Comment un pays de 1,6 millions d’habitants peut-il avoir 56 partis politiques ?
Libreville, 10 janvier 2013 (Infos Gabon) – C’est ridicule. Est-ce que c’est la pauvreté qui fait ça ou la diversité ethnique ? Depuis 46 ans, il nous revient des sources de la direction des statistiques que les autorités politiques n’ont jamais eu la volonté de faire publier les résultats d’un recensement de la population gabonaise pour ne pas éveiller les esprits. Il y a lieu de dire que le nombre d’habitant avancé à ce jour est tout simplement politique. Aujourd’hui en appliquant un taux annuel de 2 % de l’augmentation de la population gabonaise, la CIA arrive à fournir un estimé de la population gabonaise chaque année.
Pour 2013, les gabonais seront alors 1.600.000 habitants. En 2016, l’extrapolation de la CIA affiche la composition suivante pour les deux principales ethnies gabonaises : Fangs 50 % ; Punus –eschira 30 %. Ces extrapolations poussent certains compatriotes gabonais à faire des interprétations particulières pour la présidentielle de 2016. « Un candidat kota ou tsogo ne passera pas devant les fangs et les punus majoritaires à 80 % de la population gabonaise », a-t-on fait observer.
Bon nombre d’observateurs estiment qu’au stade actuel, les votes en Afrique ont encore une connotation ethnique. Il faudra attendre 100 ans voire plus pour qu’on vote au vu des programmes de candidats. Pensez autrement, a-t-on dit, c’est forcément avoir un esprit faible. Les fangs sont imperturbables sur les consignes de vote dressés en langue vernaculaire par leur leader. Il nous revient que les punus sont trop versatiles et se font acheter avec un simple tee-shirt.
Donc pour éviter ces dérapages, il suffit de trouver de nouveaux hommes et de nouvelles femmes qui n’ont pas encore participé à la gestion catastrophique du Gabon et de les mettre en orbite pour les présenter à la population gabonaise. Si cette stratégie n’est pas adoptée, ce sera un éternel recommencement, le pouvoir en place va encore gagner les élections et l’opposition va continuer à dénoncer les irrégularités constatées.
Par Ornéla Ozéni
FIN/INFOSGABON/OO/2013
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