Gabon : La conservation au cœur des échanges avec le Bezos Earth Fund
Libreville, Jeudi 7 Août 2025 (Infos Gabon) – Une réunion à haute valeur écologique s’est tenue les 5 et 6 août à Libreville. Il s’agit de la rencontre annuelle des bénéficiaires du Bezos Earth Fund (BEF) pour le Bassin du Congo. Une initiative stratégique qui pourrait bien redessiner les contours de la conservation sur le continent africain.
Aux premières loges de cette réunion : Maurice Ntossui Allogo, ministre des Eaux et Forêts, et Mays Mouissi, ministre de l’Environnement, de l’Écologie et du Climat. Tous deux ont porté haut les ambitions du Gabon dans ce qui s’impose comme l’un des combats du siècle : protéger les écosystèmes pour protéger l’avenir.
“Notre forêt nous protège. Nous devons la protéger en retour.”
Dans une déclaration marquante, Maurice Ntossui Allogo a rappelé ce qui devrait être une évidence, mais qui nécessite encore d’être martelé sur toutes les scènes internationales : « Notre forêt nous protège, nous nourrit et nous soigne. Nous devons la conserver au bénéfice de nos populations et pour le bien-être de la planète. »
Cette vision est au cœur du Programme de Financement pour la Permanence (PFP) et de l’initiative “30×30”, soutenue par le BEF : protéger 30 % des terres et des océans d’ici à 2030.
Le Gabon, pionnier africain et référence mondiale
Le Gabon ne se contente pas d’adhérer à cette initiative. Il l’incarne. 22 % des terres sont déjà classées en aires protégées et 26 % des zones marines également préservées.
Des chiffres qui positionnent le pays parmi les leaders mondiaux de la conservation, et qui témoignent d’un choix politique assumé : celui de faire cohabiter développement durable et souveraineté environnementale.
Financement, équité et reconnaissance du leadership
Au-delà des ambitions écologiques, la voix de Mays Mouissi a porté un message clair sur les réalités économiques : « Le Gabon doit bénéficier de financements à la hauteur de ses résultats. Il est temps que les mécanismes de soutien reconnaissent l’avance de notre pays en matière de conservation. »
Ce plaidoyer pour une justice environnementale — où les pays vertueux ne sont plus simplement félicités mais soutenus concrètement — reflète la ligne du gouvernement actuel : joindre les actes à la parole.
Une écologie de résultats, pas d’intentions
Au-delà des discours, cette réunion BEF à Libreville aura surtout été un moment de calibration stratégique pour les années à venir. Car si le monde se fixe des objectifs ambitieux, il lui faut des territoires pilotes — comme le Gabon — pour prouver que ces objectifs sont atteignables.
Et surtout, pour montrer que préserver la nature, loin d’être un luxe, est devenu une exigence politique, sociale et économique.
FIN/INFOSGABON/SO/2025
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