Politique

« Nous défendrons le peule de l’UPG au péril de notre vie » Bruno Ben Moubamba

Libreville, Dimanche 26 Avril 2015 (Infos Gabon) – Le président fraichement élu à la tête de l’Union du Peuple gabonais (UPG, opposition), Bruno Ben Moubamba, a tenu un point de presse le 21 avril, au siège du parti à Awendjé, dans le 4e arrondissement de Libreville. A cette occasion, le nouvel homme fort de ce parti de l’opposition légué par le défunt Pierre Mamboundou, a dit ses vérités qui présentent au grand jour les intrigues qui y ont cours et qui sont en porte à faux a avec les règles et les visées du fonctionnement d’un parti politique, en l’occurrence d’un parti politique de l’opposition.

D’entrée de jeu, Bruno Ben Moubamba a expliqué les raisons de son occupation du siège de l’UPG à Awendjé en tant que président élu de ce parti. Il a ainsi révélé qu’après la convocation du congrès pour mars 2015 par le Secrétaire exécutif, Matthieu Mboumba Nziengui lui-même, ce dernier a affiché par la suite des agissements paradoxaux de volte face, consistant à interdire des réunions préparatoires du congrès et à suspendre le Secrétaire général. Toutes choses qui ont conduit à la révolte de toutes les fédérations du parti contre lui, pour se ranger derrière le secrétaire général, Bruno Ben Moubamba. Le 10 avril 2015, les militants des 9 provinces se sont donc réunis au gymnase d’Oloumi de Libreville et ont élu M. Moubamba comme président de l’UPG.

Bruno Ben Moubamba y a retenu le respect dû aux votes des upegistes. Pour en venir à la fameuse ordonnance du Tribunal de première instance de Libreville qui tend à remettre en cause ces votes. Cet acte judicaire aurait été pris, selon lui, sous influence des membres de la famille du défunt président Mamboundou.

Mais encore et c’est un argument de taille, cette ordonnance a été frappée d’appel et d’une défense à exécution, qui en droit entraine sa suspension, significative de ce qu’elle ne peut être exécutée contre M. Moubamba et les votes des upegistes du 10 avril 2015. Et le débarquement des policiers lourdement armés au siège de l’UPG, qui ont violenté les militants, tel que relaté par Bruno Ben Moubamba, ne procèderait donc pas de l’exécution de l’ordonnance du Tribunal.

Le nouveau président de l’UPG a clairement désigné un membre de la famille de Pierre Mamboundou, par ailleurs hiérarque du Parti Démocratique Gabonais (PDG, au pouvoir) pour la province de la Ngounié, comme l’auteur des plusieurs tentatives de récupération de l’UPG.

Toutes choses qui ont fait dire à Bruno Ben Moubamba que « certains membres de la famille de Pierre Mamboundou estiment que leurs intérêts sont menacés par le nouveau président du parti », c’est-à-dire lui-même. Mais s’en est-t-il défendu, il n’en est rien.

En revanche, M. Moubamba a débondé « une cabale » et des « projets de tentative de meurtres » sur sa personne, « en raison des intérêts financiers » liés, entre autres, à l’inachèvement du Mausolée de Pierre Mamboundou à Ndéndé, Malgré les décaissements de l’Etat et même pour des postes que des upégistes viseraient dans le Plan Stratégique Gabon Emergent (PSGE).

Bruno Ben Moubamba est ainsi venu à interpeller solennellement l’opinion nationale internationale sur sa sécurité, désignant comme commanditaires, les membres de la famille de Pierre Mamboundou. De même, a-t-il poursuivi, sa sécurité serait menacée par les débarquements de policiers armés obéissants à certains membres de la famille, ainsi que par des bandits envoyés par le Secrétaire exécutif déchu, qui n’a plus grand monde avec lui.

M. Moubmaba a tenu toutes ces personnes sus-désignées pour responsables en avance de toute mort d’homme qui surviendrait au siège de l’UPG, qui demeure leur forteresse ‘’légale’’, à lui et les siens, parce qu’ils ont honoré leur bail et ‘’légitime’’ parce qu’ils sont des élus et respectueux du vœu du président Mamboundou qui disait à ses militants « n’abandonnez jamais le siège ».

Concernant son occupation actuelle du siège du parti à Awenbdjé, Bruno Ben Moubamna a affirmé qu’il ne peut en être exclu. D’abord, parce qu’il est un élu local comme plusieurs parmi les siens, qui contribuent tous au financement du parti. Ensuite, la subvention de l’Etat qui paie le loyer du siège est attribuée en considération du nombre d’élus du parti. Lui et les siens sont donc en droit d’occuper ce siège en tant qu’upegistes, élus et responsables du parti.

Par contre Bruno Ben Moubamba a fustigé le comportement abusif et confusionnel de la famille de Pierre Mamboudou qui revendiquerait le siège du parti comme leur propriété ou leur domicile familiale. Pour le nouveau président de l’UPG, la posture de cette famille révélerait au grand jour un détournement des fonds du parti et de la subvention de l’Etat dont pourrait se saisir la Cour des comptes. Car en effet, a poursuivi M. Moubamba, le siège de l’UPG sert aux élus de ce parti comme bureau et lieu de rencontre. Les membres de la famille qui ne sont pas des élus du parti ne peuvent donc en aucune façon les y expulser.

M Moubamba a même précisé que si la maison qu’occupe l’UPG comme siège est un bien privé, il n’en demeure pas moins que les loyers que le parti verse justifient son usage par le parti, ses membres, ses élus et ses responsables. Il s’agirait donc d’une location d’une maison à usage de siège de parti politique, pour laquelle des loyers sont versés. Toute prétention de la famille tendant à troubler le cours de ce bail serait même condamnable devant les tribunaux et « les policiers devraient le savoir », a lancé Bruno Ben Moubamba.

FIN/INFOSGABON/MD/2015

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