreville en 2013, sous la présidence du Président de la République, Ali Bongo Ondimba, au cours desquels nous avons adopté la politique pharmaceutique commune des pays de la CEMAC, avec pour objectif principal de mettre à la disposition des populations de nos pays des médicaments de bonne qualité, sûrs, efficaces et à moindre coût.

FIN/INFOSGABON/SMM/2020

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