Politique

Gabon : Le débat définitivement clos sur les élections anticipées de 2009

Libreville 4 Janvier 2013 (Infos Gabon) – L’Ambassadeur des Etats-Unis au Gabon, Eric D. Benjaminson, dans l’interview accordée à Gabonreview.com, s’est prononcé sur les élections présidentielles anticipées de 2009 au Gabon. D’après les télégrammes de WikiLeaks, l’élection présidentielle gabonaise en 2009 ne s’était pas bien passé et le gouvernement américain n’a toujours pas félicité ou reconnu les nouvelles autorités du pays.

« Tout d’abord, je n’étais pas là en 2009, je suis arrivée en 2010. J’ai lu tous les messages. En 2009, on avait de profondes interrogations sur le déroulement de ces élections. C’était partagé par nos partenaires européens, mais aussi d’autres pays africains qui posaient des questions sur le déroulement de ces élections. On a reconnu monsieur le Président Ali Bongo en 2009 et aussi pendant les actions de l’Union nationale au Pnud en 2011. Cette fois, c’était moi qui l’ai fait en 2011. Pour ce qui est de la question des félicitations, franchement, je ne sais pas si on les a faites en 2009. On a remarqué à cette époque qu’il y avait des problèmes avec les élections, particulièrement à Port-Gentil. Mais ces problèmes ne sont pas seulement du côté gouvernemental. Il y avait des problèmes avec les listes électorales de l’opposition, des lacunes et des faux dans le comptage des électeurs de tous les partis », a déclaré Eric D. Benjaminson.

Et de poursuivre : « Il y a eu une déclaration à Washington avant mon arrivée et dans les autres capitales européennes indiquant que l’élection n’était pas parfaite. Il y avait des troubles, mais le pourcentage pour les trois premiers partis était adéquat, ça reflétait le vote. C’était la position officielle de mon gouvernement vers la fin 2009 après la période où madame Rogombé était présidente temporaire, après que toutes les questions constitutionnelles aient été abordées. La balance était là et les chiffres exacts étaient soupçonnables. C’est notre position jusqu’à maintenant. Il faut souligner qu’il faut avoir plus d’ouverture vers l’opposition et il faut avoir une opposition. Et la responsabilité dans tout ça est partagée entre le pouvoir et les partis de l’opposition ».

Commentaires

L’ambassadeur des USA répond très clairement à cette question qui concerne la reconnaissance de l’élection du président Ali Bongo lorsqu’il précise que « les USA on reconnu le président Ali Bongo en 2009 et aussi pendant les actions de l’Union Nationale au PNUD en 2011 ». Pour les félicitations, le diplomate qui n’était pas encore en fonction à l’époque, dit qu’il ne sait pas si ses prédécesseurs les ont faites en 2009.

Néanmoins, l’Ambassadeur relève qu’à cause  « des lacunes et problèmes constatés dans le processus électoral, il y a eu une déclaration à Washington et dans des capitales européennes indiquant que l’élection n’était pas parfaite. Il y avait des troubles, mais le pourcentage pour les trois premiers partis était adéquat, ça reflétait le vote ».

Ces derniers propos de l’Ambassadeur veulent simplement dire que des problèmes sont survenus lors de l’élection, mais qu’en fin de compte, les suffrages reflètent néanmoins la vérité du vote.

Au total, cette impression du journaliste selon laquelle  l’élection du président ALI n’aurait toujours pas été reconnue par le gouvernement américain est complètement démentie par l’Ambassadeur des USA qui est le représentant local du gouvernement américain ; de plus, les divers succès de la diplomatie gabonaise au siège des Nation Unies à New York sont autant de reconnaissances multiformes du gouvernement du Président Ali Bongo Ondimba par les USA pays d’accueil de l’Organisation des Nation Unies (ONU).

Au regard de ce qui précède, vu les réactions des observateurs de la scène politique nationale, à l’analyse des avancées sur le terrain, on peut conclure que le débat est définitivement clos sur les élections présidentielles anticipées de 2009 au Gabon.

Tenue le 30 août 2009, l’élection présidentielle anticipée au Gabon fait suite à la mort du président en exercice, Omar Bongo, le 8 juin 2009. La constitution du pays dispose que l’élection doit avoir lieu sous 30 à 45 jours, mais la Cour constitutionnelle a accepté un délai, compte tenu des circonstances.

C’est Ali Bongo, fils du défunt président et candidat du Parti démocratique gabonais, qui est élu président de la République gabonaise avec 41,73 % des voix, devant Pierre Mamboundou (2ème, 25,88 %, décédé) et André Mba Obame (3ème , 25,22 %).

FIN/INFOSGABON/PK/MM/2013

© Copyright Infos Gabon

Related Posts

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *