CNSS du Gabon : Journée « portes ouvertes » à l’agglomération urbaine d’Okolassi ville 1
Libreville, Mardi 21 Février 2017 (Infos Gabon) – Quatre questions à Désiré LASSEGUE, Directeur général de la CNSS. Les objectifs du projet, la qualité du cadre de vie et ses commodités, les coûts, les populations cibles, les perspectives d’avenir : voici la trame des axes sur lesquels le Directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) du Gabon, le Dr Désiré LASSEGUE, qui s’est prêté aux questions de nos reporters, s’est exprimé. Eclairages !
A l’occasion de la cérémonie de la promotion immobilière du projet Okolassi ville implanté dans le 2ème arrondissement de la commune de Ntoum, à 32 km de Libreville, que la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a organisée le samedi 18 février 2017, les Librevillois et les populations venues d’ailleurs qui ont effectué le déplacement en ont eu pour leurs yeux.
Tant la réalité à laquelle ils ont eu droit semblait paradisiaque et laissait penser à un rêve presque inimaginable il y a seulement quelque temps encore.
Sur place, les visiteurs ont agréablement découvert des villas modernes présentant toutes les commodités dans un cadre de vie qui se veut agréable et sécurisé.
Réalisé sans tambour ni trompettes, ce projet n’aurait pas pu prendre forme sans qu’en amont il y ait un rêveur, en la personne du Directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale, le Dr Désiré LASSEGUE.
Mettant cette circonstance à profit, nos reporters se sont rapprochés de lui pour lui tirer quelques vers du nez. Nous vous livrons la quintessence des axes essentiels autour desquels nous nous sommes entretenus avec lui. Eclairages !
Evoquant les objectifs de cet ambitieux projet, le Directeur général de la CNSS a fixé le cap : « offrir aux Gabonais et Gabonaises un cadre de vie agréable qui corresponde aux aspirations du pays conformément aux ambitions affichées par le chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba et son gouvernement dans le cadre de l’habitat social ».
Du rêve à la réalité
Se faisant l’écho de cette volonté affichée par les plus hautes autorités, le Directeur général de la CNSS, précise : « la CNSS a initié ce projet en 2014 et nous sommes en train de l’étendre de façon progressive. Aujourd’hui, nous avons ouvert le site aux nombreux Gabonais pour qu’ils touchent du doigt et qu’ils voient ce que nous avons fait afin qu’ils adhèrent et s’approprient le projet comme étant le leur. Place leur est donc ouverte pour qu’ils se manifestent dans l’achat des villas, l’occupation des espaces commerciaux et des hôtels de manière à ce que le projet puisse se poursuivre de façon soutenue ».
Pour ce qui est des couches cibles que vise le projet, le Directeur général a vite fait de lever certaines équivoques. « Je crois que nous avons souvent commis une erreur en pensant que ce qui est social est pour les pauvres gens. Loin s’en faut, car selon la vision du chef de l’Etat qui table sur l’Egalité des chances, ce qui est social appartient à la société et qui profite à la majorité de la société et apporte quelque chose sur le plan sociétal », a-t- il indiqué.
« Cette fausse idée faisait que quand il s’agissait de réaliser des villas estampillées +social+, l’on montait des ghettos. Ce qui avait toujours pour conséquence de diviser la société toujours en deux : les gens d’en haut et les gens d’en bas. D’un côté les ghettos sans cadre de vie et de l’autre, les gens vivant dans le confort. Une option tout à fait éculée », a ajouté le patron de la caisse.
Aussi, a-t-il précisé : « Ce que nous avons fait, c’est de donner à tous les Gabonais et les Gabonaises sans distinction la possibilité d’avoir un cadre de vie agréable qui réponde aux exigences d’une vie digne et valorisante ».
La question au sujet des coûts n’a pas été éludée par le Directeur général. En cette matière, « je comprends votre préoccupation. Mais je tiens à vous rassurer que nos tarifs ne sont pas rédhibitoires. Il suffit de se rendre à l’évidence que l’investissement d’un logement s’étale environ sur trente (30) ans. En prenant le cas d’une villa qui s’élève à 42.000.000 FCFA, sur 30 ans vous avez à peine 1.000.000 de FCFA à payer chaque année. Or, quand l’on considère les coûts de loyers à Libreville, à Port-Gentil ou ailleurs, la moyenne tourne autour de 100 à 300.000 FCFA pour des personnes soi-disant pauvres. En dépensant cet argent, dans quelles conditions les gens vivent-ils ? Ils sont à Avéa, à la Baie de cochon ou dans les Akebe. Nous nous sommes dit qu’il faut donner aux Gabonais la possibilité d’avoir l’accès à un cadre de vie agréable et à des coûts proches de ce qu’ils dépensent dans leur quotidien à l’échelle annuelle. D’où l’idée de mettre en route le projet d’Okolassi. C’est pour cette raison qu’aujourd’hui, nous les avons appelés dans ce site pour qu’ils viennent voir la réalité, qu’ils apprécient, qu’ils critiquent et que ce projet s’enrichisse de leurs observations jusqu’à s’étendre à Port-Gentil sinon à l’ensemble du Gabon, pourquoi pas », rassure Désiré LASSEGUE.
Face à l’observation d’un journaliste selon laquelle à travers ce projet la Caisse nationale de sécurité sociale serait sortie de ses attributions traditionnelles, le Directeur général s’est voulu clair : « Penser ainsi relèverait d’une ignorance des statuts et du Code de sécurité sociale. Lesquels prévoient en ses articles 40, 41,98 entre autres que le rôle de la sécurité sociale, c’est de contribuer également à l’habitat social de tous ses assurés et ses ayant-droit. Ce qui explique que depuis trente (30) ans, la CNSS a pu se signaler dans la construction de logements sociaux à travers le Gabon. Nous sommes une caisse de sécurité sociale, nous sommes le secours de la société ».
Le rêve peut devenir réalité et la Caisse nationale de sécurité sociale le prouve aujourd’hui, a indiqué en épilogue, le Directeur général, qui n’a pas manqué d’appeler les populations à le rejoindre pour transformer à leur tour le rêve de leur vie en réalité.
Notons que pour cette première phase, 120 villas sont déjà sorties de terre et se prêtent ainsi à être occupées par les personnes désireuses de se les approprier. Ce nombre devrait accroître dans les prochains jours d’autant que la réalisation du projet se poursuit.
FIN/INFOSGABON/PM/2017
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