Politique

Gabon – Angola : Vivement la désescalade

Libreville, Mercredi 27 Décembre 2023 (Infos Gabon) – Dans une tribune libre publiée dans les médias, la consultante en étiquette, Sandrine Souah Akerey, invite à un dégel de la brouille diplomatique actuelle entre Libreville et Luanda.

Une libre penseuse est montée au créneau pour dénoncer le radicalisme affiché par l’Angola vis-à-vis du Gabon concernant les sanctions infligées par la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) prises au lendemain du coup de force du 30 août 2023. Au cours du sommet des chefs d’Etat de cette organisation sous-régionale tenue le 15 décembre dernier à Djibloho en Guinée équatoriale, le président angolais, Joao Lourenço, s’est particulièrement montré intransigeant à l’endroit de son homologue gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, en pesant de son poids pour le maintien desdites sanctions. Une situation qui a déteint sur les relations diplomatiques entre Libreville et Luanda au point de pousser le Gabon à rappeler en consultation son ambassadeur en poste dans ce pays.  

Face à cette crise diplomatique, Sandrine Souah Akerey s’est saisie de sa plume pour appeler les deux parties à une désescalade de l’impasse actuelle. La consultante en étiquette, président du mouvement « Wake Up Africa » et SGA Awln-Gabon souhaite vivement que le Gabon et l’Angola renouent leur coopération. « En tant que Bantu, Femme leader, Femme de médiation et de paix, j’appelle de tous mes vœux à un rapprochement entre le président de l’Angola et le président de la transition du Gabon. Ceci pourrait se faire par des mécanismes appropriés et/ou habituels tels que des consultations, d’envoi des émissaires interposés », souligne-t-elle.

Selon elle, « cette suspension provisoire, devrait permettre au Gabon de revoir et d’améliorer ses outils de gouvernance, ses institutions etc… afin de revenir à la normale à la fin de la transition ». « Toutefois, le maintien des sanctions ne peut empêcher le dialogue. Ces sanctions ne sont, à mon avis, qu’une façon de marquer une pause dans le cheminement du Gabon vers la félicité. Aussi salutaires soient-ils, le peuple Gabonais souhaiterait-il que les pays de la sous-région encouragent les coups d’Etat ou changements anticonstitutionnels ? Il faut donc une désescalade entre Libreville et Luanda. Bannir le discours de haine. Semer l’amour et non la violence et se souvenir que l’Angola et le Gabon appartiennent à la même communauté de destin : la CEEAC et l’Union africaine », recommande Sandrine Souah Akerey.

FIN/INFOSGABON/SM/2023

Copyright Infos Gabon

Related Posts

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *