Gabon : Au procès de Paris, Pascaline Mferri Bongo Ondimba a été relaxée
Libreville, Samedi 27 Avril 2024 (Infos Gabon) – Lors de son audience, le tribunal de Paris a prononcé la relaxe pure et simple de Pascaline Mferri Bongo Ondimba estimant qu’aucune infraction n’a été retenue contre elle.
Soupçonnée de corruption passive d’agent public étranger, la fille ainée de feu Omar Bongo Ondimba et grande sœur de l’ancien président Ali Bongo Ondimba a comparu lundi au tribunal judiciaire de Paris, où elle avait déjà rejeté les accusations du parquet national financier français qui la soupçonnait d’avoir manœuvré à l’époque à travers la société Sift pour que le groupe français Egis-Route obtienne le marché de l’Agence Nationale des Grands Travaux et des Infrastructures (ANGTI), et cela contre une promesse de huit (8) millions d’euros de rétrocommission.
Le juge parisien a reconsidéré lundi les faits estimant qu’aucun élément à charge n’avait montré qu’elle était intervenue ou encore qu’elle aurait tenté d’user de son influence, d’où elle a été relaxée au même titre que les cadres d’Egis-Route.
Aussi, le tribunal de Paris a révélé qu’il n’y avait pas de preuve que la fonction qu’elle occupait (Haut représentant personnelle du président de la république), lui donnait un pouvoir de décision sur la passation des marchés. L’homme d’affaires Franck Ping, patron de Sinohydro et l’avocate Danielle Palazo Gauthier ont aussi été relaxés.
Il convient de mentionner que Pascaline Mferri Bongo Ondimba, a assisté presque à toutes les audiences de son procès devant le tribunal Judiciaire de Paris. Celui-ci a reconnu qu’on pouvait la qualifier d’agent public étranger de par sa fonction.
Pour le tribunal de Paris, peu importe s’il s’agissait d’un titre honorifique d’un placard doré en ce sens que le Chef de l’Etat, son pétit frère, ne lui donnait rien à faire, elle était à coup sûr agent de l’Etat, chargée d’une mission ; même si au final elle n’avait aucun pouvoir.
Le Parquet national financier (PNF) de son côté a annoncé jeudi dans la presse qu’il a fait appel de cette décision du tribunal judiciaire. Dans son réquisitoire, le ministère public avait demandé des peines allant de 3 ans de prison dont un an ferme à deux ans avec sursis et 50 000 euros pour Pascaline Bongo Ondimba et 150 000 euros d’amende pour son avocate et Frank Ping de Sinohydro.
Il y aura donc un second procès, cette fois-ci devant la Cour d’appel de Paris, mais pas avant fin 2025, début 2026.
Rappelons que Pascaline Bongo Ondimba, ses cinq coprévenus et la société Egis ont contesté les infractions qui leur ont été reprochées devant la juridiction de première instance.
FIN/INFOSGABON/SM/2024
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