Environnement Politique

72e Assemblée générale de l’ONU : Moisson abondante pour Ali Bongo Ondimba

Libreville, Lundi 25 Septembre 2017 (Infos Gabon) – Le président de la République a brillé par une activité diplomatique débordante au cours de cette rencontre des chefs d’Etat et de gouvernements organisée la semaine dernière à New-York aux Etats-Unis.

Exit la 72e Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU) tenue la semaine dernière à New-York aux Etats-Unis. A l’heure du bilan, le président gabonais s’en tire avec la besace pleine au terme de sa brillante participation à ces travaux. Il s’est ainsi illustré tout au long de cette assemblée comme un fervent défenseur de la cause environnementale.

Il a, à l’occasion, eu des séances de travail de haut niveau avec des personnalités mondiales de premier plan, à l’instar d’Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, Emmanuel Macron, président de la France, et Fatou Bensouda, procureur de la Cour pénale internationale (CPI) pour échanger sur des sujets majeurs.

Discours à la tribune des Nations unies

Prenant la parole devant à un important parterre de chefs d’Etat et de gouvernements de la planète, Ali Bongo Ondimba a fait résonner la voix du Gabon. Il a alors plaidé pour la paix et la sécurité, un développement durable, la préservation de l’environnement et la stabilisation en Centrafrique et au Congo.

S’appuyant sur le thème général des travaux : «Priorité à l’être humain : paix et vie décente pour tous sur une planète préservée», il s’est dit convaincu de ce qu’aucun développement ne saurait être envisagé sans paix.

«A propos de la paix, il s’agit, avec la sécurité, de préalables nécessaires au développement de l’Afrique et de mon pays, le Gabon. A cet égard, l’Afrique continuant à concentrer l’essentiel du travail du Conseil de sécurité, mon pays réitère ici son adhésion à la position africaine en faveur d’une présence permanente de l’Afrique au Conseil. Autant la paix internationale est essentielle, autant la paix et la sécurité intérieures constituent les ingrédients de base du développement et de la participation de tous au débat démocratique», a-t-il indiqué.

Quant aux Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) et les Objectifs du développement durable (ODD), Ali Bongo Ondimba a invité les Etats à passer de bonnes intentions aux actes concrets afin d’offrir à l’humanité une vie décente dans une planète préservée.

«L’heure est venue de donner à notre organisation les moyens de son action à travers des financements prévisibles et pérennes, pour la mise en œuvre des ODD», a-t-il lancé.

Préoccupé par la crise en République centrafricaine et en République démocratique du Congo, il a réaffirmé son engagement à œuvrer en faveur de la pacification dans ces deux pays. «J’invite les différents partenaires à soutenir le plan d’action élaboré par la CEEAC et la CEMAC ainsi que le programme de démobilisation, de désarmement et de réinsertion (DDR). De même, il est souhaitable de lever l’embargo sur les armes, exclusivement pour le gouvernement légal et légitime de la RCA, afin de lui permettre de rétablir la sécurité et son autorité sur l’ensemble du territoire national», a déclaré Ali Bongo Ondimba.

«La résilience et la défiance affichées par les forces négatives qui sévissent en RDC, en RCA et dans d’autres parties de la sous-région de l’Afrique centrale puisent leur force dans l’exploitation illicite des ressources naturelles du sol, de la flore et de la faune. Les mesures internationales prises contre le commerce illicite desdites ressources doivent être appliquées, si l’on veut lutter contre les groupes armés qui perpétuent ces activités criminelles. Agir en faveur de la paix passe aussi par l’élimination des armes de destruction massive en appliquant les instruments internationaux pertinents», a soutenu le président gabonais.

Le chef de l’Etat s’est également montré préoccupé par les graves menaces à la paix et à la sécurité internationales au Moyen Orient où sévissent les nébuleuses terroristes.

Audiences au sommets avec Antonio Guterres et Fatou Bensouda

Au cours de son séjour new-yorkais, le chef de l’Etat a eu d’importantes audiences. L’une avec le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies et l’autre avec le procureur de la Cour pénale internationale (CPI).

