Déclarations explosives à Tel-Aviv : l’ambassadeur américain embrase le Moyen-Orient
Libreville, Lundi 23 Février 2026 (Infos Gabon) – Une interview accordée par l’ambassadeur des États-Unis en Israël, Mike Huckabee, a déclenché une onde de choc diplomatique dans plusieurs capitales du Moyen-Orient. Tel-Aviv attire l’attention.
En évoquant la légitimité d’un contrôle israélien sur un vaste territoire s’étendant bien au-delà des frontières actuelles, le diplomate américain a ravivé des tensions déjà vives dans la région.
Nommé en 2025 à Tel-Aviv par le président Donald Trump, l’ancien pasteur baptiste et figure conservatrice a tenu ces propos lors d’un entretien avec le commentateur américain Tucker Carlson, diffusé dans son podcast.
Une lecture biblique du territoire
Interrogé sur un passage de la Genèse évoquant une promesse divine faite à Abraham concernant un territoire allant « du Nil à l’Euphrate », Mike Huckabee a répondu sans ambiguïté : selon lui, cette référence correspondrait à une large partie du Moyen-Orient contemporain.
Il a même jugé qu’il serait « acceptable » qu’Israël exerce son contrôle sur un espace incluant la Palestine, le Liban, la Syrie, la Jordanie, ainsi que des portions de l’Arabie saoudite et de l’Irak.
« Israël est une terre que Dieu a donnée, par Abraham, à un peuple qu’il a choisi », a-t-il déclaré, décrivant le lien entre le peuple juif et ce territoire comme l’union « d’un peuple, d’un lieu et d’un dessein ».
Ces déclarations, formulées dans un cadre médiatique favorable aux thèses conservatrices américaines, ont toutefois été perçues comme une prise de position politique lourde de conséquences sur la scène internationale.
Tollé dans le monde arabe
La réaction ne s’est pas fait attendre. Plus d’une dizaine de pays, parmi lesquels l’Arabie saoudite, l’Égypte, la Jordanie, la Turquie et l’Indonésie, ont publié un communiqué conjoint exprimant leur « ferme condamnation » et leur « profonde préoccupation ». La Ligue arabe s’est également associée à cette déclaration.
Dans un contexte marqué par des tensions croissantes autour de la Cisjordanie occupée et du statut des territoires palestiniens, ces propos sont interprétés comme une remise en cause frontale des équilibres diplomatiques et des résolutions internationales encadrant le conflit israélo-palestinien.
Washington face à une équation délicate
À ce stade, aucune clarification officielle n’a été apportée par la Maison-Blanche. Les déclarations de l’ambassadeur à Tel-Aviv posent néanmoins la question de leur portée : relèvent-elles d’une opinion personnelle, ancrée dans une lecture religieuse du conflit, ou traduisent-elles une orientation politique assumée ?
Pour de nombreux observateurs, l’épisode souligne la fragilité du climat régional et la sensibilité extrême des discours relatifs aux frontières et à la souveraineté au Moyen-Orient.
Alors que les tensions restent vives sur le terrain, ces propos risquent d’alimenter davantage la méfiance et de compliquer les efforts diplomatiques en cours. Une nouvelle séquence de crispation s’ouvre ainsi, sur fond de rivalités politiques, religieuses et stratégiques.
FIN/INFOSGABON/SO/2026
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