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Gabon : Acti’Jeunes 3.0, le pari d’une jeunesse réconciliée avec son avenir

Libreville, Jeudi 23 Juillet 2026 (Infos Gabon) – La lutte contre les addictions ne peut plus être dissociée des défis sociaux qui fragilisent une partie de la jeunesse africaine. Chômage, précarité, violences, perte de repères et difficultés d’insertion alimentent un cercle de vulnérabilité auquel les politiques publiques et les initiatives citoyennes tentent désormais d’apporter des réponses plus globales.

Au Gabon, la Fondation Ma Bannière entend s’inscrire dans cette nouvelle approche. Avec le lancement de la troisième édition d’Acti’Jeunes 3.0, prévue du 25 juillet au 8 août 2026, l’organisation ne propose pas seulement une campagne de sensibilisation. Elle déploie une caravane itinérante qui associe prévention, accompagnement psychologique, orientation professionnelle et accès à l’emploi dans une même dynamique de reconstruction sociale.

Présentée à Libreville par la coordonnatrice générale de la Fondation, Stéphanie Ntcheyi-Oyili, cette nouvelle édition confirme la montée en puissance d’un programme qui ambitionne d’aller au plus près des jeunes afin de leur offrir des solutions concrètes face aux multiples défis auxquels ils sont confrontés.

Pour les organisateurs, les addictions ne constituent souvent que la conséquence visible de difficultés plus profondes. Derrière chaque situation de dépendance se cachent fréquemment l’absence de perspectives, les difficultés d’insertion, le décrochage social ou le sentiment d’exclusion. C’est précisément cette réalité que la caravane entend prendre en compte.

Une approche globale de la prévention

Du 25 juillet au 8 août, Acti’Jeunes 3.0 parcourra plusieurs quartiers du Grand Libreville afin de rapprocher les services d’accompagnement des populations. Le lancement est prévu au rond-point de Nzeng-Ayong avant des étapes aux logements sociaux d’Amissa, au carrefour Don Bosco à Owendo, au stade Prix Import de Bikélé puis à la place des fêtes de Ntoum.

À chaque étape, les participants auront accès à un ensemble de prestations réunies au même endroit. Des ateliers de sensibilisation consacrés aux addictions et aux comportements à risque, un accompagnement psychosocial, des consultations médicales et psychologiques gratuites, mais également un espace d’orientation professionnelle destiné à favoriser le retour vers l’emploi.

Cette dernière dimension traduit une évolution importante de la stratégie de prévention. En associant le Programme national de promotion de l’emploi, dont les équipes procéderont à l’inscription des demandeurs d’emploi sur leur plateforme, la Fondation fait le choix de traiter simultanément les facteurs sociaux susceptibles d’alimenter les conduites addictives.

Selon Stéphanie Ntcheyi-Oyili, cette troisième édition répond à la volonté de la fondatrice de la Fondation Ma Bannière, Zita Oligui Nguema, d’apporter des réponses concrètes aux difficultés rencontrées par la jeunesse gabonaise.

Faire des jeunes les acteurs du changement

L’une des spécificités d’Acti’Jeunes 3.0 réside dans son mode de communication. Plutôt que de s’appuyer exclusivement sur des campagnes institutionnelles, les organisateurs privilégient un dialogue entre jeunes.

Le choix du créateur de contenus numériques Moupita comme ambassadeur de cette édition répond à cette logique. Dans un environnement où les réseaux sociaux occupent une place centrale dans les modes d’information des nouvelles générations, les influenceurs peuvent jouer un rôle déterminant dans la diffusion de messages de prévention et dans la lutte contre les comportements à risque.

Cette stratégie s’inscrit dans une tendance observée à l’échelle internationale. Les campagnes de santé publique les plus efficaces sont souvent celles qui mobilisent des personnalités auxquelles les publics concernés peuvent s’identifier. En faisant appel à une figure appréciée des jeunes, la Fondation espère renforcer l’impact de ses actions et favoriser une meilleure appropriation des messages de prévention.

Au-delà des addictions, le programme entend également restaurer la confiance de nombreux jeunes dans leur propre potentiel. Comme l’a rappelé Stéphanie Ntcheyi-Oyili, derrière chaque difficulté se trouve un jeune doté de talents, de compétences et de capacités qui ne demandent qu’à être accompagnés.

Prévenir plutôt que réparer

Les résultats enregistrés lors des deux premières éditions témoignent de cette ambition. Plus de 200 jeunes ont déjà bénéficié d’un accompagnement ayant conduit certains vers des formations professionnelles, notamment au Centre Basile Ondimba et à l’Institut Kenco. Ces parcours illustrent la volonté de dépasser la simple sensibilisation pour construire de véritables trajectoires d’insertion.

Cette approche rejoint une conviction de plus en plus partagée par les spécialistes de la santé publique. La lutte contre les addictions ne peut produire des résultats durables si elle n’agit pas également sur les causes économiques, sociales et psychologiques qui favorisent leur apparition.

En réunissant prévention, accompagnement médical, soutien psychologique et accès à l’emploi au sein d’une même caravane, Acti’Jeunes 3.0 propose une réponse intégrée aux défis de la jeunesse gabonaise. Son ambition dépasse la lutte contre les conduites addictives. Elle vise à redonner des perspectives à une génération appelée à devenir le principal moteur du développement national.

Dans un contexte où les sociétés africaines cherchent à mieux valoriser leur capital humain, cette initiative rappelle qu’investir dans la jeunesse ne consiste pas seulement à traiter les difficultés lorsqu’elles apparaissent. C’est surtout créer les conditions permettant à chaque jeune de transformer son potentiel en projet de vie, au bénéfice de toute la nation.

FIN/INFOSGABON/SO/2026

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