Avec M. Guterres, la sécurité a été au centre de l’entretien. Les deux hommes ont ainsi évoqué la situation en République centrafricaine où le Gabon est engagé depuis plusieurs années dans le processus de pacification à travers un contingent militaire au sein de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA).

Tandis qu’avec Mme Bensouda, il s’est agi de l’examen préliminaire en cours sur le cas «Gabon» au lendemain d’une visite à Libreville d’une mission d’experts de la CPI, suite à des accusations de crimes contre l’humanité lors des violences post-électorales. Mme Bensouda a affirmé à l’occasion qu’il ne s’agit pas d’une enquête et encore moins d’un procès, mais qu’il est question de réunir des éléments qui permettront, ou non, d’ouvrir une éventuelle enquête.

Comité des chefs d’Etat et de gouvernement africains sur les changements climatiques (CAHOSCC)

Au cours de cette rencontre organisée en marge de la 72e Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU), le président gabonais a invité ses homologues africains présents à œuvrer en faveur de la mise en œuvre effective de l’Accord de Paris. En sa qualité de président de la CAHOSCC, Ali Bongo Ondimba a réitéré son engagement contre les changements climatiques.

«A ce titre, nous ne devons ménager aucun effort pour protéger nos populations et nos économies contre ces événements extrêmes (…) D’où l’impérieuse nécessité de conjuguer nos efforts et de coordonner nos positions. C’est pourquoi, dans le cadre de mon mandat, je vous propose de mettre en place ensemble une stratégie climatique intégrée à notre politique de développement durable déclinée dans l’Agenda 2063 de : ‘L’Afrique que nous voulons», a-t-il plaidé.

Pacte mondial sur l’environnement

Invité par le président français, Emmanuel Macron, à prendre part au sommet sur le Pacte mondial de l’environnement, Ali Bongo Ondimba a délivré un plaidoyer en faveur de la sauvegarde de l’Accord de Paris et de la réussite de la COP23. Le chef de l’Etat gabonais n’a pas manqué l’occasion de réaffirmer l’indéfectible engagement de son pays en faveur de l’environnement tout en invitant à une mobilisation de tous au regard des dangers qui guettent l’humanité.

«Au-delà du réchauffement climatique, les atteintes humaines à notre environnement commun se multiplient, qu’il s’agisse de la déforestation, de la disparition de milliers d’espèces animales et végétales ou des différentes formes de pollution. A cet égard, je voudrais profiter de cette tribune pour alerter contre le cancer moderne de l’environnement, qu’est devenu le plastique, qui tue en silence nos océans et qui ne peut être combattu que dans un cadre collectif», a-t-il lancé.

Global Business Forum

Au cours de cette rencontre initiée par Michael Bloomberg, entrepreneur et ancien maire de New-York, le président gabonais a invité la planète à une gestion rationnelle de l’environnement et des ressources naturelles. Infatigable avocat de la nature, Ali Bongo Ondimba, au cours de cette rencontre de haut niveau, a une fois encore plaidé en faveur d’une nouvelle manière de concevoir et de conduire le développement au profit des hommes et de leur cadre de vie en émettant le vœu de voir émerger une synergie d’actions dans l’esprit du Pacte mondial pour l’environnement initié par le président français, Emmanuel Macron.

«Aujourd’hui, les opportunités de travailler de façon collaborative sont à la portée de tous. Nous ne devons pas nous étendre sur les doutes des uns, mais plutôt nous inscrire dans une logique d’action concertée. Je suis heureux d’être aux côtés du représentant de la Commission de l’Union européenne avec laquelle nous coopérons, car ce qui nous affecte aujourd’hui affectera l’Europe demain. La pénurie d’eau mène à la famine qui elle favorise le phénomène de migration qui deviendra un fléau dans le futur», a-t-il déclaré.

FIN/INFOSGABON/PM/2017

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