Le Gabon ouvre une nouvelle ère de co-gestion de ses aires protégées avec la Wildlife Conservation Society
Libreville, Jeudi 16 octobre 2025 (Infos Gabon) – Engagé depuis plusieurs années dans une politique ambitieuse de préservation de son patrimoine naturel, le Gabon franchit un nouveau cap. Le pays amorce une ère inédite de co-gestion de ses aires protégées avec la Wildlife Conservation Society (WCS), l’une des plus anciennes et prestigieuses organisations mondiales dédiées à la conservation de la biodiversité.
Sous la conduite du Ministre des Eaux et Forêts, Maurice Ntossui Allogo, accompagné du Secrétaire Exécutif de l’Agence Nationale des Parcs Nationaux (ANPN), Omer Ntougou Ndoutoume, une rencontre de haut niveau s’est tenue mardi à Libreville avec la délégation de la WCS. Au cœur des discussions : la mise en place de Partenariats Public-Privé (PPP) destinés à renforcer la gouvernance, la transparence et l’efficacité de la gestion des parcs nationaux gabonais.
Un partenariat stratégique pour un modèle de gestion durable
Le Gabon, qui abrite près de 88 % de couvert forestier et plus de 13 parcs nationaux couvrant environ 11 % de son territoire, s’impose depuis deux décennies comme un pionnier africain de la conservation environnementale. Mais la gestion de ces vastes espaces naturels, véritables sanctuaires de biodiversité, pose aujourd’hui de nouveaux défis : financement durable, surveillance, lutte contre le braconnage, développement communautaire autour des aires protégées.
C’est dans ce contexte que s’inscrit la démarche de co-gestion entre l’État gabonais et la WCS. Cette approche collaborative vise à associer l’expertise scientifique et opérationnelle des ONG internationales à l’autorité stratégique de l’État gabonais, dans le but de créer un modèle équilibré entre préservation environnementale et développement local.
« Notre ambition est d’aller au-delà de la protection pure. Il s’agit de construire un modèle durable où la conservation devient un moteur de développement », a déclaré Maurice Ntossui Allogo, à l’issue de la rencontre.
Lopé et Ivindo en première ligne
Parmi les premières étapes de cette collaboration, la mission conjointe ANPN–WCS s’est penchée sur la faisabilité de la co-gestion des parcs nationaux de la Lopé et d’Ivindo, deux joyaux naturels inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO. Les résultats préliminaires, présentés lors de la séance de travail, ont confirmé la pertinence du modèle envisagé, tant sur le plan écologique que socio-économique.
Une seconde mission d’évaluation, programmée pour janvier 2026, élargira le champ d’action à deux autres parcs emblématiques : Mayumba et Loango, situés sur le littoral atlantique. Ces sites, connus pour la richesse exceptionnelle de leur faune marine et terrestre, symbolisent le potentiel du Gabon à conjuguer biodiversité et attractivité touristique.
Un engagement renouvelé du Gabon pour la planète
Cette nouvelle étape illustre la volonté politique forte du Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, de consolider la place du Gabon comme leader africain des politiques vertes. Le pays, souvent cité comme modèle lors des conférences internationales sur le climat, entend désormais moderniser la gestion de ses aires protégées pour en faire des leviers de croissance durable et de création d’emplois, notamment au bénéfice des communautés riveraines.
La Wildlife Conservation Society, fondée en 1895 et active dans plus de 60 pays, apporte son expertise scientifique, son réseau international et son expérience opérationnelle dans la gestion d’écosystèmes complexes. Pour le Secrétaire Exécutif de l’ANPN, Omer Ntougou Ndoutoume, « ce partenariat marque un tournant historique : il s’agit de passer d’une logique de protection à une logique de valorisation durable, où chaque Gabonais devient acteur de la conservation. »
Vers un modèle gabonais de co-gestion environnementale
Au-delà des projets pilotes, c’est une philosophie de gouvernance environnementale nouvelle que le Gabon cherche à instaurer : une co-gestion fondée sur la transparence, l’inclusion des populations locales et la recherche d’un équilibre entre écologie et économie.
En réaffirmant son engagement aux côtés de la WCS, le gouvernement gabonais confirme son ambition de bâtir un modèle africain de référence dans la gestion intégrée des espaces protégés.
Le Gabon, qui fut l’un des premiers pays à inscrire la protection de l’environnement dans sa Constitution, continue ainsi d’écrire une page majeure de son histoire contemporaine — celle d’un pays qui choisit de grandir en harmonie avec la nature, fidèle à sa devise : Union, Travail, Justice… et désormais, Durabilité.
FIN/INFOSGABON/SO/2025
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