Politique

Gabon : Ike Ngouoni revisite la dernière actualité

Libreville, Vendredi 10 Novembre 2017 (Infos Gabon) – Le porte-parole de la présidence de la République, Ike Ngouoni Aila Oyouomi, était à nouveau face à la presse jeudi dernier à Libreville pour éplucher quelques sujets majeurs.

D’entrée de jeu dans sa communication de jeudi, Ike Ngouoni Aila Oyouomi est revenu sur son absence de la scène publique qui a fait les choux gras de certaines tribunes, après sa première apparition qui remonte au 25 septembre dernier. De retour sur la scène, il a tenu à rassurer les uns et les autres qui ne comprenaient pas ce silence qui, selon eux, commençait à tirer en longueur.

«Je suis fidèle au poste. Le Porte-parole de la présidence de République s’exprime quand l’actualité du chef de l’Etat le commande. La parole du président de la République doit être portée aux moments opportuns. En ce sens, elle doit être utile», a-t-il tenu à préciser. Avant de rentrer dans le vif du sujet.

Participation d’Ali Bongo Ondimba au Forum mondial de la jeunesse en Egypte

A l’invitation de son homologue égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, Ali Bongo Ondimba s’est donc rendu à Charm el-Cheikh pour prendre part au Forum mondial de la jeunesse les 5 et 6 novembre derniers. A en croire le porte-parole de la présidence de la République gabonaise, ce rendez-vous était l’occasion pour le président de la République d’échanger avec le numéro 1 égyptien et de réaffirmer la convergence de vues qui existent entre les deux pays sur les grands thèmes de l’agenda continental.

A savoir : l’intégration économique par la création de grands ensembles sous-régionaux, la coopération sécuritaire pour lutter contre l’hydre terroriste, la mise en valeur de la jeunesse, sur un continent jeune, pour la transformation de nos économies qui passe, forcément, par une meilleure adéquation entre l’offre de formation et les attentes des acteurs du monde des affaires.

Le chef de l’Etat est intervenu lors d’un panel de haut niveau consacré au «dividende démographique». D’après l’orateur, un chiffre doit être toujours gardé à l’esprit : l’Afrique est le continent le plus jeune de la planète. 60 % de ses habitants y ont moins de 25 ans. Selon la BAD, d’ici 2030, près de 30 millions de jeunes Africains rentreront chaque année sur le marché du travail.

Pour le chef de l’Etat, il y a urgence. Urgence à agir. «C’est sa volonté pour le Gabon. Le cœur de son action publique. Rappelons en les vecteurs stratégiques : la formation dans les secteurs à forte valeur ajoutée; le renforcement des systèmes de santé; la diversification de nos économies en misant sur des secteurs porteurs de croissance, donc créateurs d’emplois», a précisé Ike Ngouoni Aila Oyouomi.

«Le chef de l’Etat avait personnellement exprimé le vœu d’aller au Forum en compagnie des jeunes entrepreneurs gabonais. Ils étaient donc 4, accompagnés par le président du Conseil national de la jeunesse. Ils ont profité de cette opportunité pour présenter leurs produits et services au chef de l’Etat et bien-sûr pour confronter leurs expériences à celles des milliers de jeunes présents au Forum. Et nul besoin, pour conclure ce chapitre, de vous rappeler que le chef de l’Etat a placé son mandat actuel sous le sceau de la jeunesse…», a-t-il ajouté.
Parmi les jeunes entrepreneurs gabonais qui ont effectué le déplacement aux côtés du président de la République, figuraient Jessica Medza Allogo, fondatrice des Petits pots de l’Ogooué, Sandra Mawora Magari, fondatrice de “Jeunesse exprime-toi”, Christelle Rana Makaya, fondatrice d’Aperi’chic, Laurain Essono Ngoua, fondateur de la société mère SlenhTech Corp. Stephen Ondias, président du Conseil national de la jeunesse du Gabon (CNJG), était également du déplacement. «Il a notamment appuyé nos jeunes dans leurs prises de contact», a-t-il souligné.

Aigle Douanes : une opération visant à sécuriser les recettes de l’Etat

Il est revenu sur l’Opération Aigle Douanes qui a consisté en une visite surprise effectuée jeudi au port d’Owendo par Brice Laccruche Alihanga, directeur de cabinet du président de la République. L’objectif de cette descente était d’identifier les dysfonctionnements afin de remettre de l’ordre et rétablir un climat de confiance, selon la volonté du chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba.

«Une opération qui a frappé hier les esprits… Avec des constats tout d’abord : la baisse des recettes douanières; la prolifération de marchandises prohibées sur le marché intérieur. Et des objectifs ensuite : optimiser les recettes douanières; protéger les consommateurs des produits et trafics illicites; lutter contre la vie chère», a-t-il précisé.

Pour le proche collaborateur du président de la République, «il convient ainsi de renforcer les contrôles des biens et des personnes aux frontières et à l’intérieur du territoire douanier afin d’améliorer les recettes douanières, favoriser un comportement civique des usagers, réduire la fraude transfrontalière et sécuriser le cadre des consommateurs».

«Pour le président de la République, les consommateurs gabonais, les ménages, quel que soit leurs moyens, ont un droit d’exigence. L’exigence du meilleur produit au meilleur prix», a affirmé Ike Ngouoni Aila Oyouomi.

Révision constitutionnelle : une recommandation du dialogue politique

Contrairement à ce qu’une certaine opinion a laissé entendre, la révision constitution en vue n’émane pas de la volonté du chef de l’Etat, mais fait partie des différentes résolutions issues du dialogue politique organisé à Angondjé.

«La perspective d’une révision constitutionnelle ne peut être envisagée – comprise – hors de ce cadre-là. Elle n’est que la traduction dans les faits de la volonté exprimée lors des assises d’Angondjé, rien de plus, rien de moins. La commission 1, celle qui a travaillé sur «la réforme des institutions et la consolidation de l’Etat de droit démocratique», avait émis des recommandations.

« Et le projet de réforme constitutionnelle n’est rien d’autre que la traduction de ces recommandations faites par les représentants de l’opposition et de la majorité», a-t-il tenu à préciser. Dans ses explications, le porte-parole de la présidence de la République a invité les uns et les autres à dépassionner le débat dans l’intérêt de notre démocratie.

«Il s’agit d’un projet de loi qui, dans son examen, suivra le circuit d’adoption prévu par la Constitution avec un passage à l’Assemblée nationale et au Sénat où les représentants du peuple trancheront. S’il était adopté, le texte ferait ensuite l’objet d’un contrôle de légalité par la Cour constitutionnelle», a-t-il ajouté.

FIN/INFOSGABON/SM/2017

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