Qui de la promotion du droit des femmes et de la famille ?
Libreville, Mardi 23 Juin 2015 (Infos Gabon) – Mesurant l’impact que représente l’institutionnalisation par l’ONU de cette journée, il y a cinq (5) ans, la Première Dame du Gabon, Sylvia Bongo Ondimba comptabilise quelques avancées significatives tout en relevant que les objectifs poursuivis sont encore loin d’être atteints.
A l’instar de la communauté internationale, le Gabon commémore ce 23 Juin 2015 la journée mondiale dédié aux veuves instituée par la résolution 65/189 de l’organisation des Nations Unies (ONU) sur proposition de la Première Dame du Gabon, Sylvia Bongo Ondimba à travers la Fondation éponyme FSBO.
Pour cette 5e édition, elle lance un appel de détresse en faveur des gouvernants du monde entier afin qu’ils se penchent un tant soit peu sur la condition misérable de la veuve en général, car si de multiples efforts ont été fournis pour améliorer leur cadre de vie, il n’en demeure pas moins vrai que nombreuses d’entre elles continuent de tirer le diable par la queue en subissant les pires formes de traitement possibles : éducation, aide juridique et sociale, lutte contre la domination, accès à l’information, autant de paramètres qui méritent toutes les attentions.
Pour Sylvia Bongo Ondimba, quelques acquis sont mentionnés avec sur le plan mondial la tenue cette année à Beijing (Chine) de la conférence mondiale des Nation Unies sur les femmes, et au niveau national le lancement par le chef de l’Etat Ali BONGO ONDIMBA de la décennie de la femme 2015-2025.
A contrario, la Fondation Sylvia Bongo Ondimba reconnait l’urgence qu’il ya de mettre en place des actions fortes dans certains secteurs spécifiques tels que : la sensibilisation ; la santé ; l’éducation ; la formation ; l’emploi, etc.
De fait, le changement de mentalité est un processus qui prend du temps d’où il importe d’intensifier les campagnes de sensibilisation axées essentiellement sur le dialogue collectif et les échanges libres sans tabou.
Au niveau de l’éducation, la Fondation Sylvia Bongo Ondimba brandit le rapport d’experts remis en 2011 sur le cas des veuves, lequel indiquait qu’ « elles sont dans la grande majorité économiquement faible », d’où il convient de les encourager à aller à l’école afin qu’elles puissent obtenir un diplôme devant leur permettre d’être autonome.
La discrimination continue de servir, et 52% des femmes ont déclaré avoir subi de violences physiques, ce qui démontre que le combat contre ce fléau doit s’intensifier, voila pourquoi à la FSBO l’on mise sur la consolidation d’un arsenal juridique pour protéger la femme sans exclusivité.
A noter que, plus qu’un désastre, la condition des veuves dans le monde demeure un véritable enjeu politique pour la communauté internationale, et les chiffres parlent d’eux mêmes puisqu’on compte aujourd’hui plus de 258 millions de veuves disséminées aux quatre coins de la planète parmi lesquelles : 115 millions d’entre elles vivants dans une pauvreté extrême, et 81 millions ayant été victimes d’abus sexuels.
Au Gabon, singulièrement la perte du conjoint signifie pour la veuve l’errance, le malheur, le rejet par la société, la famille… En un mot la perte pure et simple de ses droits et surtout de sont statut social.
FIN/INFOSGABON/PM/2015
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