Economie

Pour l’installation de UBA en Centrafrique

Libreville, Mercredi 6 Août 2025 (Infos Gabon) – Une poignée de main, une promesse et une perspective. C’est peut-être ainsi que l’histoire retiendra l’audience entre le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra et Tony Elumelu, le banquier philanthrope qui murmure à l’oreille de l’Afrique entrepreneuriale. C’était à l’occasion du Caucus Africain 2025 qui a eu lieu du 30 juillet au 02 août 2025 à Bangui, et l’échange a ouvert plus qu’un dialogue : une porte.

Une porte vers quoi ? Vers l’inclusion bancaire. Vers l’espoir de ceux qui n’en ont pas. Vers une Centrafrique plus connectée à sa propre énergie créative.

Une banque, un besoin, un signal

Depuis des années, les jeunes porteurs de projets, les artisans discrets, les PME têtues mais vaillantes, naviguent à vue dans un système bancaire peu adapté à leur réalité. Trop de documents. Trop peu de confiance. Trop de risques perçus, pas assez de capital patient.

Pourtant, la Centrafrique bouge. Les chiffres de la BEAC parlent : 6454 nouveaux crédits accordés au 3e trimestre 2024, soit une hausse de 26,47 % en un an. Une dynamique. Un frémissement.

Mais l’équation reste incomplète. Seulement 13,9 % de l’enveloppe globale est allée aux PME. Ce sont elles pourtant, qui assurent près de 80 % des emplois. Ce sont elles, les veines d’un pays qui veut battre plus fort.

Et si Bangui devenait le 21ème drapeau de UBA en Afrique ?

UBA, c’est déjà 20 pays africains. C’est aussi une réputation : celle d’une banque qui ne voit pas l’Afrique uniquement comme un risque, mais comme une promesse. Celle d’un groupe qui sait que la prospérité commence toujours à l’échelle d’une idée modeste mais déterminée.

L’implantation de UBA à Bangui serait un acte économique, bien sûr. Mais aussi un geste symbolique. Un signal envoyé à une jeunesse qui attend des outils, pas des discours. Une jeunesse qui rêve de créer, de vendre, de financer, de faire tourner des machines, pas de quémander.

Une fondation, un levier

Autre pièce de ce puzzle : la Tony Elumelu Foundation. En dix ans, elle a formé et financé plus de 24 000 jeunes entrepreneurs africains. En Centrafrique ? Seulement 23.
Ce chiffre dit tout. Et il appelle à plus. Si UBA pose ses valises à Bangui, c’est aussi un réseau de formation, de mentorat, d’inspiration qui pourra éclore.

Et quand on sait que les banques actuelles ne sont que quatre dans le pays, dont deux dominent l’essentiel des crédits, on comprend que la concurrence ne serait pas un luxe, mais une nécessité.

Quand la finance devient terrain fertile

On oublie parfois que le crédit n’est pas qu’une affaire de chiffres. C’est un acte de foi dans le potentiel humain. Un pari sur l’avenir. Le président Touadéra l’a compris. Et Tony Elumelu aussi.

Peut-être qu’un jour, dans une des rues de Bangui, un jeune entrepreneur signera son premier contrat grâce à un financement UBA. Peut-être que ce jour-là, on se souviendra de ce 30 juillet 2025, et de cette poignée de main.

FIN/INFOSGABON/SO/2025

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