Gabon – Grève des enseignants : Camélia Ntoutoume Leclercq privilégie l’écoute pour relancer l’école gabonaise
Libreville, Mercredi 7 Janvier 2026 (Infos Gabon) – À peine installée à la tête du ministère de l’Éducation nationale, la ministre d’État Camélia Ntoutoume Leclercq a engagé une série de consultations pour désamorcer la grève des enseignants qui perturbe la reprise des cours sur l’ensemble du territoire. Une gestion de crise fondée sur le dialogue et le diagnostic, en phase avec la méthode prônée par le chef de l’État.
Une crise éducative traitée dès les premières heures
La reprise des cours après les vacances de noël s’est ouverte sur une paralysie quasi générale des établissements publics, conséquence d’un mouvement de grève largement suivi par les enseignants. Consciente de l’urgence de la situation, Camélia Ntoutoume Leclercq n’a pas tardé à agir. Dès le 6 janvier 2026, soit quelques heures seulement après sa prise de fonction, la ministre d’État a engagé une démarche active visant à comprendre, structurer et traiter la crise.
Cette réactivité tranche avec les lenteurs souvent reprochées à l’administration éducative et marque une volonté affirmée d’inscrire son action dans la culture du résultat exigée par les plus hautes autorités.
Un état des lieux précis du terrain éducatif
Première étape de cette stratégie : une visioconférence réunissant les Directeurs de zones académiques (DZA) et les Directeurs d’académies provinciales (DAP). Cet échange a permis d’établir une cartographie détaillée de la grève, en identifiant les établissements touchés, le niveau de mobilisation des enseignants et les difficultés propres à chaque bassin pédagogique.
Cette approche décentralisée vise à éviter une lecture uniforme d’une crise aux réalités multiples, souvent différentes entre zones urbaines et localités de l’intérieur du pays.
Le Grand Libreville au cœur des concertations
Dans le même élan, la ministre a reçu les chefs d’établissements du Grand Libreville, qui concentre une part importante des effectifs scolaires et cristallise les tensions du système éducatif. Ces échanges ont permis de recueillir des informations de première main sur les obstacles à la reprise des cours, mais aussi d’identifier des leviers immédiats susceptibles de favoriser un retour progressif à la normale.
« Il ne s’agit pas de répondre par des slogans, mais par des solutions adaptées à chaque réalité locale », confie une source proche du ministère.
Une méthode alignée sur la nouvelle gouvernance
La démarche engagée par Camélia Ntoutoume Leclercq s’inscrit dans la ligne de la gouvernance pragmatique promue par le président Oligui Nguema, qui privilégie l’efficacité, la coordination et la redevabilité dans l’action publique.
En posant les bases d’un cadre de dialogue structuré avec les acteurs du système éducatif, la ministre d’État entend non seulement désamorcer la crise actuelle, mais aussi jeter les fondations d’un mécanisme de concertation plus durable entre l’État et les partenaires sociaux du secteur.
Entre urgence scolaire et réformes structurelles
Si aucune mesure définitive n’a encore été annoncée, cette phase d’écoute et d’évaluation envoie un signal clair aux enseignants : leurs préoccupations sont prises en compte au plus haut niveau. À court terme, l’enjeu reste la reprise effective des cours afin de préserver l’année scolaire et limiter l’impact sur les élèves.
À moyen et long termes, cette mobilisation pourrait ouvrir la voie à une stabilisation plus profonde du système éducatif gabonais, longtemps fragilisé par des revendications récurrentes, des dysfonctionnements administratifs et une concertation insuffisante.
Une école au cœur des priorités nationales
Sous l’impulsion du chef de l’État, Camélia Ntoutoume Leclercq incarne ainsi une nouvelle séquence gouvernementale : diagnostiquer, coordonner, agir et rendre compte. Une approche où la parole publique se mesure désormais à l’aune des résultats concrets, et où l’avenir de la jeunesse gabonaise demeure une priorité stratégique pour la nation.
A propos de cette crise qui paralyse le secteur éducation, le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, a réuni en urgence, mardi à Libreville, plusieurs membres clés de l’exécutif afin de trouver des solutions devant aboutir à l’accalmie.
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