Politique

Gabon – Enseignement supérieur : le chef de l’État désamorce la tension par le dialogue

Libreville, Samedi 24 Janvier 2026 (Infos Gabon) – À quelques jours d’un possible bras de fer social dans les universités et instituts de recherche, le président de la République a choisi la voie de l’apaisement.

Brice Clotaire Oligui Nguema a reçu Vendredi, au Palais de la Rénovation, les principaux syndicats du secteur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, dans un contexte marqué par le dépôt de préavis de grève.

Autour de la table figuraient les représentants du Collectif Intelligence, du SNEC-UOB et du SNEC-USTM, venus porter les revendications des enseignants-chercheurs et des personnels administratifs, techniques, ouvriers et de service (ATOS).

Une rencontre sous le signe de l’écoute

Cette audience s’inscrit dans la stratégie assumée du président de la République de maintenir un dialogue social constant, notamment dans les secteurs jugés stratégiques pour l’avenir du pays. Les échanges, qualifiés de francs et constructifs par les différentes parties, ont permis d’aborder sans détour les préoccupations liées aux conditions de travail, aux situations administratives en souffrance et aux questions financières accumulées au fil des années.

À l’écoute des doléances, le chef de l’État a reconnu le bien-fondé de plusieurs revendications exprimées, tout en rappelant la nécessité de préserver la continuité du service public universitaire et la stabilité sociale, dans un contexte national exigeant responsabilité et cohésion.

L’université, pilier du développement national

Au cours des discussions, Brice Clotaire Oligui Nguema a réaffirmé la place centrale de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique dans la transformation du Gabon. Formation des élites, innovation, production de savoirs : pour le président, ces leviers constituent des fondations essentielles du développement économique et social du pays.

C’est dans cette perspective qu’il a insisté sur l’urgence de traiter les difficultés structurelles du secteur, non par des décisions ponctuelles, mais à travers des mécanismes durables et concertés.

Une commission tripartite pour sortir de l’impasse

Pour traduire cette volonté en actes, le chef de l’État a annoncé la mise en place immédiate d’une commission tripartite, réunissant les organisations syndicales, le ministère de l’Enseignement supérieur et celui en charge du Budget. Cette instance aura pour mission d’examiner l’ensemble des points de blocage, qu’ils soient administratifs ou financiers, y compris la question sensible des arriérés.

L’objectif affiché est clair : créer un cadre structuré de négociations, capable de déboucher sur des solutions réalistes et applicables, dans un esprit de responsabilité partagée.

Vers une accalmie sociale

À l’issue de la rencontre, les syndicats ont salué la qualité de l’écoute présidentielle et se sont engagés à restituer les conclusions de l’audience à leurs bases respectives. Une démarche préalable à une éventuelle suspension, voire une levée formelle, des préavis de grève déposés.

Cette ouverture marque un tournant dans la gestion de la crise naissante, faisant passer le dossier d’un climat de tension à une dynamique de concertation.

Un signal politique fort

Le président de la République qui a reçu personnellement les représentants syndicaux, envoie un signal fort à la communauté universitaire : celui d’un pouvoir exécutif qui privilégie la discussion à l’épreuve de force, et qui entend transformer les revendications sociales en leviers de réforme.

Pour les acteurs du monde académique, cette audience fait naître l’espoir d’un traitement enfin structuré et durable des difficultés du secteur, au service d’une université plus stable, plus performante et pleinement engagée dans le développement du Gabon.

FIN/INFOSGABON/SO/2025

Copyright Infos Gabon

LIRE AUSSI PROXIGAB : une nouvelle passerelle numérique entre entrepreneurs gabonais et financeurs

Related Posts

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *