Environnement

Conférence de presse de Patrick Mboma sur la lutte contre le braconnage

Libreville, Lundi 08 Septembre 2014 (Infos Gabon) – L’ancien footballeur international camerounais, Patrick Mboma, devenu Ambassadeur de bonne volonté de la CEEAC au Congo, au Gabon et en RDC pour la lutte contre le braconnage, a tenu une conférence de presse le 4 Septembre 2014 à Libreville, dans le cadre de la mise en œuvre de son action et la préparation des prochaines conférences sous régionales sur les questions du secteur.

Patrick Mboma a ainsi rappelé son engagement débuté en février écoulé à Paris, suivi des séjours en Europe, Etats Unis et Asie et maintenant en Afrique centrale pour rencontrer les autorités étatiques, les parties prenantes (partenaires techniques et financiers, société civile et entreprises) et visiter les espaces protégés de la sous région.

« Je viens ici soutenir les Etats dans leurs efforts, et leur exprimer mon engagement à leur coté dans la lutte contre la criminalité faunique, dans le développement d’activités génératrices de revenu en faveur des populations riveraines des aires protégées », a indiqué Patrick Mboma.

Les autres sujets évoqués sont notamment la préparation de la conférence des ministres de la CEEAC du 27 au 30 octobre 2014 sur le fonds pour l’économie verte en Afrique centrale et de la conférence de Brazzaville sur la criminalité faunique en 2015.

Concernant le choix de la personne de Patrick Mboma comme Ambassadeur de bonne volonté de la CEEAC pour la lutte anti-braconnage, M Omer Ntougou le secrétaire exécutif adjoint de l’agence nationale des parcs nationaux (ANPN) a expliqué que « le problème de la criminalité faunique étant complexe, une collaboration régionale et internationale s’impose en vue de développer des synergies. Patrick Mboma a donc été choisi comme ambassadeur pour faire un plaidoyer auprès des bailleurs de fonds et dans divers milieux, sportifs et culturels, tant au niveau sous régional qu’au plan international ».

Signalons que le séjour en Afrique centrale de l’ex attaquant des lions indomptables du Cameroun, du 30 août au 10 septembre 2014 est organisé par le secrétariat général de la CEEAC, en collaboration avec les gouvernements de la sous région, les agences nationales des aires protégées du Gabon, du Congo et de la RDC et les partenaires techniques et financiers, dont l’union européenne et WCS.

Cette conférence de presse a permis en outre aux acteurs présents de débattre de ‘’conflits’’ entre l’homme et les éléphants marqué par l’augmentation et l’expansion des populations humaines qui diminue d’autant l’espace vital des éléphants d’une part et de l’autre, les destructions, dégâts causés aux cultures et pertes en vie humaine dont sont auteurs les éléphants.

« Ces sources tiennent aussi par nos propres besoins de développement. Les habitats des éléphants sont fragmentés par nos besoins de développement, parmi lesquels la construction des routes, la prospection minière, qui poussent les éléphants à partir de leurs terroirs. A cela s’ajoute nos plantations, qui se déplacent d’années en année, ce qui perturbe les éléphant », a argumenté Omer Ntougou.

Et de poursuivre : « il s’agit de voir si l’Etat est capable d’aider les villageois qui ont perdu leurs plantations et quels systèmes on peut mettre en place pour garantir que les dégâts qui ont été faits par les éléphants vont être compensés par les pouvoirs publics ».

Puis de renchérir sur ce qu’ « aujourd’hui l’éléphant est passé du statut d’animal partiellement protégé à celui de d’animal protégé. Il faut savoir que si l’éléphant disparaît de nos forêts, ce sont nos habitudes culturelle qui vont également disparaître car cet animal constitue le principal jardinier de cette forêt ».

FIN/INFOSGABON/SP/2014

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